CHAPITRE XXIII
Pour connaître un morlcl, il Taut le voir font nu.
VoiTAIBE, Educition d'un prince.
Pendant qu'à Biraguc tout était dans cette confusion, l'oflieierd'or donnance d'Denri IV et le sire de Vieille-Roche, son digne ami, parcouraient toutes leurs lignes de circonvallation, pour examiner de pies rttie nouvelle manœuvre des assiégés. Les deux capitaines avaient un prisonnier de guerre : c'était le messager chargé par le marquis d'apporter à Biragiie les présents somptueux qu'il commanda pour sa riche prétendue. Ce prisonnier fut remis es mains du cabarclic'r Jean. Par humanité. Ir sire de Vii'ille-Roche l'avait écroué à la cave.
Ce digne gentilhomme revint au grand galop pour tenir conseil de euerre sur la prise el Tes manœuvres à opposer à celles de l'ennemi. - Ouvrons la séance, dit Chanelos en se rafferniissanisurla selle de Henri, et mettant entre lui et la tète du noble auimal la corbeille de mariage : Vieille-Roche, ou\Tons la séance ! — |Si nous ouvrions
plutôt le carton?... — Sagement pensé. Le sire de Chanelos Ot sauter les ferrures, et déploya cinq ou six robes magnifiques, des voiles, des dentelles, force bijoux, des éventails, des gants parfumés, et un habillement complet pour un homme : il était d'une magnificence rare. — Je crois, dit l'honnête capitaine, que nous pourrions nous appliquer la prise, i" comme indemnité de nos fatigues; 2° comme mutile au marquis, puisque nous le tuerons ; 5° comme prix de la nourriture du prisonnier de guerre; 4'... 5°... continua Vieille-Roche. — Assez, reprit Chanelos; trois raisons suffisent, et comme je me deCe des gauts, nous les brûlerons ; quant à l'habit, prends-le, de Vieille-Hoche; prends, mon ami ; si tu as quelque fête, quelque gala, il te fera passer pour un duc... Vovons, quel est ton avis? — Mon avis!... ton avis est mon avi-... voilà mon avis. — Adopté, dit Chanelos.
En ce moment, ils aperçurent un cavalier s'échappsni de Birague ;
le coursier, galopant à toutes brides, semblait voler. — Attention, Vieille-Roche ! — Attention ! Ils se mirent en devoir de lui barrer le passage; mais à peine l'oflicler de Chanelos fut il au milieu de l'avenue avec son lienriette hors du fourreau, qu'il s'écria, en voyant flotter les plumes blanches et un cordon bleu : — Laisser passer I... c'est... — Laissez passer!... répéta le sire do Vieille-lioche, sans seulement lever les yeux de dessus l'habit qu'il tenait, en s'ext.isiant sur sa beauté. — Par l'aigle du Béaru, mou invincible maître, dit Chanelos, il a de bons chevaux, notre féal... Eh! mon ami, votre manteau rouge!... il est tombé!... Bah! il court toujours... on dirait que le diable l'emporte. Vcntre-saint-gris! s'écria-l-il de nouveau en ramassant le manteau avec la pointe de son épée, il est de velours doublé de satin el brodé d'or; il vaut au moins une année du revenu de Chanelos!... Vieille-Roche n'entendait rien, toul l'habit qu'il examinait avait fait impression sur lui. Comme le brave de Chanelos suivait de Pœil l'inconnu, qu'il vit prendre le chemin d'Autun, un autre ~^ v*^ cavalier, accourant avec
la même promptitude,
^ 6'avançait, rapide com-
^ ~- me l'éclair , dans la
^'te ^,\-4t^ 1 X longue et majestueuse
X <V^ "^ "^ -i. avenue du cliAteau.
— Attention, de Vieille- Roche ! laisse là toa habit. — Le laisser !...
point du tout, il m'ira comme un gant. Le digne capitaine reconnut bicniôt lefougueiix chevalier d'Olbi'euse; son cheval était couvert de sueur, et le mors plein d'écume. Le jeune homme, tout en desordre, avait ses bottes crottées par une multitude d'éclaboussures, et sa ligure pâle annonçait la fatigue. — Capitaine!... capitaine !... criatil du plus loin qu'il l'aperçut, Aloîse est-elle mariée'.'... — Oui!...
la place est bloquée, répondit le capitaine, qui n'entendit pas.
D'Olbreusc , trompé parla consonnance, enfonça de rage ses éperons dans le ventre de son cheval, el en une minute fui auprès du général en chef de l'armée assiégeante.— L'infidèle !... la perfide!...
me trahir !... il mourra, le vil insecte!...
Hors d'haleine, le jeune homme, pleurant de fureur, el presque étouffé par ses sanglots , ne pouvait rien dire de plus. — Voilà les femmes!... bégaya Vieille- Roche ; le vin ne trompe jamais... Quand sa couleur ne ment pas, on est sûr au moins de ce que l'on boit. — Qu'y a-t-il donc? demanda Chanelos. — Il y a que je veux me venger avant ce soir, tuer Villani, l'écraser, n'importe comment!... — Cela se fera, petit chevalier!...— El Aloîse? — Tu l'auras!... — Oui, déshonorée, dit le lieutenant des gardes avec le sourd accent du désespoir. — Mon ami, reprit Vieille-Roche, je ne crois pas que le vin perde de sa bonté pour être bu par deux !... — Tais-toi, de Vieille-Roche : respect au malheur!... — Et au vin!
Le chevalier était immobile, et son cheval seul grattait la terre avec son pied, comme s'il partageait l'indignation de son maître. — Mais, dit Chanelos, les cloches n'ont pas sonné longtemps, et je viens de voir passer un homme qui n'aura pas dû souffrir ce mariage, s'il a eu dans la tête de l'empêcher; et, venlre-saiut-gris! je ne sais; les manœuvres qui viennent d'avoir lieu me donnent maintenant de j'espoir.. J'ai aimé, chevalier, et quoique mon amour n'ait durù que
Elle s'assit sur la ir.irgcllf de la citerne. — page 45,
LHÉRITIlsRE DE RIRAGUE.
trois jours et doux nuits cotijcrutif:;. je cnnunis retie ngi -hV.. Or diinr il f;iiit éol.iiixir co iiiystori^. n alli-r au rlini.aii. — Oui. — Voir l;« iii;iiiro>ïe? — Pour rarcablor île «létîain* 1... — T'iNpliquer? — l.iii reprocluTsa p.rtiaic !... — M<>n>i<iir h- clunalier, e'e;i ma polit,- lillf. — Elle me trompe !... — Crovoz liicn quelle n'est pa'^ pcrlid.>. j.- sui> son cvani. oui. moiliUni !... Aller dune, jeune lêle. allez lui érrire pour dèiuaiidi-r un r.Mulez-viui* ce soir, avant... lu ni'enteii;l>r.. —Avant... >ou> euUMuicz .' n-pril Vi.'ille-llceli:'. — Ali, eapii .iiie!... — i:ii bien ! fou. ne m éirangle pas enui'embiMssaul. et eiiurs au iiiiarlier ■;énéral. chez niailre Jean, lu irouvoras loul ce •lii il faut p'iur priltumer li... Le jeune bommi» y courut. — Vieille- U irlie, continua le capitaine; ali çà, mon ami, lu dois savoir ion babil parco'ur d;>puis que lu le tiens... allons, quiiie-le. et écoute. — Je. oute. — N a<-tu pas trop bu ? — Six bouteilles ïeulemeni. et il le f.illail. d'Iiounenr. pour fiire un compte mnd. — (,ine reste-l-il? ||j,.,i. — Pou. mou ami. Il f ml s'inlnuloire elo-z les as^icg^^s pour porter une leitre à ma pe'i'e-lille; et de la prml'iice! situ ciais reconnu tu courrais de irr.'.nds risques comme capitaine de l'armée as^iégean'e'... t:ouvre-l"oi de ce manteau, et prends garde qu'on ne l'api-reciive .. car lu vas passer pour in(ui ami l'ours... c"''^l un secret d'i.iat: ei le eardiual-uiinis'.re... Je ne peux pas t'en dire plus .. nuis jure-uioi qr.e lu ne parleras à personne... — Mon ami, sois Iniiiquille; je ne parlerai ni ne me découvrirai.,, je le jure parles vicnes de la Rourjîoiîne. Gascogne, ei lieu'i cireonvoisins!
X cet iiisiant Je jeune amaùi apporta la Icilre au valeureux de Yicille-Rocbe. qui descendit de cheval, endossa Is manteau, et fut cseiirlc jUMpi'au fossé qui borilait le parc. 11 sauta bravement dans les fi'riiticaiions ennemies : qMin'1 il y fut : — Mon ami de ChanclosI s'écrial-il avi ceffi oi. — Qr.'as-lu 1 — J'oublie le principal. — Qu'estce?... — l'ne b lutiille, num ami: je ireniiepreiids rien sans cela.
Le jrUMo lieuienaui. impaiii'ni de voir le buveur entrer dans le pa-c, îî.ilopa jusque chez iiiaiire Jean, et rapporta une grosse bouii'ille (i • piè- que l'oa descendit avec les coides du cailou de Vlllani. De V.cilli'-lloclie. satisfait, riuionia pénibL meut; et après maints b iqui-l- les speelateurs d- ci'lle escalade le virent gagner un massif tres-tidif.n, aulour duquel, par bonheur, les sentinelles p'isées par le ciinii- retrouvaient ii.T ires-ceariées. — Les croi-H'urs reiouriièrenl à leur po>le. et le malin sire de Vieille-Roche se glissa comme une • ouleuvre de buisson en boi-son. d'arbre en arbre, jusqu'il ce qu'il Irti en f ice du château. Silrs que l'homme terrible à la recliercbe duquel iU s'acharnaient ne pouvait pas être dans le corps de b.gis que l'on nommail l'aile (Cardinale, parce que c'était le célèbre cardinal de Birague qui l'avait embellie, Maihilde et 1' comte, se liant sur la vigilance des piqueurs qu'ils plaecreni devant la façade des jardins! avaient délaissé cette parité du château qui coiitenaii les apparlenieuts actuelleineni habiles, le salon, la salle des ancètn.'s, etc. Alors le sire de Vieille-Roche, à force de manœuvres savantes, ciait parvenu jusqu'à la salle des ancêtres. Il monta rapidement le grand escalier en effleurant de son m.tnieau le d:is d'une sentinelle qui regardait dans les cours, et il arriva sain et sauf a l'appartement d la jeune amante du clievaLer sans avoir renconlrc personne.
Nous avons remarque q' • l'honnèle acolyte du capitaine élail fort pour la décence : il frappa d me deux énormes coups avec la poignée de sa rapière a la porte de l'bcritière d' Birague. Marie vint ouvrir. En envisageant ce manieau rouge, sigualé comme l'indice d'un brigand et de l'ennemi de monseigneur, elle frémit, et trembla de loii^ ses membres ; mais elle ne trembla pas assez pour ne pas crier, et fermer la porte très-brusquement au nez de Vieille-Roche, qui, fort heureusement, avait le nez un peu camus, car sans cela il eu serait résulté de grands malheurs. — Dans cet embarras. Vieille-Roche se livra d abord sans parler a des conjectures irés-originalcs sur re>prit des soubrettes; puis, rassemblant toutes les forces de son intelligence, il trouva l'expédient de lancer la lettre par le jour qui e\isiaii cntie la porte et les grandes dalles de pierre de la galerie. Alors il se relira, enchan'é de lui-même, et il témoigna celte saiiNfaciinn en sifflant. Il avait promis de ne pas parler; mais il pensa que la fanfare de neori IV n'était pas com;itée coumie un discours. De concession eu concession, de Vieille-lioche crut qu'il pouvait chanter; et, en arrivant au bas de l'escalier, il but une bonne pariie de sa bouteille en frcduonuit :
Et Ion, Un, la, bavonii. cinntons:
L'heure qui suit n'est à personne.
H comptait sortir par la grande entrée du cliûtcan en pliant son Zn^ntean, et se faisant reconnaître pour |i^ noble sire de Vieille-l'oche; m:ii-, comme il finis-ait son Iredon, il reçut par dirrii;re un Coup de poign.ird adresse avec une t: lie violence, que le pauvre capucine, reovoyéâ quatre p;ts. n'aurait plus cxis'é ni joui de l'heure n li -uivait. si le coup n'iûl pnrlé d.iiis l'épaisse broderie du mant'-aii. . Comme il avait proini. d' ne rien dire, il se contenta de rendre gràee eu bii-mé.ne au lailletir qui fii bordir le manteau; et sur- |e-cliair.p, sans daigner tirer sa Insgue rapière, il asséna sa bouteille, vide alors, &ur le front de rit;diuD, en rcteuaai ua di>coui'& fort
éloquent sur les trahisons et les Italiens qui ne fiap] iiil que par (ieriière. — Si Vieille-Roelie pron,it de ne pas parler, il n'eu était pas de même du marquis; il mugit en tombant tout couvert de sang. Marie, dont les cris l'avaient aiiiré, se mil à crier de nouveau en voyant ce fatal résultat. A ces clameurs, le comie et la comtesse accoururent, suivis d'une foule de gens, et de Robert, qui pâlit en voyant le danger qui menaçait la maison des Morvan. Vieille-Roche, toujours sans prolérer nue parole, s'enveloppe de son manti>au, en mettant toutefois la broderie salutaire aux endroils les plus clairs de son pourpoint usé, cl il s'élança dans la cour, en fai-ant tournoyer sa longue épée et en regagnant l'eulrée dn elifiteau : il la vil f Tinée. Alors il rassembla ses forces, et résolut de froiier celte valeiaillc de la bonne manière. — Tuez-le. disait le comte ; que l'on s'empare de lui; je le veux à tel prix que ce soit!... Mille pistoles ù celui qui l'amènera mort ou vif. Mathieu XLVl chargea ses pistolets, cl le combat s'engagea.
Villani fiit laissé sur la place sans quel'on fil attention à son cadavre. Le lacilurne Vieille-Roclie se défendit comme un lion, et montra que les compagnons de l'ai;;!!- du Itéarn étaient dignes d'être à ses côtés. Le téméraire Robeii déployait devant le eomîe un courage admirable ; il serrait l'cnuemi de près, el lui disait :\ voix basse : —
Fui/'z à la chapelle! Arrêtez leinonslre! Allez au cinquième
pilier ! Scélér.ii ! tu périras... courage, mes enfants ! Tous frapperez la dalle noire! .Ville pistoles, deux mille si on l'arrête, el mille si on le (ne ! Elle vous emportera, et mus conduira dans un souterrain qui
donne sut ta campagne. Je le tiens, secondez-moi! Le rusé
vieillard sauta au collel de Vieille-lioche, qu'il feignit de lâcher faute de forces.
Le comte, furieux de le voir échapper à son vieux serviteur, .ijusta le compagnon de l'aigle du liéarn-, le coup rasa la plume rouge du chapeau, et l'abattit ; le second coup cassa l'épéc du soldat. .. Alors il se mil à fuir en gémissant sur gabrielle, et dans sa colère il blessa avec le tronçon le (thef des cuisines, qui le menaçait avec son tranche-lard : enfin, il gagna la chapelle, suivi d'une foule excitée par le gain que Rid)ert XIV avait aliaclié à sa prise. — Monseigneur, il est perdu, car il entre dans l'église, où il n'y a point d'issue... ou va vous l'amener!... Le comte tressaillit de joie, et il revint au perron avec Maihilde, qui semblait pensive. — En effet, en voyant le marquis de Villani dans l'immobilité de la mort, elle s'écria : — Enfin, il ne vit plus!... l'autre e?t en noire pouvoir!... nous n';tvoiis plus rien à craindre! Dieu soit loué!... Et. dans l'excès d'une joie véritable, elle embrassa son noble époux avec une volupté el une ardente tendresse disparues depuis binglenips. L'adroite comtesse cherchait sans doute à se ménager encore un heureux avenir avec son époux... — Ciel! continua-t-elle, notre fille est sauvée... Quel jour fortuné !.. Personne n'étant témoin de cette scène, le comte embrassa sa femme, dans l'ivresse où le plongeaient ces événements. — Couple perfide!... s'écria Villani en se relevant avec peioe, voil.i donc l'intérêt que vous portez à uo homme généreux, dans l'instant même où il succombait eu se dévouant pour votre cause!... Adieu!... craignez ma vengeance ! A ces mois, il se relira à son appartement en s'appuyant contre les murs, et laissant le comte et sa femme en proie à de poig::antes terreurs. Autant le passage de la tristesse à la joie fut prompt, autant le contraire fui violent, (iependani, la comtesse, impassible, se fl itta encore iniéiieurcmcntde ramener le marquis en lui donnant sa lille; de son côlé, Villani pensa que cet événement avancerait son mariage. A cet instant, on vint annoncer que l'homme au manteau rouge élail échappé sans laisser de traces, semblable à l'éclair qui fend la nue.
Le comte eut alors le plus violent accès de rage qui lui eût pris dans le cours d'une vie agitée par de semblables accès. Dans sa fureur, il saisit une des barres de .fer qui composaienl le balcon du perron; malsié la force que peut prêter le désespoir, il la trouva aussi inllexible que les anêls du destin : alors sa fu' eur se tourna contre ses gens, qu' 1 maltraita de la pensée et du gesi.î; chose que Robert vit avec plaisir el trouva digne de Mathieu le R nige, qui rudoyait toujours se^ vas-^aux. Le comte remonta tout égaré, portant à plusieurs reprises son pi-tolet à son front. Chacun, aux accents de la voix aigre de Robert, retourna en silence à ses travaux, et le conseiller des Blorvan se frotta les mains, lorsque Chrisloplie lui apprit le discours du marquis de Villani... — Nous verrons... nous verrons, murmura le vieillard; il est temps d'agir!... il faut terminer cette hésitation...
La nuit vint, et par la même brèche que Vieille-Roche avait escaladée le scrupul ux capitaine de Chandos accompagna l'amant de sa pciile-liile... Elle arriva à l'hiiure indiquée avec Marie, et Chanclos fut tém-jin de la réconciliation des deux amanls. Tout s'éclaircit : le f lugucnx jeune homme proposa à sa cousine de l'eidever, el le capitaine eut à louer sa peiiie-lille de ce qu'elle refusa; il fui un nienter plus ï ag;; qu'on ne l'aurait attendu de son caiaetire, el il (il entrevoir aux d ns. amants que leur nnion n'élait pas éloignée, pni-qu'un être aussi piii-sanl que le paraissait le iirolecleu'- d'Aloise veillait à leur (élicié. Ils se séparèrent, emportant chacun du bonheur cl de l'espoir pour longtemps ; leurs adieux émurent le liou capitaine et Marie, qui peubuil à Ciinslopbe... Le leademalD matin, Je marquis de Villani
LHÉRITIÈliE DE BIRAGUE.
ronlani (l:ins sa tête caulelciisc une foule de projets, se rendit à Autuu, pour alItT trouver maître Eerivard, le dé|iositairo de ses papiers.