‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 92 sur 861 · Voyez tome I, p. 548, note · texte numérisé non relu

Voyez tome I, p. 548, note

2i6 ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tomk I.)

« Il n'est pas surprenant que le public, et, avec le public, Abraham du Pradcl dans son Livre commode^ ainsi que Brillon dans son Théophraste moderne^ aient confondu conférences et cabinets.

« En 169g, Brillon écrivait : a Les beaux esprits commencent à prendre l'essor. Le cabinet étoit trop sombre ou trop particulier; leurs confé- X i-ences n'avoient pas assez de sujets, ni leurs bons mots assez d'admirateurs. Ils s'assemblent dans les cafés, où on les entend décider souverainement des ouvrages d'esprit'.... » Rapprochée de la phrase de la Bruyère, et bien qu'elle ait été publiée près de dix années plus tard, la réflexion de Brillon peut être invoquée à l'appui de notre explication, jui laisse au mot cabinet un sens général.

« J'ai annoncé plus haut la reproduction de quelques pages de le Maire, luteur de Paris ancien et nouveau (i685), sur les cabinets. Je cite la définiion qu'il en donne, les renseignements qu'il ajoute sur la réunion de Villevault, et une partie des détails où il entre sur celle de Ménage.

« A Paris il y a toujours eu des sociétés de doctrine, où les gens savants et d'un mérite distingué se sont toujours fait paroître avec beaucoup d'éclat dans la république des lettres. Encore à présent nous avons quantité de grands hommes, dont les uns tiennent des assemblées publiques dans leurs maisons, en de certains temps et à certains jours, ou tout le monde est bien venu à proposer ses doutes sur quelque matière que ce puisse être;... les autres tiennent cabinet, c'est-à-dire qu'on ne s'assemble point chez eux sur le pied d'une conférence publique, mais où cependant l'on est toujours bien reçu à demander dans le particulier tout l'éclaircissement possible sur toutes sortes de sujet. « Au nombre de ces derniers est la maison de M. de Villevaut, maître des requêtes, qui demeure rue Hautefeuille. Outre que le maître du logis est un homme d'un profond savoir et d'une grande érudition, qui lui fait donner sur-le-champ la décision d'une infinité de points de doctrine sur lesquels on est à toute heure bien venu à le consulter, on rencontre chez lui presque toujours quelqu'un de ces rares génies et de ces esprits sensés qui approfondissent les difficultés les plus obscures, et les plus embarrassées des sciences: ce qui fait que chacun en sort très-content. C'est là où ceux qui composent sont ravis de trouver des oracles, pour les consulter sur les connoissances dont ils font profession, et se régler sur leur jugement. On censure, à la vérité, les pièces que l'on y présente, si elles méritent de l'être ; mais l'auteur ne demeure pas moins le maître de son ouvrage ; et il ne laisse pas de le faire paroître pour cela en quelle forme il lui plaît. Enfin l'on s'applique entièrement, dans cette maison, à l'étude des belles-lettres, de la physique, de l'histoire, et généralement de tout ce qui peut satisfaire les esprits les plus curieux. Les conférences particulières que M. de Villevaut tient chez lui ont succédé à celles que M. Salmon, son beaupère, tenoit auparavant; et celles de M. Salmon avoient aussi été précédées des conférences célèbres de MM. du Puy, dont le nom est illustre dans nos histoires, et en singulière vénération dans l'esprit de

tous les savants »

« Le Maire ne cite que deux cabinets : celui de la rue Hautefeuille, et celui du Cloître-Notre-Dame, qui était le cabinet tenu par Ménage :

« Les conférences de M. Ménage, de publiques qu'elles étoient, sont de- « venues particulières depuis quelques mois, au sujet d'une chute, dont il « reste notablement blessé aux jambes, en sorte qu'il ne peut marcher sans

I. Le Théophraste moderne, édition de 1701, p. 633. — Surles cabinets, voyez enflore le même ouvrage, p. 196-198.

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« quelque secours. Sa maison ne laisse pas d'être toujours ouverte à « tous ceux qui font profession des belles-lettres ; et dans le particulier « Ton n'y discourt pas moins de sciences que l'on faisoit, quand ses « conférences étoient publiques. Alors elles se tenoient tous les mercrea dis*.... » Voyez encore ci-après, sur ces assemblées, p. 219, addition relative à la page 43 1, xxvi, fin.

a Ménage avait fait partie de l'assemblée du cabinet de MM. du Puy. »

Page 3oi, note i, lignes 8 et 9, sujjprlmez les mots : « Y Impromptu de Versailles ».

Ibidem^ note 2, « le Remerciment au Bol, qui précède V Impromptu de Versailles », lisez : « le Remerciment au Roi de Molière », et supprimez les mots : « qui précède, etc. » (Voyez les OEuvres de Molière^ édition de la Collection des grands écrivains^ tome III, p. 283, et p. 297, note 3 de la page 296.)

Page 363, n° i, fin, ajoutez en note : « Amelot de la Houssaye rapproche de cette remarque le passage suivant du discours que prononça Marcellus Eprius dans la séance du Sénat où le pouvoir impérial fut décerné à Vespasien ; Se meminisse temporum quibus natus sit^ quam civitatis formam patres avique instituerint : ulteriora mirnri ^ prœsentia sequi ; bonos imperatores veto expetere, qualescunque tolerare. (Tacite, Historiarum liber IV [cap. viii].) »

Page 368, note i : « Sous le règne de François P' », Usez : « Sous le règne de Louis XII ».

Page 373, n° 12, lignes 26 et 27 : .... ou il est vif et grand parleur^ pour faire parler les autres, etc., ajoutez en note : a Amelot de la Houssaye écrit à côté de ce passage : « Cet artifice étoit familier au cardinal Mazarln, « qui, pour amuser les ambassadeurs et autres ministres étrangers, leur « contoit des nouvelles ou leur lisoit des lettres qu'il se faisoit écrire par « les nôtres. »

Page 374, n" 12, lignes 18 et 19 : il sait encore mieux parler ambigument,..^ ajoutez en note : « Autre annotation d' Amelot de la Houssaye : « Le feu « cardinal d'Esté, protecteur des affaires de France à Rome, usoit de cette « méthode. Il avoit un secrétaire nommé slgnor Pietro, qui avoit un talent « merveilleux pour faire des lettres équivoques, dont ceux à qui son maître « écrivoit n'étoient jamais plus contents que lorsqu'il les trompoit davan- « tage. »

Page 377, note 3, fin, ajoutez : « La Bruyère, dit M. Damien {Étude « sur Malebranche et la Bruyère^ p. 78-80), a pris l'idée première de son

« portrait du ministre ou du plénipotentiaire dans l'énumératlon dif-

« fuse qu'un froid panégyriste de Richelieu avait faite longtemps avant « lui des qualités nécessaires à un ambassadeur. (Voyez \ Histoire du mi- « nistlre du cardinal de Richelieu^ 2*' partie, p. 264-266, édition de i652, « petit in-i2, par Charles de Saint-Paul [Vialart].) »

Page 378, n° 16, note 2, substituez la note suivante : « Var. (édit. i, première rédaction) : a est de l'être moins quelquefois » ; édit. 1-6 : « d'être moins roi quelquefois ». La Bruyère a abandonné, dès la i'^ édition, qui reçut un carton avant la mise en vente, sa première rédaction, pour y revenir à la septième édition. »

Page 378, n° 17, fin, ajoutez en note : « Amelot de la Houssaye rapproche, avec à-propos, de cette remarque la dernière phrase du discours que Sénèque tient à Néron dans le livre XIV des Annales de Tacite,

I. Paris ancien et nouveau, ouvrage très-curieux, ou l'on voit la fondation, les accroissements, le nombre des habitants et des maisons de cette grande ville, avec une description nouvelle de ce qu'il y a de plus remarquable dans toutes les églises, communautés et collèges; dans les palais, hôtels et maisons particulières; et dans les rues et dans les places publiques Par M. le Maire. Paris (4 vol. in- 12, 1 685), tome 111, p. 439-441

2i8 ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tome I.)

chapitre liv : Hoc quoqite in titam glorîam ceclet^ eos ad summa vexlsse^ qui et modica tolerarent. »

Page 385, n" 28, fin, ajoutez en note: « M. Fournier [la Comédie de la Bruyère^ p. 100-102) rapproche de cette remarque le passage suivant du dernier des quinze pamphlets publiés en Hollande sous ce titre : les Soupirs de la France esclave (i" octobre 1690): a Sous le ministère de « M. Colbert, il fut mis en délibération si le Roi ne se mettroit pas en « possession actuelle de tous les fonds et de toutes les terres de France, « et si on ne les réduiroit point toutes en domaine royal, pour en jouir « et les affermer à qui la cour jugeroit à projjos. » Il y joint ce témoignage suivant lequel le jésuite le Tellier amena Louis XIV à créer l'impô. du dixième « en l'assurant qu'il étoit le maître et le propriétaire de tous « les biens du Royaume » (la Place, Pièces intéressantes ^ tome I, p. m), e; renvoie à un article de M. H. Trianon, publié dunsV Illustration du 19 avril i85i (p. 255) et à VAnalcctabihlion du marquis du Roure, tome II, p. 357. 3 Page 408, IV. Le second alinéa, dans lequel nous combattions F interprétation des clefs, peut être supprimé. La citation de Descartes que nous avons faite ci-dessus (p. 206, addition relative à la page iiG, note i,fin) le rend superflu. A voir comlsien de fois la Bruyère s'est inspiré de Malebranche, il est permis de supposer qu'ici encore il reproduit, sous une forme nouvelle, une réflexion qu'il a lue dans la Recherche de la vérité.

Page 4^1) "^'i, avant-dernier alinéa, ajoutez en note : « Annotation d'Amelot de la Houssaye : « Perrault. Maintenant que la Bruyère est de « l'Académie, M. Perrault n'aura pas ses coudées franches avec ^xn. tel « adversaire à ses côtés. »

Page 412, VIT, fin, ajoutez : « Amelot de la Houssaye nous semble mieux inspiré que dans la note précédente, lorsqu'il recueille le nom de Cousin, que nous trouvons reproduit dans les clefs manuscrites de quelques exemplaires : « Le président Cousin, qui travailloit au Journal « des Savants d'une manière assez négligée, quoiqu'il fût d'ailleurs homme « de mérite et chargé d'érudition. » Moins afîirmatif et plus explicite, Félibien écrit de son côté : « On veut que l'auteur ait eu en vue M. Cou- « sin qui lut ces Caractères en manuscrit, et dit pour toute louange : « Le « livre est passable. »

« Le premier alinéa de la remarque fait partie de la i'"^ édition, et parut avant que le président Cousin eût jju imiter les gens dont parle la Bruyère et qui, « portés par la foule et entraînés par la multitude, » disent enfin « qu'ils ont les premiers approuvé » l'ouvrage. Si, le livre publié et le succès obtenu. Cousin se déclara l'admirateur de la Bruyère, il ne se hâta point de l'écrire. Le Journal des Savants^ qui plus tard devait annoncer avec exactitude les imitations que l'on fit des Caractères.^ ne signala en effet les Caractères à ses lecteurs qu'en 1689, lorsque parut la 4^ édition (voyez ci-dessus la Notice bibliographique .i\i. 142, n» 4)- Le président Cousin était alors le directeur dudit journal; la Bruyère avait quelque droit de lui reprocher son peu d'empressement; il revint sur la même pensée, dans sa G'' édition, par le second alinéa de la remarque, en réponse peut-être à l'éloge tardif et discret du Journal des Savants. Dans la suite, le président Cousin ne se départit jamais de sa froideur, soit qu'il ait conservé quelque rancune de la remarque qui lui était plus ou moins justement appliquée, soit qu'il ait eu quelque autre raison de garder une certaine réserve vis-à-vis de la Bruyère : « Peu s'en faut, écrivit-il avec quelque apparence d'humeur, en parlant du discours académique où l'abbé Fleury rendit hommage à notre auteur, qui venait de mourir, peu s'en faut que les nouveaux Caractères de M. de la Bruyère « n'y soient égalés aux anciens qui lui avoient servi de modèle, » {Journal des Savants^ 1696, n" du 20 août, p. 396.) »

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Page 4i3, ligne 9 : « l'abbé de Cboisy, ami de la Bruyère », supprimez les qviatre derniers mots.

Page 421, XV, fin, ajoutez : « Après avoir relevé les annotations suivant lesquelles l'écrivain qui ne pensait pas assez serait soit la Motlie le Vayer, soit le P. Bouhours, et l'écrivain qui pense trop subtilement ^ soit Malebrancbe, soit Pascal, soit Nicole, Amelot de la Houssaye ajoute : « M. de « Salo ne parloit jamais de Montagne qu'avec mépris. J'ai vu son Mon- « tagne, dont toutes les marges étoient chargées de notes très-piquantes, « écrites de sa main. » — M. de Salo n'a jamais rien publié, que nous sachions, sur Montaigne. »

Page 427, entre les n" xxiv et xxv, insérez, sous le n" xxiv ^w, la note suivante :

« Page i47,n°59. — La gloire ou le mérite de certains hommes.... (1692.) Annotation d" Amelot de la Houssaye : « Le P. Bouhours, jésuite, a acquis « la gloire de bien écrire par plusieurs ouvrages qu'il a donnés au public. « Le P. Bourdaloue, au contraire, en a acquis beaucoup en n'écrivant « point, ce que l'on a de ses mains ayant été donné par de mauvais co- « pistes qui l'ont fait imprimer sans son aveu. )>

Page 427, xxv, ligne 2 : « Clefs imprimées du dix-huitième siècle, etc. », substituez à cet alinéa le suivant :

« Clefs imprimées du dix-huitième siècle : « Le P. Bouhours et le a P. Bourdaloue, tous deux jésuites. » C'est là une application inacceptable, et qui très-vraisemblablement n'aura été faite que par suite d'une méprise de copiste, qu'auront reproduite les éditeurs. On vient de voir dans la note qui précède que les noms de Bourdaloue et de Bouhours ont été écrits par Amelot en marge de la remarque 69, à côté de laquelle ils semblent légitimement placés. Cette interprétation était sans doute celle d'autres clefs manuscrites. Un copiste l'aura maladroitement inscrite en regard de la remarque 60, et les imprimeurs se seront mépris d'après lui.»

Page 43 1, XXVI, fin, ajoutez : « Amelot de la Houssaye, trouvant le nom de Ménage inscrit à côté de la remarque 62, le reproduit en le faisant suivre de cette annotation : « M. Ménage, qui étoit effectivement « chargé de beaucoup de lecture, se croyoit en droit de juger souverai- « nement de toutes sortes d'ouvrages da'iS les assemblées qui se faisoient « chez lui. Elles étoient composées d'un certain nombre de demi-savants, « qui se croyoient tous aussi infaillibles dans leurs jugements que leur « directeur. »

« Félibien inscrit un autre nom : « Ils veulent que ce soit M. Ménage, « mais c'est Baillet. » Adrien Balllet, bibliothécaire de M. de Lamoignon , fécond érudlt, avait déjà publié, quand parut cette remarque, les ouvrages intitulés : Jugements des sat'ants sur les principaux ouvrages des auteurs (i685 et 1686, 9 vol. in-12); des Enfants devenus célèbres par leurs études et par leurs écrits (1688); des Satires personnelles (en réponse à Ménage, 1689). Son ouvrage sur les Auteurs déguisés est de 1690. »

Page 43i, note i, fin, ajoutez : a Annotation d' Amelot de la Houssaye : « L'abbé de Villiers, autrefois jésuite, dans ses Réflexions sur les « défauts d^autrui , qui sont fort plates, insipides, et de très-mauvaises « copies de la Bruyère, que cet abbé ex-jésuite croit pourtant avoir dé- « passé de bien loin. Mais pourquoi s'en étonner? Ne sait-on pas que « l'école jésuite n'est pas moins propre à faire des présomptueux qu'à « former des savants? »

Page 435, note i, ajoutez : « Annotation d' Amelot de la Houssaye : « M. le Noble ne manquoit pas de talent jiour briller dans la magistra- « ture; mais il lui a manqué d'être honnête homme. »

Page 439, II, f^'otre fille est née pour le mondc^ ajoutez en note, à la fin du second alinéa : a Amelot de la Houssaye explique, comme le font

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les clefs, l'entrée de Mlle de Harlay « aux filles de Sainte-Elisabeth, » et il ajoute qu'elle y est religieuse au moment où il écrit. Il ne parut pas toutefois à tout le monde qu'elle eût été enfermée « parmi les vestales » par suite d'un acte d'autorité paternelle. On lit dans une lettre du temps (nous n'avons malheureusement pas gardé note de l'endroit où nous l'avons lue) : a La fille de M. le procureur général est entrée dans les filles de Sainte- Elisabeth pour y prendre Ihabit, au grand regret de Monsieur son père qui l'aime tendrement. » Cette lettre est du 24 avril i68fi, date qui ne s'ac-^ corde pas tout à fait avec celle que nous avons donnée au tome I, p. 439. Page 4415 "^î ligne dernière, et p. 44^, premières lignes : « À ces deux noms l'on eût pu en ajouter bien d'autres si l'on cherchait des exemples des gens qui ne savaient être des Erasme^ etc. », ajoutez en note, à la fin de l'alinéa : « Depuis la rédaction de notre Commentaire, M. Fournier a relevé une annotation de Felibien des Avaux d'après laquelle Erasme serait l'abbé de Choisy. La Bruyère, suivant l'interprétation de M. Fournier, l'appelle ici « Érasme » par allusion aux Dialogues qu'il fit avec l'abbé de Dangeau (1684), à la façon des CoUoqida. {^La Comédie de la Bruyère^ a" édition, tome I, p. i45, note 3, et tome II, p. Sig.) »

Page 44^1 IX, fin, ajoutez : « Voyez, comme le meilleur commentaire que l'on puisse lire sur l'application du caractère de Mopse à l'abbé de Saint-Pierre, les articles publiés en 1861 par Sainte-Beuve (Causeries du lundi^ tome XV), et dans lesquels est démontrée la ressemblance du modèle et du portrait. Felibien nomme un autre Mopse : M. de Saint- Ussans, auteur de Billets en vers^ publiés à Paris en 1G88. »

Pages 447, 448, etc., passim : « Claude le Pelletier.... le Pelletier de Sousy », lisez : « Claude le Peletier.... le Peletier de Souzy ».

Page 447-449. M. A. de Boislisle nous communique la note suivante au sujet de notre commentaire sur ce passage : Il connaît. ... le fond, etc. :

« Peut-on appliquer le terme de rupture des deux ministres à Louvois et Seignelay, qui ont toujours professé publiquement l'inimitié la plus franche? Il est vrai que, dans ses Mémoires^ M. de Sourches, à l'année 1686, constate « les apparences de la plus belle union du monde. » M. de Louvois reçoit M. de Seignelay à Meudon, et M. de Seignelay rend une fête à Sceaux, « Mais toutes ces belles amitiés ne trompoient personne, » et il n'en restait plus trace quand la guerre de 1688 et ses horribles cruautés, provoquées par Louvois, lui eurent attiré une disgrâce à peu près complète. Voyez P. Clément, le Gouvernement de Louis A//^, p. 226. »

Page 448, lignes 23, 24 et 3o. C'est en septembre 1689, et non en 1697, que Claude le Peletier se démit de ses fonctions de contrôleur général •, nous avons donc eu tort d'écrire que Jérôme le Peletier était mort à l'époque où Claude quittait les Finances. Ce sont ses fonctions de ministre d'État et la direction des postes que Claude abandonna en 1697 pour vi\Te, ainsi que nous l'avons dit plus loin, dans la retraite : voyez p. 2a5, addition relative à la page 687, xxvii, fin. Page 453. Après la Hgne 4, ajoutez, sous le no xiii :

« Page 169, n° 43. — Le sage guérit de Vambition (1689).

a Quelques annotateurs ont inscrit en marge de cette remarque le nom du duc de Beauvillicr. Amelot de la Houssaye admet l'application, mais en l'accompagnant du commentaire peu bienveillant qui suit : « M. le duc de « Beauvillier, qui pourtant n'est sage et modéré qu'autant qu'il le veut « paroître par une rigoureuse attention à bien composer toutes ses démar- « ches et à ne jamais sortir d'un certain équilibre qui l'a fait surnommer « le pendule de la cour. Au reste, c'est un très-foible génie, mais des mieux « accommodés au théâtre présent par ses airs graves et mortifiés. »

Page 453, I, fin , ajoutez : « Et ailleurs, dans les mêmes Mémoires (tome I, p. i53) : « J'avois trois mouchoirs de cou,... et pas un ruban de

ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tome I.) 221

« couleur, comme si j'eusse voulu avoir l'air d'une personne de quart rante ans. »

Page 453 entre les nos n qx. m, insérez sous le n° 11 l>is :

« Page 176, n° ai. — Bien des femmes ne sont pas mieux désignées.,.. (1688).

« Annotation d'Amelot de la Houssaye : « Témoin la marquise de la

Baume, que l'on ne connoissoit plus que sous le nom de vieux abbé « de Saint-Romain. »

Page 455, V, ligne 4, ajoutez : « Amelot de la Houssaye remplace le nom de Mme de la Ferrière par celui de Mme de Novion. Il s'agit sans doute de la même personne, car M. de la Ferrière épousa Mlle Novion. »

Ibidem^ v, insérez à la 5* ligne : ft Cette autre un moine,... Annotation d'Amelot de la Houssaye : « La duchesse d'Aumont. » Voyez ci-après, l'addition relative à la page 4^8, vu.

Page 4^6, VI, fin, ajoutez l'alinéa suivant : « Chacun de ses traits contre le grand et présomptueux comédien, dit M. Fournier en parlant de ceux que la Bruyère lance contre Baron, porte juste, et les plus fins les ont repris faute de trouver mieux. D'Âllainval, entre autres*, applaudit fort à celui-ci sur la déclamation du nouveau Roscius : « Il ne lui « manque.... que de parler avec la bouche. » Or, Baron, en effet, s'étoit si furieusement bourré de tabac dans sa jeunesse, qu'il parloit du nez très-désagréablement". » (La Comédie de la Bruyère, i>e partie, p. gS et 96.)

Page 4^7, ligne 20, « duchesse d'OIonne », /wes; o comtesse d'Ôlonne ».

Page 458, vu. Il paraît que nous avons eu tort d'hésiter à faire l'application de ce caractère à la duchesse d'Aumont. «On avoit toujours médit d'elle et de ses directeurs, lit-on dans une note du Chansonnier Maurepas (tome VII, p. 857), citée par M. Fournier (/a Comédie de la Bruyère^ 2" partie, p. 465, note i). Les deux plus fametix qu'elle ait eus jusqu'à cette présente année 1691, étoient le P. Gaillard, jésuite, qu'elle quitta pour un prêtre de l'Oratoire, appelé le P. la Roche. » Suivant M. Fournier, la Bruyère « était bien avec le P. Gaillard, » mais la lettre où M. Fournier voit la preuve de cette liaison, est une lettre dont il nous est permis de nier l'authenticité sans l'avoir vue (voyez tome II, p. 476).

On peut ra|)procher de ce caractère l'alinéa suivant du Théophraste moderne (p. 878), appliqué de même par la clef de cet ouvrage à Mme d'Aumont et au P. de la Roche : « Un directeur est bien récompensé par le don d'une maison de campagne, suivi d'une pension plus forte que le revenu d'une riche commande. Il n'y a personne qui ne se chargeât, à ce prix, de la conscience d'une duchesse pénitente. »

Page 458, viii, 3' et 4° lignes, en remontant : « Mme de Cheré n'était sans doute pas beaucouji plus connue de ses contemporains qu'elle ne l'est de nous », lisez : « Mme de Cheré pourrait être la femme d'un des maîtres des comptes de ce nom, fils ou petit-fils d'un des secrétaires du cardinal de Richelieu*. »

Page 459, après le n" viii, insérez sous le n° viii bis :

« Page 181, n° 39. Si une femme (16S9).

« Annotation d Amelot de la Houssaye : « Un M. le Franc, vicaire de « la paroisse de Saint-Séverin, maintenant curé de Vendôme, souffroit « qu'une de ses pénitentes vînt faire son lit et sa chambre tous les matins, « de sorte que le frère de la fille s'en étant plaint lojigtemps, mais en vain ,

1. Lettre sur Mlle Lecouvreur, daas la Collection des Mémoires sur l'Art dramatique, 1822, tome 11, p. 219.

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