‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 236 sur 399 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

Ls CAPITAINE, Madame db MONTCLAIR, Madame DARMAINVILLE, DUTILLEUL, OLIVIER.

LE CAPiT,AixïE, à Olwier.

Eh ! bien, mon jeune ami? Oh! vous pouvez parier

3a8 LE CAPITAINE BELfeONDE.

devant madame Darmainville ; elle consent à me donner sa fille.

OLIVIER

Et j'ai d'excellentes nouvelles à vous donner.

LE CkvitÈLMSiii.^ fort joyeux.

Voyons, voyons.

OLIYIRR.

Votre pupille a facilement amené l'entretien sur le mariage , sur l'amour ; mademoiselle Darmainville nous a naïvement déclaré qu'elle n'avait pas d'inclination; puis en parlant de vous : Oui, nous art-elle dit, monsieur de Belronde m'a d'abord séduite, entraînée, charmée par son air de bonté , de franchise ; j'éprouve à la fois pouf lui une estime qui commande la confiance, et un respect, une timidité... U faut la vaincre, me suis-je écrié.

LE CAPITAINE, ycjT'eiaî.

Elle n'a pas d'inclination; j'ai l'aveu de sa mère; ellç m'estime. Heureux capitaine !

OLIVIER

L'entretien prenant une tournure aussi favorable, votre pupille m'a fait un signe que j'ai compris , et je me suis discrètement retiré afin de laisser causer ensemble les deux jeunes personnes. Elles me suivent.

LE CAPITAINE

Pour cette fois me voilà donc sûr de mon fait.

MADAME DARMAINVILLE.

Mais je ne reconnais plus ce petit Olivier. Quelle vivacité !

MADAME DE MONTGLAIR.

C'est un secret.

Nous en avons d'autres à vous apprendre.

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