ACTE I, SCENE VIL 4a
SAIKT-PHAR.
Mais comment ^ conduit<-il avec le ^ninîstre ? £st-il yrai q{i'iL 08e souvent lui résiste^ ? Est - il vrai qu'il le serve toujours en ^clave âveogle et.complaisant?
Cela dépend de la* situation où il se trouve; quand il a rendu un service, quand U se croit iniportant, utile et ipême néces^ire, il est &nne, géoiéreux, ami courageux et courageux citoyen. Désire-t-il une faveujr, craint-il une dfsgrace ^ sent-iP qu on peut 1q briser ou le mettre à l'écart comme un meuble inutile; alors l'ambition ou la peur^' ces despote de presque tous, font de lui un souple et docile instrument, et il ne connaît plus pour dçvoir que son asservissement aux volontés et aux caprices de monseigneur.
SAINT-PHAR
Eh bien! moi, son ancien ami, pourquoi n'aurais-je pas confiance en lui ?
VILLEfTEUVE.
Tu ne peux avoir rien que de juste à lui demander. Moi-même je viens exprès à ce souper pour h solliciter.... oui, en faveur de la veuve d'un brave militaire. Ce que je fais, d'autres peuvent le faire sans crainte et sans honte.
SAINT-PHAB.
Ce que tu me dis me décide^ et je reste. Si Vanglas ignore ce qui se prépare contre moi, point de danger à paraître devant lui ; s'il le sait, je compte sur son amitié.
VILLENEUVE
De quoi s'agit-il donc? En quoi peut-il te servir ou te nuire? Encore quelque étourderie de ta part. Tu auras donc toujours une mauvaise tétç ?
4a4 LES ANCIENS A^ÎS^.
J'en ai peuiv J'ai dit à tout le -monde que j'avais entrepris ce voyage ppur faire voii" Paris à maille j qui le croit comme les autres. Je n'ai mis personne avant toi dans ma confidence que mon vieux Francœur, homme discret et dévoué. '
yiLLSNEUVE.
Tu as bien fait. Parle !
, S^INT*»HAR
Maintenant ils me feront subir le sort qu'ils voudront: Ce n'est que pour ma pauvre fille que je craignais : la voilà à Paris , près' de toi; et si elle était privée de Son. père, tu lui en tiendrais lieu*
VILLEWEUV.B.
Tu m'inquiètes. De quoi es^tu donc menacé?
' SAINT-PHAR
Oh! moi;même , je me serai peut-être trop vite alarmé. L'homme qui lïl'a fait parvenir un fâcheux avis était peut-être mal instruit. •'
VIH.KWBUVE.
Enfin.
SAINT-PHA^H.
Je dois ma place à l'honnête et vertueux Leblanc...
VILXEJJTEUVE.
Ancien secrétaire-d'état au département de la guerre.
S,AI]!fT-PHAH.
A la nouvelle de sa disgrâce , j'ai cru* devoir lui écrire que son malheur ne hii faisait rien perdre de ma reconnaissance.
VILLENEUVE
C'était un devoir.