IV. Cours d'études
Voyons maintenant quelles étaient ces éludes 4!fne l'on embrassait avec tant d'ardeur, et si on tes avait perfectionnées en augmentant le nombre des étuctoifls^t des maîtres; c'était sans doute l'intcntioa, mais le fnalbeur du temps ne le permit pas. Le goâi des bonnes études était perdu, et on nr'élait pas encore revenu de l'errçur des savants du neiTvième siècle, qui, voulant embrasser toutes les études, n'étudiaient rien exa^^enient. On supposait toujours que pour être admis aux leçcms de théc4ogie il fallait a\x)ir appris les arts libéraux., c'est-à-dire «u moins 2a grammaire , la rhétorique , la ioigicfne et 4es autres ' parties de la piiilosophie ; et de là no<as est venu -06 cours réglé d'études qui subsiste encore. Le plan éuût beau, si Texéculion «ût été possible; mais la vie de i'bowww est trop courte pour approfondir chacun ée oes arts comme on prétendait faire, et s'appliquer ensinte aiïX sciences
supérieures >. Supposé même que quelque heureux génie pût y réussir, il ne faudrait pas le proposer à tout le monde, et d'ailleurs la vraie science ecclésiastique n'a pa& besoin de tous ces préliminaires ; l'antiquité ne les demandait pas aux évèques même, et saint Augustin ^ en nomme un de son voisinage qui n'avait point étudié leslettres humaines, et qu'il estimait toutefois si bon théologien qu'il lui renvoie le donatiste Proculéien pour être confondu ; c'est que ce bon év.ôque ne laissait pas de s'être suffisamment instruit par la méditation continuelle de l'écriture des auteurs ecclésiastiques qui avaient écrit en latin, sa langue naturelle. Les études superficielles font croire qu'on sait ce qu'on ue sait pas, qui est un degré au-dessous de l'ignorance.