DE LA SANTE
La santé suit la modération, Finsouciance et la gaîté. L'éternelle sagesse a voulu que les émotions qui troublent nos jours fussent propres à les abréger; et que celles qui les rendent heureux fussent encore celles qui les prolongent.
Cependant, si la nature pouvait être injuste, je l'aurais accusée quelquefois de punir avec trop de sévérité les erreurs de l'inexpérience. Il en est de la vie comme de tous les biens , on les dissipe tant qu'on les croit inépuisables.
J'ai vu des jeunes gens d'un bon cœur et d'un esprit aimable, emportés par la fougue de l'âge, fiers de se croire disciples d'Epicure,
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essayer de compter tous leurs instans par des plaisirs. Prodigues de la vie, ils répétaient souvent qu'ils la desiraient courte et bonne *. Jeune aussi , je trouvais séduisante cette espèce d'audace, cette insouciance absolue de l'avenir. Je les ai vus, avant trente ans, sur le lit de souffrances qu'ils ne devaient plus quitter, rappeler un reste de courage pour parler de leurs fautes, tendre à leurs amis une main défaillante, leur jeter un regard douloureux , soupirer et s'éteindre.
Aux erreurs de la jeunesse succèdent les vices de l'âge mùr. L'ambition , la cupidité , la haine usent la vie. Les orages qui bouleversent les facultés morales détruisent les forces physiques ; et toute passion vile est un poison brûlant.
Quelle autre source de maux que ces inquiétudes, ces soucis puérils qui troublent la plupai't des hommes ! De petits intérêts les oc-
* Ce mot était celui d'une des femmes les plus spirituelles de la cour du régent. L'infortunée fut servie à soidiait.
cupeiit, de vains débats les agitent ; ils veillent pour des futilités, et des chimères les désolent.
Les émotions douces entretiennent la vie, et produisent sur elle l'effet d'un souffle léger sur la flamme. Des pensées habituellement élevées, toujours sereines, et quelquefois rêveuses, donnent à l'âme la gaîté pure et vraie. Elle est parmi nous le trésor le plus rare; et je conçois ce paradoxe, que les trois quarts des hommes meurent de chagrin. *
Un médecin allemand a publié, sur l'art de prolonger la vie, un ouvrage rempli d'observations intéressantes. « Les philosophes, dit-il, « jouissent d'un doux loisir. Leurs pensées , « presque toujours étrangères aux intérêts vul- « gaires, n'ont rien de commun avec ces idées « affligeantes dont les autres hommes sont per- « pétuellement agités et rongés ; elles sont agréa- « blés par leur variété, par leur vague liberté, « et quelquefois par leur frivolité même. lls:dis-
* C'était l'opinion du médecin Elie de La Poterie, frère d'Elio de Beaumont.
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<( posent de leur temps, livrés à des travaux de « leur dîoix , à des occupations de leur goût. « Souvent, ils sont entourés de jeunes gens, « <lont la vivacité naturelle se communique, et « vient en quelque sorte les rajeunir. Toutefois « il est, par rapport à la durée de la vie, une « distinction à Élire entre les différentes espèces « de philosophie. Celles qui dirigent l'âme vers rt des contemplations sublimes, fussent -elles un « peu superstitieuses, comme celles de Pytiia- « gore et dePlaton, sont les plus salutaires. Je pia- « cerais ensuite celles dont l'étude, embrassant « la natui'e, donne des idées grandes, élevées, « sur l'infini, sur les astres, sur les merveilles de « l'univers, sur les vertus héroïques , et sur d'au- « très sujets de ce genre: telles étaient celles de « Démocrite, de Philolaits, de Xenophane, des « Stoïciens et des anciens astronomes. Je dois « citer encore celles qui, moins profondes, au « lieu d'exiger des recheixîhes difficiles, semblent « destinées seulement à plaire à l'esprit, et dont « les sectateurs , s'éloignant peu des opinions « vulgaires, se contentaient de soutenir paisiWe- L 5
« ment ie pour et le contre. Telle était la philo- « Sophie de Carnéade et des Académiciens, aux- « quels on peut joindre les grammairiens et les « rhéteurs. Mais celles qui ne roulent que sur de i< pénibles subtilités, cjui sont affirmatives, dog- « matiques, tranchantes, qui contournent tous les « faits et toutes les opinions, pour les ramener « et les ajuster à certains principes fixes, et à « certaines mesures invariables ; enfin, qui sont « épineuses et arides , étroites et contentieuses ; « celles-là sont fuiiestes, et ne peuvent qu'abré- « ger la vie de ceux qui les cultivent. De ce genre « étaient la philosophie des Péripatéticiens et « celle des Scolastiques. »*
T^es passions tumultueuses et les soucis rongeurs sont deux sources de maux que la sagesse éloigne. Une autre encore est cette faiblesse d'esprit qui rend débiles , souffrans , ceux qu'elle inquiète sur leur santé. En s'imaginant qu'on est malade, bientôt en le devient; et la persuasion qu'on ne le sera point est peut-être le plus puissant préservatif.
* De VJjt de prolonfçcr la vie , par Huffeland.
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J'ignore ou s'arrête riiifluence du moral sur le physique ; elle est évidemment prodigieuse. Un homme Ut une lettre qui lui annonce des évènemens sinistres; sa tète s'exalte, se perd, ses jouis sont en danger : nulle contagion n'a cependant atteint ce malheureux ; sa pensée a détruit ses forces en un instant. On a vu des hommes, d'un esprit faible et borné, tomber malades, parce qu'on s'était fait un jeu cruel de leur persuader qu'ils avaient les symptômes d'une maladie grave. Puisque l'imagination peut bouleverser nosforces physiques , pourquoi ne pourrait-elle dans certains cas les rétablir? Parmi des guérisons presque incroyables, que plusieurs personnes assurent avoir vues et citent comme miraculeuses, sans doute il en est de réelles, que 1 exaltation d'une faculté puissante a suffi pour produire.*
Il est facile de démontrer la possibilité de pareils prodiges. Lorsque rien ne tous distrait, dans la nuit par exemple, si vous pensez que votre enfant s'approche d'un précipice , le regarde et chancelle , un mouvement violent vous échappe. Supposons qu'un paralytique dont la mvsticité échauffe le
Je suis bien ioin de vouloir nier toutes les cures attribuées au magnétisme. Nous savons quel effet salutaire produit la vue d'un médecin en qui l'on a confiance : ses discours rassurans sont d'utiles remèdes. Si nous avions l'intime persuasion qu'il peut , par des attouchemens et des signes, dissiper notre mal, son geste aurait sur nous une influence morale et physique.Voilà le magnétisme qui fut, comme l'a dit Bailly, une véritable expérience sur le pouvoir de l'imagination. Au moment de sa plus grande vogue , tandis que les uns le regardaient comme un spécifique infaillible, et que d'autres le croyaient
cerveau, songe aux secours qu'il attend de la volonté divine; que dans un extase il voie descendre un ministre du ciel , qui l'environne de lumière; à ces mots: Lève-toi! il peut aussi tressaillir, il peut marcher.
Cet événement devrait paraître d'autant moins incroyable, que plusieurs faits attestent qu'on peut, en un instant, recouvrer des forces perdues dès long-temps , si une cause puissante vient opérer une l'évolution salutaire. Pendant le siège de Lyon, lorsque des bombes tombèrent sur l'hôpital , des paralytiques épouvantés se levèrent et s'enfuirent.
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sans effet, de bons esprits l'appréciaient avec justesse. Je citerai ce fragment du rapport des commissaires de l'Académie des sciences.
« Nous avons cherché, disent-ils, à connaître u la présence du fluide magnétique ; mais ce « fluide échappe à tous les sens. On nous a dé- « claré que son action sur les corps animés était « la seule preuve que l'on pût administrer de son « existence. Les expériences que nous avons faites « sur nous-mêmes, nous ont fait connaître que, « dès qu'on détourne son attention, il n'y a plus « aucun effet. Les épreuves faites sur les malades « nous ont appris que l'enfance, qui n'est pas « susceptible de prévention , n'éprouve rien; que « l'aliénation d'esprit s'oppose à l'action du mate gnétisme, même dans un état habituel de mo- « bilité de nerfs , où cette action devrait être « plus sensible. Les effets qu'on attribue à un « fluide que rien ne manifeste , n'ont lieu que « lorsque l'imagination est avertie, et peut être « frappée ; l'imagination semble donc en être le « principe. Il faut voir si on reproduira ces effets « par le pouvoir de l'imagination seule : nous l'a-
« vons tenté, et nous avons pleinement réussi. « Sans toucher, et sans employer aucun signe, « les sujets qui ont cru être magnétisés ont senti « de la douleur, de la chaleur, et une chaleur « très grande. Sur des sujets doués de nerfs plus « mobiles, nous avons produit des convulsions , « et ce qu'on appelle des crises. Nous avons vu « l'imagination exaltée devenue assez puissante « pour faire perdre en un instant la parole. Nous « avons en même temps prouvé la nullité du « magnétisme, en le mettant en opposition avec « l'imagination. Le magnétisme seul , employé « pendant trente minutes , n'a rien produit: et « aussitôt l'imagination mise en action a produit <( sur la même personne, avec les mêmes moyens, « dans des circonstances absolument semblables, « une convulsion très forte et très bien caracté- « risée. Enfin, pour compléter la démonstration, « pour achever le tableau des effets de l'imagi- « nation, également capable d'agiter et de calmer, K nous avons fait cesser la convulsion par le même c( charme qui l'avait produite , par le pouvoir de « l'imagination.
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« Ce que nous avons appris, ou du moins ce c( qui nous a été confirmé d'une manière dé- « monstrative et évidente par l'examen des pro- « cédés du magnétisme , c'est que l'homme peut « agir sur l'homme à tout moment , et presque à « volonté, en frappant son imagination; c'est que « les gestes et les signes les plus simples peuvent « avoir les plus puissans effets, c'est que l'action <c que l'homme a sui- l'imagination peut être ré- « ^uite en art , et conduite par une méthode sur « des sujets qui ont la foi.»*
Jamais ces vérités n'avaient acquis autant d'évidence ; mais on savait que des guérisons peuvent être produites par le seul secours de l'imagination. AmbroiseParé, Boerliaave, etbeaucoup d'autres médecins en ont cité des exemples.**
Il serait digne de l'attention des moralistes eî
* Exposé des expériences qui ont été fiâtes pouf l'exdnien du Magnétisme animal.
** Ambroise Parô procura des sueurs abondantes à un malade , en lui faisant croire qu'une drogue fort innocente qu'il lui avait donnée était un sudorifuîue violent.
des physiologistes d'examiner jusqu'à quel point on pourrait obtenir des effets salutaires en excitant l'imagination. Mais, peut-être, aurait-on bientôt à craindre un art périlleux; cette faculté mobile et vive ne selaissant jamais plus facilement émouvoir, que lorsqu'on a recours à tous les prestiges du charlatanisme et de la superstition.
Nous possédons une autre faculté, qui s'exerce sans danger, et dont la puissance est capable aussi d'opérer des prodiges. L'éducation rendant lâches la plupart des hommes , ils ignorent ce que peut une volonté forte; elle peut nous garantir de quelques maladies, et hâter la guérison de celles qui nous atteignent.
Dans les épidémies , les médecins qu'effraie le danger sont presque toujours les premiers qui succombent. I^ crainte nous plonge dans un état de faiblesse, qui nous rend plus susceptibles de recevoir les impressions funestes; tandis que la force du moral, se communiquant au physique, l'aide à repousser la contagion.
Des hommes , dont les noms paraîtraient d'un grand poids, si j'osais les citer, attribuent leurs
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guérisons, dans des maladies désespérées , au courage qui leur restait encore, aux efforts qu'ils ont faits pour retenir un souffle prêt à leur échapper, et pour se rattacher en quelque sorte à la vie.*
Pechlin, Barthès** pensent que l'extrême desir de revoir une personne aimée peut retarder la mort. Cette idée est ravissante pour moi ! Je sens avec quelle ardeur on peut souhaiter de vivre encore un jour, une heure, pour revoir un être chéri. La flamme de l'amour vient alimenter celle de la vie, la remplacer pour ainsi dire; le dernier vœu se réalise, et le plaisir consume une existence qui n'était prolongée que pour lui.
Ai-je besoin de dire qu'une volonté forte de guérir n'a point de rapport avec ce désir craintif que la plupart des malades éprouvent ? Produit par la faiblesse, il accroît l'inquiétude, ag-
* Un d'eux disait plaisamment : Je serais mort tout comme un autre , si je l'avais voulu.
** Voyez Nouveaux Eléinens de la science de l'homme.
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grave le danger; et l'indifférence lui serait préférable.
Certes , vous ne parviendrez pas plus à donner une volonté forte aux hommes qui vous entourent, que vous ne réussirez à rendre leurs opinions sages ou leurs mœurs sévères : mais, si l'éducation nous pénétrait des avantages de la force d'âme, si dès l'enfance nous étions convaincus de son pouvoir, une volonté forte de guérir se confondrait avec le désir de vivre.*
La médecine est encore si conjecturale que la plus salutaire est, à mes yeux, celle qui ne contrarie pas physiquement la nature, et qui la seconde par des moyens moraux. Peut - être même serait-il à désirer qu'on n'eût point l'ambition d'obtenir un jour des succès plus complets. Je veux croire que la médecine sera, dans quel-
* Mais, dit-on, il est un instant où la volonté succombe. Eh î pensiez-vous que je venais enseigner à ne pas mourir? Tel secours n'est pas d'une utilité absolue , donc il est inutile ; tel principe est impraticable dans telle circonstance , donc ses avantages sont illusoires : je ne puis trouver très concluante cotte manière d'argumenter.
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ques siècles, illustrée par d'étoniians piogi-ès : mais, combien il faudra d'expériences! et, pauvres humains, qui fera les frais de ces expériences?
Indocile à l'opinion générale, j'estime beaucoup les médecins et fort peu la médecine. Le corps des médecins est celui où l'on trouve le plus d'hommes d'un esprit solide, d'une érudition variée; et, quoi qu'en disent les mauvais plaisans , de vj-ais amis de l'humanité. Mais on fait d'admirables raisonnemens sur les progrès futurs de leur science, et je vois qu'elle varie perpétuellement de principes, sans jamais changer de résultat. Le système de Boerhaave est aujourd'hui rejeté : pense-t-on que, dans la pratique, ce docteur était plus malheureux que ne le sont nos professeurs ? Parmi les médecins qu'on peut actuellement consulter à Paris, il en est un qui purge à fortes doses , un autre qui s'obstine à saigner largement , un troisième qui dit : Il faut attendre. Chacun d'eux doit trouver effrayans les systèmes de ses confrères; et je ne crois pas cependant qu'à la fin do l'année , un
d'eux ait à se faire plus de reproches que les autres.*
Alors même que l'agitation et la crainte n'auraient pas le funeste effet de nous rendre plus accessibles aux maladies, encore faudrait-il les bannir : la peur nous fait anticiper sur l'agonie. S'il pouvait exister une cause raisonnable d'inquiétudes continuelles , ce serait sans doute une frêle constitution : mais combien d'hommes d'une
* Les faits de ce genre doivent disposer beaucoup de personnes à penser qu'il serait au moins aussi prudent de se confier à la nature qu'à la médecine. Mais les médecins apportent un remède efficace , l'espérance ; ce n'est pas le physique , c'est le moral qui a besoin de leur secours. Aussi leurs plus gais antagonistes changent-ils presque tous de résolution, dès qu'ils éprouvent quelques douleurs; semblables^ ces enfans qui le jour sont de petits héros, et que leur courage abandonne aussitôt qu'il fait nuit.
On voit , cependant , cpielques incrédules en médecine rester fidèles à leurs principes. L'ancien acteur Caillot a essuyé plusieurs maladies graves, sans jamais vouloir appeler de médecin ; et Ton est forcé d'avouer qu'à soixantedouze ou quinze ans , il conserve la santé et l'amabilité de la jeunesse.
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laible santé, survivent à ceux dont le tempérament était le plus robuste? Les calculs sur la durée de la vie sont tellement incertains, que nous pouvons toujours les faire en notre faveur.
Pour celui qui cultive une douce philosophie , la vieillesse même n'est point un sujet d'alarmes. Tous les hommes sont à peu près du même âge ; à quatre-vingts ans, on est aussi sûr qu'à seize ans de voir encore le lendemain.
En général, on n'a point pour ceux qui souffrent , les soins que devrait inspirer leur état. On les aborde avec une figure triste, on est plus empressé de leur montrer qu'on s'afflige que de chercher à les distraire : aux questions multipliées qu'on leur fait sur leur santé, il semble qu'on ait peur de leur laisser oublier qu'ils sont malades.
De tous les sujets de conversation, mes douleurs sont le moins intéressant qu'on puisse trouver pour moi. Je ne veux pas que les personnes qui m'entourent s'occupent des apprêts de mon deuil, ni qu'en me parlant elles aient l'air de me demander l'heure de mon enterrement.
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Éloignons les soins importuns, pour vivre en paix et pour mourirtranquilles.il faut réunir ses amis , tromper la douleur qui est en soi, par les plaisirs dont on s'environne. Si l'on ressent des souffrances aiguës, il faut rassembler ses forces, rester seul; on guérit ou Ton meurt, et toujours la plainte est inutile.
En nous armant de courage pour supporter nos maux , conservons notre sensibilité pour les douleurs des autres. C'est parmi les malades que se trouvent les infortunés les plus dignes d'inspirer la pitié. Il en est dont l'unique perspective est la mort , précédée de tortures cruelles ; et qui souffrent moins encore pour eux que pour une famille en pleurs, qu'ils vont laisser sans appui. Ah ! pendant le peu de jours qui leur restent à passer sin- la terre, combien ne doit-on pas s'empresser d'apaiser leurs douleurs, de calmer leurs alarmes , de ranimer leurs faibles espérances? Béni soit l'être bienfaisant qui rappelle encore une fois le sourire sur des lèvres mourantes !
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