CLASSIFICATION
Nous avons vu que les délits privés pouvaient se ranger sous quatre chefs: délits contre hpersonne, — contre la propriété, —contre la réputation, — contre la condition *.
La même division s'applique aux peines. On ne peut punir un individu qu'en l'affectant dans sa personne ou dans sa propriété, dans sa réputation ou dans sa condition .
Ce qui rend ces deux classifications symétriques, c'est que les peines et les délits sont également des maux infligés par l'agence libre des hommes. Autant de points où nous sommes vulnérables par la math d'un délinquant , autant de points où le délinquant lui-même est vulnérable par le glaive de la loi. La différence entre les peines et les délits n'est donc pas dans leur nature, qui est ou qui peut être la même : la différence est dans la légitimité des unes , et l'illégitimité des autres : les délits sont défendus parla loi, les peines sont l'oeuvre de la loi. Quant a leurs effets , ils sont diamétralement opposés. Le délit produit un mal du premier ordre, et un mal du second ordre * : il inflige une souffrance à un individu qui n'a pu l'éviter, et il répand une alarme plus ou moins générale. La peine produit un mal du premier ordre , et un bien du second ordre : elle inflige une souffrance à un individu qui l'a encourue volontairement ; et dans ses effets secondaires, elle se change tout en bien , elle intimide les hommes dangereux , elle rassure les innocents , elle est l'unique sauvegarde de la société.
Les peines qui affectent immédiatement la personne , dans ses facultés actives ou passives , constituent la classe des peines corporelles; elles se divisent en plusieurs genres :
1° Peines simplement afflictives;
2° Peines afflictives complexes ;
3° Peines restrictives :
4° Peines actives ou laborieuses ;
8° Peines capitales.
Les peines qui affectent la propriété, la réputation ou la condition , ont en commun de priver l'individu de quelque avantage dont il jouissait auparavant : ce sont des peines privatives, des pertes,
prend sa source dans le premier, el qui se répand sur la communauté entière ; c'est un sentiment d'alarme, résultant du danger de souffrir le même mal. Il constitue le mal du second ordre.
Voilà l'idée générale : pour les dévelqppfhîents, je renvoi* au chapitre indiqué. r» /j^y <^