III. Origine et progrès de ces maximes
Ces maximes ont été avancées peu à peu depuis Grégoire VU, qui tenait le Saint-Siège l'an 4080, et qui soutint le premier que tous les royaumes dépendaient de l'Ëglise romaine , et que les princes excommuniés devaient être déposés. Quelques auteurs* ont enseigné que l'Église pouvait absoudre les sujets du serment de fidélité, du moins en cas d'hérésie et d'apostasie ; mais dans des temps plus éclairés et plus paisibles on a reconnu l'erreur de cette doctrine pernicieuse , et depuis elle a toujours été rejetée.
Le schisme d'Avignon donna occasion, vers Tan 1 iOO, aux disputes de la supériorité du pape ou du concile. Le différend du pape Eugène IV avec le concile de Bâle, en 4438 , les échauffa. Sous Jules II, en 4545 , on passa jusqu'à soutenir l'infaillibilité du pape. Les nouvelles hérésies ont excité plus de théologiens à Tembrasser et à la dé-
I Au lieu de « quelques auteurs , n etc., on lit ce qui suit dans Yédition publiée par le libraire Adrien Lcclere : « Cette doctrine s'est toujours affermie depuis; et il faut convenir que saint Thomas et la plupart des docteurs modernes ont enseigné que l'Eglise pouvait absoudre les sujets du serment de fidélité, au moins en cas d'hérésie ou d'apostasie, n {Noie de Védiieur.)