‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 96 sur 399 · ACTE I, SCÈNE VL ^ i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VL ^ i

rons fairegftne connai|l&aiice plus intime. {Montrant la maison de Duparc.) Je viens tous les deux jours chez votr^ voisin.

PHILIBEET AIJXÉ.

Monsieur Duparc!

^ GLAJRV1I4LE.

Sa fille est une de mes écolières..

PHILIBERT A.IinÉ. ,

Sa fille!

GLAIRVILtiS.

Une de mes meilleures écolières. Tavais été le professeur de sa mère avant qu'elle fût it\ariée , et madame Dervigny sa grand'mère a bien voulu se souvenir de moi. Cela ne me rajeunit pas^ comme vous voyez; mais c'est une preuve d'estune qui m'h<uiore et me flatte infiniment. La jeune personne a moins de voix, mais phis de goût que sa mère. Oh! les Italiens ont bien perfectionné la métliode. {Iljredônne.)

...Pietft... pieta...

PHILIBERT AINE

Et vous venez donner votre leçon ?

GLAIRVILLE.

Non pas aujourd'hui. Monsieur Duparc m'a fait l'honneur de m'inviter à dîner à sa maison de campagne. Je devais partir avec toute la famille , mais j'ai tant d'affaires! Je viens leur dire qye j'irai de mon côté.

PHILIBERT AINE

Vous allez dîner à la maison de campagne de monsieur Duparc. Vous êtes bien heureux !

GLAIRVILLE.

Maïs, oui : on y fait bonne chère ; il y a *très-bonnc société.

i44 4 L«S DEUX PhÏlI^RT.

PHILIBERT A\jf^ 4

Ainsi vous êtes l'ami de la maislbn ?

GLAIRVILLE.

J'ose me donner ce titre. Par mes faibles talents , je

suis Famé des fêtes et des soirées que donne madame

Dervigny; par mon ca]:actère, ma conduite et un cer-

taiit usage du monde, j'ai mérité sa confiance et celle

•de son gendre.

PHILIBERT A^yi.

Quel homme est-ce que monsieur Duparc ?

GLAIRVILLE.

Un très-honnête homme, qui, après avoir été vingt ans notaire à Paris, a conservé une telle passion pour les affaires , que , dans la crainte de s'ennuyer, il s'est fait l'intendant de deux du trois de ses anciens clients, entre autres du duc de Mircour, un de mes écoliers, qui tient d'être nommé ministre. Madame Dervigny, aussi bonne femme que son gendre est bon homme, 66 fait remarquer par sa tendresse pour sa petitCrfille, qu'elle aurait gâtée si cette jeune personne n'eût été douée du ^us heureux naturel. Il y a en celle - d un mélange de naïveté, de raison et d'innocente coquetterie, qui enchante tous ceux qui la voient. £lle est fort bien. /

PHILIBERT AINi.

Oui , c'est bien elle ; sans lui avoir jamais parlé , je la reconnais à Ce charmant portrait. Ah! mon cher Clairville !

GLAIRVILLE.

Eh bien?

PHILIBERT Xïvi.

Il y a un mois que , pour la première fois , aux Tuileries, j'ai vu mademoiselle Duparc; j'avais été frappé

Page 1