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quer de nouvelles d'.Mi'i-e. Celle dernière prière faite, le sénéchal el son fils niiiiièrent l'hciireux époux d'.\niia. et descendirent dans les cours, ou leurs chevaiu les alleiidaieiil. (luand ils passèrent devant Robert, qui était placé au bas de l'escalier, le vieux serviteur des Morvau s'iiieliiia eu rileiice; cl. après avoir jeté autour de lui un regard de défiance, il s'c inpara des mains du sénéchal et de d'Olbrense, les porta à ses lèvres, el y dc'pnsa même une larme. — Drave homme, dil le si'néi'hal allciulri |);ir 1 aclioii <lii bon inlendanl, puisses-tu vivre longtemps el benreu\ dans la demeure de mes pères ! — 0 monseigneiir ! répondit Robert, si tcHe est votre volonté, que le ciel l'accomplisse : cependant j'ose assurer monsieur le baron que si je n'avais pas quelque espérance de voir le calme renaître dans ce château je fornuTais des vœux contraires à ceux qn'il a la bonté de faire pour luoi. Oui, monseigneur, j'aurai trop vécu du moment que mes l)auvres yeux V( rroiit le mallieurd'uu Morvan... Courage, mon jeune
maî+re, àjouia-i-il en s'adressanl à Adolphe; il y a une providence dans le ciel pour tous les hommes, et il y en a de plus une pour vous seul sur la terre.
Eu achevant ces mots, Robert s'éloigna aussi rapidement que pouvait le permettre la dignité de la charge dont il était revêiu.
— Mon père , dit Adolphe, avez-vons entendu les paroles du vieux Robert? — Oin, mon ami... — Ne trouvez-vous pas qu'il y a dans tout ce qu'il a dit ime sagesse vraiment étonnante?... — Jeime fou, reprit le sénéihal en montant à cheval, les passions, si je n'y prenais garde, t'enli'.iîneraieiil atissi vi'e (piu nos coursiers... Adieu, tours de Birague, ajouta-i-il en élevant la voix ; vous ne reverrez jamais le sénéchal de Bourgogne dans vos murs tant qu'ils seront souillés par la présence de celte Mathilde... — Fasse que le vent cmporie ce serment ! dit d'Olbrcufc tout bas, et fasse qu'Alo'ise m'aime toujours ! ajouta-t-il encore plus bas. •
Pressant alors son coursier, il se mit sur les traces de son père et perdit bicnlôl de vue les masses romantiques de Birague...
Le capitaine avait Jiien quitté le château de son gendre , mais non les environs. Il aperçut le sénéchal, d'Olbrense et leur suite traverser la campagne an grand galop de leurs mftninres. — Ah (;à! de Vieille-Roche, atleutioii !... — Attention, mon ami! — Veux-tu me servir? — Oui, mon aun. — Mais tu ne connais pas mes projets? — C'est égal, mon ami, je les approuve. — Apprenus donc que je veux tenir le château di' Rirague étroitement bloqué. — Ah! ah! mon ami! bloqué! — On nous a chassés du dedans; eh bien! investissons les dehors. — Oh ! oh ! les dehors !... — Pour cela, campons ici jusqu'à ce que Villani tombe dans nos mains, et soit ('arillé de manière à perdre le goiH du mariage. — Eh ! eh ! le goilt du mariage!... Mais, mon cher Chanclos, je pense à une chose importante. Tu sais par expérience, elje le l'ai même prouvé tout à 1 heure au siège de rappartement du marquis, on ne prend point une place sans munitions de bouche. — Je t'entends... Du pain, des jambons et deux cents bouteilles de vin seront mis à la disposition de l'armée assiégeante. — Deux cents bouteilles! ce n'est guère!... N'importe;
;ii.int les noms les plus iloui.
l'iii':ritiêre de birague.
il n'ost aucune privaiion que je ne consente à m'iniposor pour le I rendre service... Elablissons donc notre quartier général dans le premier cabaret; et vienne 1 fiiiicmi quand il vmidra, je I aitetids de pied ferme. — De pied ferme! cela est in)|i(irlaMt, de Vieille-lloehe. — Sois tranquille; il n'y a que deux cents bouteilles.