‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 120 sur 861 · XXXII LEXIQUE DE LA BRUYERE · texte numérisé non relu

XXXII LEXIQUE DE LA BRUYERE

L'utile et la louable pratique!... Le bel et le judicieux usage! (I, 292 et 293.)

Les buit ou les dix mille bommes sont au souverain comme une moniioie dont il acbcte une place ou une victoire. (I, 384-)

L'ostentation est dans Tbomme ime passion de faire montre d'u//

bien ou des avantages qu'il n'a pas. (I, 77.)

Supposons qu'elle parcoure neuf cents toises en une minute-, passons-lui mille toises en une miiuUe, pour une plus grande facilité. (II, 261.)

!Nc vouloir être.... corrigé sur son ouvrage est un pédantisme. (I, 118.)

Entrer dans une querelle. . . . d'««e manière à réciuuiffer davantage. (I, 6 1 .)

4" Emjiloi de l'article délini là où nous mettrions plutôt un adjectif possessif :

La fable avance assez, et il la retient avec la facilité ordinaire. (II, 498.) il a 1 iuimeur noire, chagrine, et dont toute la famille souffre. (II, 142.)

Confondre les personnes, et les traiter sans distinction des conditions

et des titres. (T, 354.)

Mille bonnètes gens de qui il détourne ses yeux, de peur de tomber dans l'inconvénient de leur rendre le salut ou de leur sourire. (I, 35 1.)

Ne nous emportons j^oint contre les bommes en voyant leur dureté,... leur fierté, ^'amour d'eux-mêmes, et /'oubli des autres. (II, 3.)

5" Omission de l'article déliai ou indéfini ; noms employés sans article ni mot déterminant :

Les personnes de même art, de mêmes talents et de même condition. (II,4o.)

Un homme de la ville est pour une femme de province ce qu'est pour ime femme de ville un bomme de la cour. (I, 178.) — Edit. 4 et. 5 : « de la ville ».

Vous devenez d'année à autre plus raisonnables. (II i3o; voyez I, 38i,

Il n'y a personne au monde si bien liée avec nous de société et de bienveillance (I, 265.)

Il étoit de race de Malte. (I, 74.)

Il est de tous métiers. (I, 46.)

Celui qui a pénétré la cour connoît ce que c'est que vertu et ce que c'est que dévotion. (II, i5i.)

Ils (les prédicateurs) avolent des chutes ou des transitions si vives et

si aiguës qu'elles pouvoient passer pour épigrammes. (II, 222.)

Un auteur moderne prouve ordinairement que les anciens nous sont inférieurs en deux manières, par raison et jîar exemple. (I, 117.)

Ces petits animaux.... se multiplient par voie de génération. (II, 269.)

On mesure le poisson entre queue et tête. (I, 172.)

Qui mettra des vaisseaux en mer? (II, 275.)

Tomber de Saturne en terre. (II, 262.)

Ne dites-vous pas en commun proverbe : « des loups ravissants ? » (II, 128.)

Il s'égare, et il est hors de route. (II, 108.)

Les petits courtisans.... vivent comme gens qui n'ont d'exemples à donner à personne. (I, 329.)

Petits hommes..., qui vous enfermez aux foires comme géants.... dès que vous allez jusques à huit pieds. (II, 128.)

Sans avoir obligation à personne. (I, 54.)

II y en a une autre (une autre règle) et que j'ai intérêt que l'on veuille suivre. (I, 106.)

Il a relation avec des savants. (I, ifiG.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE, xxxiu

Il n'aura point regret de mourir. (I, 388.)

Capys est froid écrivain. (I, 126.)

Le sot est automate, il est machine, il est ressort. (II, 66.)

Le choix des pensées est invention. (I, 148.)

I^a moquerie est souvent indigence d'esprit. (I, 9.35.)

Liberté, c'est choix. (II, 274-, voyez i/>it/em^ l. 6 et /. 9.)

C'est rusticité que de donner de mauvaise grâce. (I, 3i5.)

C'est médisance, c'est calomnie. (II, 444-)

La faire attendre (la justice), c'est injustice. (II, 11 a.)

Si la noblesse est vertu, elle se perd par tout ce qui n'est pas vertueux.

Il y a une fausse modestie qui est vanité, une fausse gloire qui est légèreté, une fausse grandeur qui est petitesse, une fausse vertu qui est hypocrisie, une fausse sagesse qui est pruderie. (I, 186.)

La liberté n'est pas oisiveté. (II, 121.)

La terre entière n'est pas espace par rapport à cet éloignement. (II, 363.)

La gloire aime le remue-ménage, et elle est personne d'un grand

fracas. (II, i3o.)

Ils sont gens à belles aventures. (I, 282.)

Les coureurs n'ont pu discerner si ce qu'ils ont découvert à la campagne sont amis ou ennemis. (I, 82.)

il n'y a sorte de volupté qu'ils n'essayent, et dont ils ne puissent rendre compte. (I, 3o3.)

Amas d'épithètes, mauvaises louanges : ce sont les faits qui louent, et la manière de les raconter. (I, 116.)

Il donne pension à un homme. (II, i4i)

Un grand qui tient table deux fois le jour, et qui passe sa vie à faire digestion. (II, ii3.)

C'est lui qui fait querelle à ceux qui étant entrés par billets, croient

ne devoir rien payer. (I, 46.)

Nous nous sommes réglés sur l'abrégé de M. de Mezeray pour la vie du roi Henri second... ; je m'attache présentement à en faire récapitulation à Son Altesse. (II, 607.)

Il met du rouge, mais rarement; il n en fait pas habitude. (II, i49-)

Petits hommes..., qui ne faites pas même comparaison avec l'éléphant et la baleine. (II, 128.)

Il y a un temps où les filles les plus riches doivent prendre parti. (I, 189.)

Ces arguments qui emportent conviction. (II, 341.)

« Mercure est commun, » proverbe grec, qui revient à notre a je retiens part. » (I, 58, note 2.)

Il faut laisser Aronce parler proverbe. (I, 216.)

Ils parlent jargon et mystère sur de certaines femmes. (I, 282.)

Des parenthèses, qui peuvent passer pour épisodes. (I, 220.)

Un homme qui étoit si touché de religion, etc. (II, 46G.)

Daus les cinq exeni|)lt'S qui suivent, les subst.Tiitit's sans article sont mis en rapport, comme s'ils étaient «létenuiués, avec les pronoms la^ aux siens, et les relatifs oue, dont, où :

Tout est tentation à qui la craint. (I, 180.)

Il ne parle que de paix, que d'alliances, que de tranquillité publique. que d'iutcrtt pul)lic; et en effet il ne songe qu'au^r siens. (1, 375.)

La vie de Louis XI nous a menés au delà de ce que je ])ensois,... faute de temps, qtie je partage avec bien des maîtres. (II, 477-)

Dès l'escalier je tombe en foiblesse d'une odeur Je maroquin noir dont ses livres sont tous couverts. (II, iSg.)

Vieil meuble de ruelle.^ oii il parle procès et dit des nouvelles. (II, 60.) La lÎRirYi-KK, III. a c

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