‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 115 sur 861 · XXIV LEXIQUE DE LA BRUYERE · texte numérisé non relu

XXIV LEXIQUE DE LA BRUYERE

« Sur ce qui concerne les mœurs, le plus beau et le meilleur est enlevé\ l'on ne fait que glaner après les anciens » (I, ii3).

« Des gens enivres, ensorcelés de la faveur « (I, 822).

« Un sujet où j'entre si fort (auquel je prends tant d'intérêt) et par devoir et par inclination » (II, 491) ^ '1 s'agit de l'oraison funèbre de la princesse Palatine par Bossuet.

« Envelopper une dujie (comme dans ini fdet) » (I, 347)', « Un désir secret et enveloppé de la mort d'autrui » (I, 267).

« Un essaim de gens de livrées » (I, 280).

« Un tissu d'énigmes leur seroit une lecture divertissante', et c'est une perte pour eux que ce style estropié qui les enlève soit rare » (I, 124).

« Il étincelle des yeux » (II, 4)-

« Télèplie.... a comme ime barrière qui le ferme ^ et qui devroit l'avertir de s'arrêter en deçà; mais il passe outre, il se jette hors de sa sphère »

« Un ferme génie ne perd rien a retracer et à feuilleter^ pour ainsi

dire, sa vie et ses actions » (II, 33 et 34).

a Pendant que vous lui répondez, il perd le ^/ de sa curiosité »(I,3a4).

« Un jeune homme fleuri^ vif, enjoué, spirituel » (I, 290); a Trop jeune et trop fieurie pour ne pas plaire » (II, gi).

« Un grain d'esprit et une once d'affaires plus qu'il n'en entre dans la composition du suffisant, font l'important « (II, 99).

« Quelle facilité est la nôtre pour j)crdre la mémoire des choses

dont nous nous sommes vus le plus fortement imprimés] » (II, 468) : on peut regretter que cette métapliore n'ait pas été adoptée à la place du Jicologisme aujourd'hui vulgaire d'' impressionner.

« L'on marche sur les mauvais plaisants, et il pleut par tout j)ays de cette sorte d'insectes » (I, 31 5).

« Ils ont une bile intarissable sur les plus petits inconvénients » (II, 69) : ligure aussi commune aujourd'hui qu'autrefois; mais en voici une

extension inconséquente, qui étonne à bon droit : « Cela a semé dans

le monde cette pépinière intarissahle de directeurs» (I, i83).

Lustre : voyez ci-dessus, p. xxiii, cordf.

(c 11 s'est noyé de dettes » (I, 271) : l'exemple n'est à relever que pour le tour réfléchi.

« II a du bon et du louable, qu'il offusque par l'affectation » (II, 65

Once : voj'ez plus haut grain.

« Le magistrat coquet ou galant est ouvert par mille foibles..., et

l'on y arrive ])ar toutes les femmes à qui il veut plaire » (II, 186); « Il s'ouvre et parle le premier » (I, 874).

« Il part de la wain^ il rassemble le peujîle » (I, 39.0 et Sîi) : il part de la main, c'est-à-dire, il se met au galop, court soudain, s'empresse.

« Une grande parure pour le favori disgracié, c'est la retraite » (I, 379). Telle est la leçon des trois premières éditions; les suivantes portent : « Une belle ressource pour celui qui est tombé dans la disgrâce du Prince, c'est, etc. »

« Elle (cette ville) me paroît peinte sur le penchant de la colline » (I, 233) : c'est-à-dire, elle fait tableau.

« Lisez dans ses yeux.... combien il est content et pénétré de soi-même » (I, 3i7).

« Une femme de ville entend-elle le bruissement d'un carrosse..., elle pétille de goût et de complaisance pour quiconque est dedans » (I, 291).

« Ils (certaines gens) sont comme pétris de phrases et de petits tours d'expression » (I, 2 23) : dans toutes les éditions anciennes, paistris ou pai'tris.

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