ACTE ni, SCENE III
NÉiDK^E YANGlAS.
Vous noyez ,.^le est tratisjftirtée de joie d'être à Paris.
YANGLAS, à part.
Tramjjlortée de joie*.... (ffaui.) Pardon, il faut que je parle à Montgravier. ' '
IfOlTTGRAVI^E.
A moi? toujours à vos ordres , vous le savez, (j^part.) Ce^t endianteur , il n'a pkis fle confiance qu'eu moi. ^ MADAME vaVglas, à Clémence,
Venez, avec moi, jnâ chSre. En attendant la société, nous pourrons causer, lire', faire de la musi(]^ue; j'ai un clavecin et Une bibliothèque très-bien composée pour une femtne.
C^^ME.NCE.
Vous aimez la lecture , la musique', c'est connne moi.
MADAME VANGLAS.
Vous voyez bien , ma chèis » qu*U y a une véritable sympathie entre nous deux.
CLiMEKCE.
Ah ! madame , que je suis touchée de votre amitié ! ( Elle sort avec madame Vanglos. ) Madame montgeavier, a son mofi.
ie ne suis pas envieuse ; mais si j'avais prévu ce que je vois....
MOlTTOirAVIER.
Mais, laissez «nous donc, madame Mbatgravier; quand les hommes ont à parler ensemble, lés femmes doivent se retirer.
(Madame Montfpras^ier sort.)
478 LES ANCIEÏTS AMIS.
• SCÈNE rv. . . .-
' VANGbis, MONTGRAVIER.
On a bleu de la peine.... Enfin mms voilà seuU.
Ah ! mon ami , mou cher M ontgravier ^ ifans <jael $î^e vivons4ious ! Vous ùie voyez furieux. Saint-Phar.-
MOirtGRAVIBR.
EhbienîSaiûtrPhaf? ' . '
VXlTjGtAâ**
II. &ut, empêcher qu'il sbrté. Le .nûnistreo.. Je me iattais qu'au milieu de son.' audacieuse ambition, de son ix^isc^ble cupidité, il eonserverait au moins quelque bonté , quelque pitié ; mai? non. l^e pensez - vous pas comme moi, MOntgravier, que c'est j le plus pervers dès hommes?
MONTGRAVIER.
<)ui? ' ' , ^
Dubois.
MONTGltAVlÈR.
Le minîst)^ ! Sh ! grand dieu! que dites-vous ?
• . * • . VAirOLAS.
Vouléz^ous me démentir? -
^ « * Mplf XGRAVIER.
Vous démentir! non pas. Je pense comme vous^ je pense toujours comme vous, Je. m'en fais gloire , Je m'en suis fait une habitude; mais l'abbé Dubois....
AiCTE m, SGEÎTE IV. 479
Ce»t UB h^mme odieux!
Eh! mais taisez-vouA donc.
* VÀ«OI.A8.
Vindicatif. . '
MO]»TGEAVlBR, à pqrt.
£h! mais il est feu. : ' *
vAircà^AS^ MédMBt! '
Vous vous perdaE , vous liîe f^ércfez.
Quand je pense à tous tes niensonges qu'ils m'a fatits et qui vont lui servir de préteitte pour persécuter mon malheureux aii\i.... J« voulais lui répmidpe^ tnais tpm dire à un hosime em)>or^é qui tfa vpiM bine {ms le temps d'ashever ime pbraée?.
Eh! mais c'est vous qui ne voulez rien entendre. (^Regardant si personne n* entend.) Personne ne nous écoute. Oui, je eon viens que âe bcEn abbé est un'vé* ritable fléau...- mais il faut le dh*e tout bas.
VAITGX^AS.
Pourquoi donc cela? Je *le Iwrave.
BtO]I^TGJLAVl£Hr;<
C«ftt « merveille. Si vous' vous, croyofat assez fort pour le braver je vous en fais mon compKiûeiit; mai» moi ,.... je n'en suis pas foeore là.
VAZCGLA9.
Qu'il. me poursuive^ qu'il m'exile^ qu'il me perde, s'il veut, avec $ainl*F)uir.
48o LES ANCIEKft AMIS.
MORJ'GRA.VISB.
Eh! mais qu est-il donc arrivé? De quoi est) menaoé mon respectable ami Saint-Phar? ;(
£h quoi! igÔMMçz - vous..««« £h quoi! Yinèneuve et Saint-fiiar ne vous ont point dit ?...
£h! mon Dieu! n^i^ il& ne m'ont riéa dit*
Mais vous êtes l'ami de Saiot-Pbat* , vous connaîasez le^ Slevpirs de ramki^» <t^ s'U,.l0 fidlait, vous sauriez les remplir dans toute jlattr ééaodui*
Oui, cert0s.*.« Çop^ndaiati.,. ie ^pouânk savoir....
, Voici Villeneuve ; j« Tattepdais. <
iMVTGRAVfsk, à part* - Tant laieux! il va peut-êfre cesser, devant «ViUenenve, ces discours imprudents ^ me causent un tremblement universel.
SCÈNE V.-
VAiïGLAS,' MOIKTGRAYIER, VILLENEUVE.
"> V Air GLAS»
Nous pouvons parler dèvajat Montgravier ; je Tai cru instruit, et j'en ai trop dit devant lui pour qu'on puisse lui rien cacher.
viz^LENctrvs.
Eh bien! quelles nouvelles?
VAHGBAS.
Tnè&*mauvaises. J'ai parlé au ministre avant le ^ner,