‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 28 sur 399 · ACTE II, SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IIL

prompt à vous rendre votre politesse. Je serai trop heureux, si ma société peut contribuer à vous faire tro^l^ quelque agrément dans notre pays. {^Montrant Hennette.) Serait-ce mademoiselle votre fille?

nORICOUR.

Oui, monsieur.

ROITLANVILLE.

Il y a un air de famille. Nous autres gentilshommes campagnards, nous sommes un peu gauches en fait dfe compliments; mais, sur mon ame^ je ne crois pas qu#, dans toute notre province, il y ait une personne qui approche de mademoiselle pour la grâce et pour la beauté.

DORICOUR.

Il est galant.

ROULÀKVILLE*.

Quelle est la terre dont monsieur a fait Templette ?

DORICOUR.

La terre de Montfort, à trois lieues d'ici , sur la route de Beaugency.

BOULAVVlLLf.

Une très-belle' propriété. Cela touche à la ferme d'une madame de Fondbelle , une veuve sur lexetour, fort coquette. {Riant assez niaisemenLy Au surplus, quelle femme ne Test «pas ?

HSNRIETTB, à so/i père.

Est-ce encore là de la galanterie? * *

BOUIiAirVILL'E.

J'entends par coquetterie ce désir de plaire qui est comme inné chez toutes nos dames... Monsieurcompte» t-il habiteif le pays toute l'année?

DORICOUR.

Nof^V|$û gardé, ma maison à Paris.

îhmè riL 4

5o M. DE BOULÂINYILLE.

BOULANYILLS.

Ah! Monsieur est de Paris?

DORIGOUB. É^

J'en arrive, monsieur.

BOULAirVILLE.

Eh bien! monsieur, quelles nouvelles? Nous ne lirons que demain les journaux d'hier.

DORICOTTR.

Eh! mais, monsieur, à Paris, comme dans Umtt hi France, on se réjouit du retour de la paix, on se console des peines passées par Tespératice d*un meilleur avenir.

BOULANVILLE.

Ah! monsieur,^ il était temps que cela finît. Toutes ces dissensions nous ont-elles fait assez de mal|? J'étais bien jeune quand elles ont commencé. Je conçois qu'au degré où déjà les lumières. étaient parvenues , de grands changements d'administration étaient nécessaires.

nORICOUR.

Monsieur, à ce qu'il me parait, était partisan de ces changements?

BOULANVILLC.

Mon dieu! non, monsieur.

nORICOUR.

Vous les blâmiez?

BOULAirVILLE. V

Mon dieu! non, monsieur.

JOORICOUR.'

Oh! oh! Et quelle était done votre; opinion? qu avezvous fait?...

Moi , monsieur , j'ai fait mes récoltes^ j'ai chassé dans

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