‹ Œuvres de l'abbé Fleury (volume 2)Chapitre 4 sur 131 · OpuBCalea de Flenrjr, t. t, p · texte numérisé non relu

OpuBCalea de Flenrjr, t. t, p

mais ces enfants deviendront hommes, et alors s'ils reconnaissent qu'on les a trompés sur un seul point, ils rejetteront tous les autres, et la vérité môme leur semblera une erreur. Ainsi pour les avoir voulu trop crédules, vous les aurez jetés dans l'incrédulité *.

Après le Grcmd Catéchisme historique Fleury écrivit la vie de la mère d'Arbouze, abbesse et réformatrice de l'abbaye royale du Valde-Grace. Ce livre, destiné à l'instruction des religieuses, est un tableau fidèle des vertus monastiques et de la sainteté de l'obéissance. C'est au moins le témoignage qu'en rendait Bossuet en l'envoyant aux religieuses de Coulommiers , a comme l'œuvre d'un saint prêtre, écrite avec soin et sur de bons mémoires. »

Un peu avant cette époque, Fleury se rencontra chez l'évéque de Meaux avec le jeune Salignac de Fénelon , déjà célèbre à la cour par son éloquence. Le marquis de Fénelon, son oncle, homme d'une rare vertu ^, l'avait présenté à Bossuet, qui l'accueillit d'abord avec bienveillance, comme le neveu de son meilleur ami, et qui plus tard, lorsque cet ami fut mort, vint pleurer avec le jeune homme, l'associa aux travaux de son ministère, et sembla vouloir lui tenir lieu du sage protecteur qu'il venait de perdre.

Ainsi l'âme de Fénelon, déjà subjuguée par l'admiration, le fut encore par la reconnaissance. Entraîné par le génie de cet homme qui voyait de haut et d'ensemble , il honorait en lui la simplicité des mœurs, la pureté de la vie, et je ne sais quel air de grandeur et de bonté paternelle qui rayonnait de ses cheveux blancs et de son front inspiré. Et cependant Fénelon fut heureux de trouver auprès de cette ame brûlante une ame plus douce, et faite pour reposer et comprendre la sienne. Tel était l'abbé Fleury. Féuelon l'aima pour sa vertu, comme il aimait Bossuet pour son génie. Etj)uis il y avait entre eux harmonie d'études, de principes et de penchants ;

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