XXII. Administration de la justice. Porte
La justice était administrée par deux sortes d^officiers, « sophetim et soterim , » établis en chaque ville par I*ordre que Moise en avait donné de la part de Dieu ^ Il est certain que le mot de sophetim signifie des juges : pour soterim, il est diversement traduit dans la Vulgate; mais la tradition des Juifs l'explique des ministres de justice, comme les huissiers, les sergents, les archers et les autres exécuteurs^. Ces charges étaient données à des lévites, et il y en avait jusqu'à six mille du temps de David. Ce furent ces juges que Josaphat rétablit dans chaque ville, et à qui il donna de si belles instructions ^ L'Écriture ajoute qu'il établit à Jérusalem une compagnie de lévites, de prêtres et de chefs de famille pour juger les grandes causes. C'est le conseil des soixante et dix anciens érigé dès le temps de Moïse ^, où présidait le souverain pontife, et où l'on portait toutes les questions qui étaient trop difficiles pour être terminées par les juges des moindres villes. La tradition des Juifs ^ est que ces juges des villes particulières étaient au nombre de vingt-trois ; qu'ils devaient tous être assemblés pour les jugements de mort, et que trois suffisaient pour les causes pécuniaires et les affaires de moindre conséquence ; le principal juge était le roi, suivant cette parole du peuple à Samuel : a Donneznous un roi pour nous juger ^. »
Le lieu où ces juges tenaient leur audience était la porte de la ville ; car comme les Israélites étaient tous des laboureurs qui sortaient le matin pour aller à leur travail et ne rentraient que le soir, la porte de la ville était le lieu où ils se rencontraient le plus. Et il ne faut pas s'étonner qu'ils travaillassent aux champs et demeu-
» Deut. 16, 18. — • Magistri, pra/ecti, duces, pracones. Jos. 3 , 2. — Deul. 33, 10. — 3 1 Par. 26, 29. — 1 ibid. 23, 4.-2 ibid. 19, 5. — îbid. 2. — * Deut. 17, 8. — * Cod. Sanhedr. 1, g 6, § 4, §1, etc. — c 1 Reg. 6, 8.
fassent dans les villes ; ce n'étaient pas des villes comme nos capitales des provinces, qui peuvent à peine subsister de ce que leur fournissent vingt ou trente lieues de pays iout alentour, c'étaient des habitations d'autant de laboureurs qu'il en fallait pour cultiver les terres les plus proches. De là vient qite le pays étant fort peuplé , elles étaient en très grand nombre ; la seule tribu de Juda en comptait cent quinze dans son partage lorsqu'elle enira en possession, sans ce qui fut bâti depuis; et chacune avait des villages dans sa dépendance * . Il fallait donc qu'elles fussent petites et fort voisines, comme de grands villages murés et bien bàlis, ayant, au reste, tout ce que l'on voit à la campagne.
Par une raison semblable., chez les Grecs et les Romains le rendez-vous pour toutes les affaires était le marché ou la place, parcequ'ils étaient tous marchands. Chez nos ancêtres , les vassaux de chaque seigneur s'assemblaientdans la cour de son château , et de là sont venues les cours des princes ; en Levant, comme les princes sont plus enrermés, les affaires se font à la porte de leur sérail; et cette coutume de faire sa cour à ia porte du palais était en usage dès le temps des anciens rois de Perse, comme l'on voit en plusieurs endroits du livre d'Ësther^.
La porte de la ville était le lieu où «e traitaient toutes les affaires publiques et particulières dès le temps des patriarches. Abraham fit l'acquisition de «on sépulcre en présence de tous ceux qui entraient dans la porte de la ville d'Hébron^. Quand Uéinor et son fils Sichem, qui avait enlevé Dina , proposèrent de faire alliance avec les Israélites, ce fut à la porte de la ville qu'ils en parlèrent au peuple ^. Nous voyons la forme de ces actes publics bien circonstanciée dans l'histoire de Ruth » ; Booz, vou-
» Jos. 15, 21, etc. — » EsTH. 2, 19. 21, 3, 2.-3 Cen. 33, 10, 18. — * Cen. 34, 20. — * RuTH. 4.
tant répouser, se la fit céder par celui qui y avait droit, comme plus proche parent. Pour cet effet, il s'assit à la • porte de BeHiléem, et comme il vit passer ce parent, il Tarréta ; puis il prit dix des anciens de la ville, et après qu'ils furent tous assis, ilexpUqua sa prétention et tira de son parent la déclaration qu'il demandait, avec la formalité marquée par la loi, qui était de se déchausser ; il en prit à témoin non-seulement les anciens , mais tout le peuple, ce qui marque qu'il s'était assemblé grand nombre de spectateurs. Âuséi il est assez vraisemblable que la cnriosite arrêtait tous les passants ; il» n'avaimt pas- d'ordinaire des affaires fort pressées; ils se connaissaient tous. et étaient tous parents : ainsi ils devaient prendre intérél avx affaires les uns des autres*
Peut-être rédigeait-on ces actes par écrit ; mais TÉcriture n'en parle que dans Tofoie * et dans Jérémie, peu avant la mine de Jérusatem. Dans Tobie il est parlé d'une promesse pour argent prêté, d'un contrat de mariage, et d'une donation en faveur de mariage ;• dans Jérémie *, c'est un contrat d'acquisition. La loi de Moïse' n'oràonno récriture que pour l'acte de divorce; mais quand ils n-auraient paB écrit dans les premiers temps, leurs contrai» n'auraient pas laissé d'être fort sûrS) étant faits si publiquement Si le parent de Booz eût voulu contester la cession qu'il avait faite, tous les habitants^ de Bethléem l'eussent convaincn de mauvaise foi ; les uns y avaient été présents, les auH tPes l'avaient apprise^ aussitôt.
Les Romains ont été longtemps sans écrire lés traités entre particuliers, comme il paraît par Kobligation depa» rôles, qu'ils appelaient stipulation. Ilsnecraignaientpeint •qu'un acte manquât de preuve lorsqu'ils avaient prononcé certains mots solennels dans la place publiqne, an milieu de tout le peuple, et qu'ils en avaient pris à témoin quel-
« ToB. 1, 19. 7, 16. «, 24. — » Jerem. 31, 10. — 3 Deut. 24, L
ques ciloyens en particulier, qui fussent d'une condition honnête et d'une réputation entière. Ces actes étaient bien aussi publics que ceux qui se passent aujourd'hui en de» ' maisons particulières, devant un notaire qui souvent ne connaît point les parties, ou devant un tabellion de village, avec deux témoins aposlés.
On peut dire que la porte, chez les Hébreux, était la même chose que la place ou le marché chez les Romains. Le marché des denrées se tenait à la porte de la ville; Elisée prédit que les vivres seraient à vil prix le lende> main à la porte de Samarie ' . Cette porte avait une place qui devait être grande , puisque le roi Achab y assembla quatre cents £aux prophètes ^ Je crois qu'il en était de même dans les autres villes, et que ces portes avaient quelque bâtiment où étaient les sièges des juges et des anciens, car il est dit que Booz monta à la porte et s'y assit ; et quand David eut appris la mort d'Absalon , il monta à la chambre de la porte pour y pleurer. Cette chambre pouvait être le lieu des délibérations secrètes s. Dans le temple même de Jérusalem, les jugements se rendaient à une des portes, et les juges y tenaient leurs séances «. Après tous ces exemples, on ne doit pas s'étonner que l'Écriture dise si souvent la porte pour dire le jugement' ou le conseil public de chaque ville, ou la ville même, ou l'état, et que, dans l'Évangile, les a portes de l'enfer » signiBent le royaume ou la puissance du démon.
Au reste, quelque simple que nous paraisse la manière dont les Israélites traitaient leurs affaires , il ne faut pas croire qu'il n'y eût parmi eux ni fraudes, ni chicanes, ni procès injustes, ni calomnies ; ce sont des maux inséparables de la corruption du genre humain; et plus les hommes ont naturellement d'esprit et de vigueur, plus ils y sont
' 4 lieg. 7, 1. — » 3 Reg. 22, 10. — 3 2 Reg. ISi 33. — ♦ Jerew. 26.10. .
sujets : mais ce sont particulièrement les maux des grandes villes. David * fuyant de Jérusalem à la révolte d'Absalon représente la fureur et la discorde qui se promènent jour et nuit sur ses murailles ; au milieu d'elle, la peine et rinjustice, et dans ses rues, l'usure et la tromperie: les prophètes sont pleins de pareils reproches. Seulement on peut croire que ces maux étaient moins fréquents que chez nous, parcequ'il y avait moins de gens occupés de procès et d'affaires.
Comme la loi de Dieu réglait les afifoires temporelles aussi bien que la religion, il n'y avait point de distinction de tribunaux ; les mêmes juges décidaient les cas de conscience, et terminaient les procès civils ou criminels. Ainsi il fallait peu de chaînes différentes et peu d'officiers, en comparaison de ce que nous en voyons aujourd'hui ; car il est honteux parmi nous d'être simple particulier, et de n'avoir d'autre emploi que de faire valoir son bien et gouverner sa famille. Tout le monde veut être personne publique, avoir des honneurs, des prérogatives et des privilèges; et les charges sont considérées ou comme des métiers qui font vivre les hommes, ou comme des titres qui les distinguent. Mais si l'on voulait n'y regarder que ce qu'elles ont d'essentiel , c'est-à-dire les fonctions publiques, réelles et nécessaires, on verrait qu'elles peuvent être exercées par un petit nombre de personnes, leur laissant encore du temps pour vaquer à leurs affaires particulières*.
C'est ainsi qu'en usaient tous les peuples de l'antiquité, et principalement les Hébreux. Sous Josué je ne vois que quatre noms de fonctions publiques : zekenim, les sénateurs; rasim, les chefs; sophetim, les juges; soterim, les exécuteurs. Du temps de David, lorsque le royaume était Je plus florissant, voici les officiers dont il est parlé : les
» Ps. 54, 10. — » Jos. XXIV.
six mille léviles, a juges et exéculeues, » les a chefs des tribus, » les « chefs de famille S » qui sont plutôt des noms de digniiés que d'offices; les « chefs des douze corps de vingt-quatre mille hommes ; » les « chefs de mille hommes et de cent hommes, » les « chefsde ceux qui faisaient valoir les domaines du roi', » c'est-àh-dire ses terres et ses bestiaux. Je nomme ici chefs ceux que l'hébreu nomme «artm, et le latin principes. Mais, il le faut dire une fois, il est impossible d'exprimer en une autre langue les titres des charges et des dignités ; ainsi les versions grecques ni les latines ne nous donnent point d'idées justes des dignités chaldéennes ^marquées ^dans Daniel , dans Êzéchiel et ailleurs'.
Entre les officiers de David on compte encore ses eunu- .gués ou (ffîoieis domestiques ; car, par toute TÊcriture, le nom d'eunuqm se prend souvent pour un valet de chambre, ou, en général, pour tout officier servant auprès de la personne d'un prince, sans marquer aucun défaut per- .sonnel Ml est encore parlé ailleurs de a diefs de cinquante hommes, » mais pour les dizainiers, je n'en vois rien que dans la loi^. La plupart de ces charges sont militaires, et le reste est peu de chose, si l'on considère la grande muliitude du peuple et l'étendue du royaume de David. XXIII. Guerre.
Après^l'administralion de la justice il faut parler de la guerre. Il n'y avait point d'Israélite qui ne portât les armes, jusqu'aux lévites et aux prêtres*. Le prêtre Banaïas, fils de Jûiada , était l'un des pUis illustres d'entre les braves de David, et fut le général des troupes de Salomon à la ^laoe de Joab^. On comptait donc pour^ens de guerre tous ceux qui étaient en âge de servir, et cet âge était
» 1 Par. 23, 4. — * 1 Par. 28, 1. — 3 Dam. 3, 3. — Ezech. 23 , 23. -t- 4 AJieg. 1, 9. — ^ Isa. 2, 3. — "Ex. 18, 55. — « 2 Reg. 23, 20. — " 3 Reg. 2, 35.
DES ISRAÉEITES. 447
fixé depuis vingt ans et au-dessus. C'étaient comme les milices de certains pays, toujours prêtes à g*iassembler an premier ordre. La différence est que parmi nous Tusage des armes est défendu à tou& ceux qui sont consacrés à Dieu ' , et que nous avons de plus un peuple infini de gens inutiles pour la guerre, praticiens, financiers, bourgeois, marchands, artisans; au lieu que c'étaient tous des laboureurs et des pâtres, accoutumés de jeunesse à la fatigue et au travail. Il y a même apparence qu'on les exerçait à manier les armes, au moins depuis le temps de David et dp Salomon. Ainsi à Rome tous les citoyens d'un certain âge étaient obligés de servir un nombre de campagnes, quand ils étaient commandés"; d'où vient qu'on ne disait pas « lever des troupes, » mais les « choisir {delectum ha- 6ere), » parcequ'il y en avait toujours beaucoup de reste. Il n'était pas difficile aux Israélites de faire subsister leurs armées ; le pays était si petit et les ennemis si proches, que souvent ils revenaient loger chez eux , ou n'avaient qu'une journée on deux de marche.
Les armes étaient à peu près les mêmes que celles des Grecs et des Romains : des épées, des arcs et des flèches, des dards et des lances , c'est-à-dire des demi-piques ; car il ne faut pas se figurer chez les anciens des lances à poignée , comme celles de notre vieille chevalerie ; leurs épées étaient des glaives larges et courts, qui leur pendaient sur la cuisse. Ils se servaient aussi de frondes, témoin les habitants de Gabaa en Benjamin, qui auraient atteint un cheveu; et ces mêmes Gabaïtes combattaient également des deux mains'. Saiil* tenait d'ordinaire une lance à la main, comme Homère en donne à ses héros, et comme les Romains en donnaient à Quirinus et à leurs autres dieux. Au reste, ils ne portaient point d'armes hors
» Num. 1, 3, 12, etc. — » 2 Par. S, 9. — 3 Ex. 32, 29. — P». 44, 4. — Cant. 3, 8. — JuD. 20, 16. — 41 Reg, 18, 11. 22, 16.
l'occasion, pas même Tépée'. Quand David commande à ses gens de marcher contre Nabal , il leur dit d'abord de prendre leurs épées, quoiqu'ils fussent en un état d'alarmes continuelles. La coutume de porter toujours Tépée au côté était particulière aux Gaulois et aux Germains.
Pour les armes défensives, ils portaient des écus, des boucliers, des casques, des cuirasses, et quelquefois des grèves pour couvrir les jambes'. On voit Texemple d'une annure complète en celle de Goliath', qui était toute d airain, comme celle des Grecs dans Homère ; mais il semble que ces armes étaient rares chez les Israélites dans ce même temps, puisque le roi Saiil voulut prêter les siennes à David \ Elles devinrent communes depuis; et Ozias en avait pour armer toutes ses troupes, qui étaient de plus de trois cent mille hommes. Ce même roi mit sur les tours de Jérusalem des machines pour jeter des traits et de grosses pierres; il fortifia plusieurs villes, comme la plupart des autres rois. Ainsi la guerre se faisait dès lors à peu près comme elle s'est faite jusqu'aux derniers temps, avant l'invention des armes à feu.
Les Israélites n*avaient que de l'infanterie dans les premiers temps, et ce fut' aussi la principale force des Grecs et des Romains. Les chevaux ne sont pas nécessaires dans les pays chauds , où Ton marche toujours à pied sec ; ils sont même inutiles dans les montagnes; mais ils sont d'un grand secours dans les pays froids , pour se retirer des mauvais chemins et pour faire de grandes marches par des plaines stériles ou peu habitées, comme en Pologne ou en Tartarie.
Les Israélites eurent de la cavalerie sous les rois. La première marque de la révolte d'Absalon fut de mettre sur pied des chevaux et des chariots'; et toutefois ayant
' 1 Reg. 25, 13. — > 1 Reg. 17, 5, 6, etc. — 3 i Reç. 18. — 4 Parai. 26, 14. — ibid, 15. — 5 2 Jieg. 11, 5.
perdu la bataille où il périt, il monta sur un mulet pour s'enfuir. Selomon * , qui pouvait fournir à de grandes dépenses , fit venir d'Egypte grand nombre de chevaux , et en entretint jusqu'à quarante mille, avec douze mille chariots ; ces chariots de guerre étaient apparemment semblables à ceux des Grecs ^, c'est-à-dire petits, à deux roues, portant un homme ou deux debout et appuyés sur le devant. Les rois suivants ne purent entretenir cette grande dépense de Salomon ; mais de temps en temps ils envoyaient quérir du secours en Egypte , et dans ces occasions il est toujours parlé de chevaux. Il fallait que les Juifs n'eussent point de cavalerie du temps d'Ézéchias, puisque Rabsacès leur disait insolemment : « Passez au service de mou maître le roi d'Assyrie, et je vous donnerai deux mille chevaux ; voyez si vous avez des gens capables de les monter*. »
L'Écriture ne m'apprend rien de particulier touchant les évolutions, la forme des bataillons, ni l'ordre général des batailles, quoiqu'elle parle souvent en général de troupes rangées ; mais pour l'art de camper et de marcher en bon ordre, le voyage du désert sous Moïse en est un illustre exemple. On savait le nombre de cette prodigieuse armée par des rôles exacts^. Chacun était rangé dans sa tribu, chaque tribu dans son quartier, sous l'une des quatre principales, suivant Tordre de la naissance des patriarches et la qualité de leurs mères. On marchait au son des trompettes toujours suivant le même ordre ; et on se logeait toujours en même situation autour du tabernacle d'alliance, qui était le centre du camp. On avait pourvu à la netteté des logements, si nécessaire dans un pays si chaud, si difficile dans une si grande multitude ^ Enfin on voit que. l'ordre des campements des Grecs et des Romains,
» 2 Reg. 8, 9. *- » 2 Parai. 9, 25. — 3 2 Reg. 18, 23. — * Nvm. 1, ?, etc. — ^ Nvm. 5, 1, 2, etc. — DeuL 23, 10, 11, etc. 1. 29
que nous admirons' avec tant de raison, ét^it pris comme tout le reste sur ces anciens modèles des Orientaux. Les* Hébreux faisaient grand cas des dépouilles et du butin, <;omme tous les anciens; c*étaient des marques d'honneur.
Depuis Josué jusqu'aux rois, le commandement des armées appartint à ceux que le peuple choisissait ou que Dieu suscitait extraordinairement, comme Otboniel , Barae, Gédéon ; mais ils n'étaient obéis que de la partie du peuple qui les avait choisis, ou à qui Dieu les avait donnés pour libérateurs. Le reste du peuple, abusant de sa liberté, s'exposait souvent aux insultes de ses ennemis. C'est ce qui leur fit demander un roi , non-seulement pour leur rendre la justice , mais encore pour avoir la conduite générale de leurs armées et faire la guerre pour eux. Aussi depuis ce temps ils furent bien plus en sûreté ' . Le roi assemblait le peuple quand il le jugeait à propos, et tenait toujours sur pied un certain nombre de troupes. Il est marqué, au commencement du règne de Saiil », qu'il entretenait trois mille hommes. David avait douze corps de vingt-quatre mille hommes chacun, qui servaient par mois tour à tour K Josapha t n'avait pas le tiers du royaume de David, et toutefois il avait jusqu'à onze cent soixante mille hommes de fort bonnes troupes sous sa main, sans compter les garnisons de ses places.