‹ Œuvres de l'abbé Fleury (volume 2)Chapitre 122 sur 131 · I. wx · texte numérisé non relu

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monde jusqu'à ce dernier siècle. Ou dkiatt à neuf ou dk heures du uialio, comme font «ncoce les ouvriers, ou mènw plus tiôt , et o« soupaii à si& heures d« soir ^. Les ordonnances de police pour le couvpe-feu, et pour le temps oà il est permis de travailler aux forges, œonlrent que foi comptiût le repos de la nuit depuis huit heures du «oir iusqua quatre heures du matin, qui «si la règle la plus égale pour prendre justement le mittou de la 4iuit , et le fierdrc du jcmr que le moias qu -il est possible.

Le dortoir sans distinction de cellitle, comme il est mat' que dans la règle de saiqt Qesoit, moofae jDîeiix la vie coniruuoe : c'est proprcDaent vh'fe eoseaible ^ue coudior en inèine chambre et manger en mèflue salle; la pauvreté y paraît plus, et la v<»rtu y est plus e« sûreté ; car il est facile au supérieur d'olbserver d'un coup 4 œil s'il ne se passe rien contre la modestie, puisque la règle vent que Je dortoir soit toujours édlairé et que les lits saiesït à èicouvert, ne consistant qu'en des paillasses et des couver^ tures. On a gardé cette pratique dans les hôpitaux. Les celles ou cellules chez les premiers moines habitants des déserts étaient autant de cabanes ou petites maisons séparées, comme celles des camaldules. Quelquefois deux oh trois moines y logeaient ensemble, id'où vient que l'on a longtemps nommé celles les m(»ndres monastères que nous appelons prieurés. On les nommailt aussi eoses, et l'un et Tautre nom semblent venir des If^amenls des esclaves, car les moines ont gardé ce qui convenait aux gens tes plus pauvres et les plus méprisés.

En&n je m'imagine trouver encore dans les monastères des vestiges de la disposition ctes maisons antiques romainés, telles qu'elles soot décrites dans Vitruve et dans Pal- ,ladio. X^'église, que l'on trouve toujours la première, afin que rentrée en soit Uhre :aux séculiers, semble tenir lieu

> Philip. Com. II, 3, 13.

d&eMtoprefiàièfd salle que les Romains appelMiiiaHi*MM»« De. là OB passait dans uae cour envyroanée de galeries couTefies, à qui ron donaait d ordinaire le nom greo de pémstyle; et c'est Jusiement le cloiU^e où l'on entre de Té^ glise et'^'où Ton entre dans les autres pièces, eomme k chapitre qui e&t Veœedra des aaeieas, le réfëetoire qmi €Bt WUricMnium; et le jardin est ordinairement derrière tout le reste, comme il était aux maisons antiques.

Quoi qu'il en soit, il est certain que les saints qui ont donné des règles aux moiae& ii*ont point cherché à introduire des nouveautés, ni à se distinguer par une vie singulière. Ce qui fait paraître aujourd'hui les moines si extraordisaires est le chanigeflQeBtqui est arrivé dans les mœurs des autres hommes, comme les. édifices les plus anciens, sont devenus singuliers j pareeque ce sont les seuls qvù aient résisté à une longue suite de siècles. El comoie les plus savants arcbilecte& étudient avec soin ce qui reste des bâ*timents antiques, sachant que leur art ne s'est relevé dans les derniers tenij^s que sur ces excellents modèles, ainsi les chrétiens doivent observer exaetement ce qui se prar tique dans les monastères les plus réguliers, pour voir des exemples vivants die la. morale ehrétienne. Je sais qu'U se trouve peu de ces édifices matériels ou spirituels que le temps ait entièrement épar^és, et que de plusieurs il ne peste que (tes- ruines défigurées* Cependant, à forée d^étudier ces ruines, de rechercher ^tiéqu'aux moindres fragiBl9nA»deees> précieuses antiquité» et les comparer avec ce qui se trouve écrit dane les livres, on vient à connaître lea proportions des ouvrages entiers et à; pénétrer le véritable sens des livres. Ainsi on profitera beaucousp de la recherche des pratiques monastiques, si l'on y joint Tétudedes règjes, des canons,, de TÉvangile, et deS' vies- des saints^ de tou.s^les temps. Avouons cependant que les monastères sont aie» trésors de toutes sortes, d'antiquités. C'est là que se sent

trouvés la plupart de ces anciens maDuscriU dont on s'est servi pour rétablir les bonnes lettres; c'est là que se sont trouvés les ouvrages des Pères et les canons des conciles. On découvre tous les jours, dans les usages écrits des anciens monastères, des antiquités ecclésiastiques très curieuses ; enfin la pratique la plus pure de TÉvangile s'y est conservée, tandis qu elle a été se corrompant de plus en plus dans le siècle.

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