‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 93 sur 861 · Almanach des Spectacles, 1757, p · texte numérisé non relu

Almanach des Spectacles, 1757, p

3. M. Fournier [la Comédie de la Bruyère, p. 164, note 3) voit dans la Ducherré, comme écrit la clef de iGg'J, une célèbre dévote, alliée à la famille d'Ormesson, citée par le Journal de Matthieu Marais, tome II, p. 240.

222 ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tome I.)

« fut obligé de menacer le directeur d'en avertir Mgr l'Axchevêque de « Paris : ainsi le mal cessa. »

Page 460, note 3, fin, ajoutez : « Sur Mme de Bauquemare, ou plutôt sur la présidente d'Ons-en-Bray, voyez encore les Chansons choisies de M. de Coulanges^ édition de 1754, P- 272. »

Page 463, XV, fin : « Bapproché de la date de l'expédition de Candie, etc. », substituez à cette fin de l'alinéa celle-ci : « Ce suicide a été mis en vers par le médecin Etienne Bachot {Parerga seii Horœ suhcessi^-ie^ i668, p. 29), et mentionné par Gui Patin dans sa lettre du 22 février 1669 [Lettres de Gui Patin^ édition Beveillé-Parise, tome III, p. 687 et 688, et la Comédie de la Bruyère^ 2<= édition, tome I, p. xxvii). »

Page 468, viTi, avant-dernière ligne, « Berthier », Usez : « Bertier ».

Page 471, XII, i" alinéa, fin, ajoutez : « Loyseau était receveur général des finances en Bretagne. »

Page 472, XIII, fin, ajoutez : a Veydeau de Gramont, condamné, a été « dégradé en pleine salle, dit Amelot de la Houssaye, et chassé du corps « avec toutes sortes d'ignominies, ce qui fut exécuté à la rigueur. Cepen- « dant, comme ses prétendus forfaits n'ont pas été trop solidement prou- « vés, bien des gens ont cru ce conseiller plus malheureux que coupable, ce a qui n'a pas fait d'honneur au Parlement, d'avoir si légèrement flétri un de « ses membres pour plaire à la cour, à qui la malice de ses ennemis l'avoit « rendu odieux plutôt que ses crimes, » La querelle de pêche (à laquelle seule la Bruyère fait allusion, car sa remarque date de 1687, et le procès que le Parlement fit à Veydeau y est postérieur de quelques années) a été contée, en 1688, par Courtilz de Sandras dans les Mémoires de Rochefort (édition de Cologne, p. 34^ et suivantes). »

Page 474, ligne 19, « Chantilly », lisez : « Gentilly ».

Page 475, ligne 9, effacez : « son neveu ».

Page 478, fin de la note 2 de la page 477, ajoutez : « Annotation d'Amelot de la Houssaye au sujet de Frémont, dont il cite le nom à côté de la remarque du chapitre des Biens de fortune : « Frémont, partisan, a ma- « rié sa fille à M. le maréchal et duc de Lorge, d'une illustre noblesse, « mais qui n'a pas voulu faire mentir le proverbe : ^d turpia cogit egestas. »

Page 481, VIII, ligne i3, « 1647 ''' ^"'^•^ • " ^747 »•

Page 484, ligne 6 : « Baymond, autre partisan », lisez : « François Rémoiid, dit de la Benouillière, autre partisan ».

Page 484, note 3, fin, ajoutez : « Il fut chargé, en 1690, de la régie des biens des religionnaires fugitifs. »

Page 490, ligne i4 : « 1684 », Usez ■' « 1675 ».

Ibidem^ note 2, lignes 7-10, supprimez la phrase : « Plus tard, des- « servi, etc. », jusqu'à : « tome IX, p. 3i » ; le passage de Saint-Simon s'applique, non à Louis, baron de Beauvais, dont il est question dans la Bruyère, mais à son fils.

Page 492, XX, fin, ajoutez :

« Dans la Comédie de la Bruyère [i^^ partie, p. i33-i35), M. Fournier exprime l'avis que Criton, Imposant des conditions extravagantes à ceux à qui sa terre fait envie, pourrait bien être la Touanne, trésorier de l'extraordinaire des guerres, qui possédait, à Saint-Maur, « la plus jolie mai- « son du monde, » au dire de Saint-Simon [Mémoires^ tome III, p. 194, édition de 1873), et de beaux jardins contigus au parc de Monsieur le Duc. L'ancien élève de la Bruyère eût en effet désiré, nous apprend Saint- Simon, « de joindre les jardins de la Touanne aux siens et d'avoir sa « maison; » mais, en 1690, il n'habitait pas encore le château de Saint- Maur, dont Gourville avait la jouissance (voyez ci-après, p. 2a3, l'addition relative à la page 5o6, xxxix, fin). Le très-vif désir d'agrandissement dont parle Saint-Simon fut sans doute postérieur à l'année 1690, date

ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tome I.) 223

de la remarque, et même à l'année 1697, époque où le duc de Bourbon reprit la libre disposition du château. — C'est en 1701 que la maison et le jardin de la Touanne devinrent la propriété de Monsieur le Duc. »

Page 492, note 4 de la page 491, ligne 2 : « (1672) », /isez : « (1662) ».

Page 493, xxr, lin, ajoutez l'alinéa suivant : « Pépinocourt fait aussi allusion aux retraites des Brontins, dans la réflexion où il compare certains « badauds, » qui louent les Provinciales et d'autres livres à « ceux « qui vont à la Trappe, pour paroître recueillis et gens d'oraison. » [Réflexions^ sentences^ etc., p. i3.) »

Page 5oo, ligne 9, après les mots : « qui entra à la chambre des comptes en 1704 », ajoutez : « Il s'agit, selon toute apparence, de Jean Neyret de la Ravoye, qui fut plus tard trésorier général de la marine. »

Page 5o6, xxxix, fin, ajoutez :

« Aux yeux de M. Fournier (la Comédie de la Bruyère^ i^c partie, p. i36-i38), la royale maison, bâtie sur les bords de l'Euphrate, et ombragée au couchant par un bois sacré, est bien le château de Saint-Maur, si voisin de la forêt de Vincennes et de la Marne; Zénobie est Catherine de Médicis, à laquelle avait appartenu Saint-Maur; et le pâtre est la Touanne (voyez ci-dessus, p. 222), qui avait dépensé, pour embellir sa maison de Saint-Maur, « plus de sept à huit cent mille livres. » [Dangeau, tome VIII, p. 236.) Nous ferons remarquer que ce n'était pas le château même de Saint-Maur qui appartenait à la Touanne : il n'avait qu'une maison contiguë au parc, et qui avait été jadis une dépendance du domaine de Catherine de Médicis. Le château, construit par Philibert Delorme pour le cardinal du Belloy, agrandi par Catherine de Médicis, appartenait, nous venons de le rappeler, à la famille de Condé, et Gouiville en avait eu la jouissance pendant plusieurs années. »

Page 5o7, xli, ligne 7 : « trente ans », lisez : a trente-neuf ans ». Page 5 10, lignes 8 et 9, en remontant : « Les dates d'admission que nous avons données, etc. », supprimez cette phrase*.

Page 5i4, i" alinéa, fin, ajoutez : « Amelot de la Houssaye ne s'accorde pas avec les clefs sur l'origine de la fortune des Leclerc de Lesseville : « Lesseville, dit-il, vient d'un grand-père qu'ils avoient, tanneur « à Meulan, chez qui la reine Marguerite, première femme de Henri IV, « accoucha d'un enfant, et à qui elle en laissa le soin. »

Page 5i8, ligne 3, en remontant, après les mots : «mai 1688», ajoutez : « Paris ancien et nouveau^ par le Maire (i685, in-12), tome III, p. 469 ».

Page $2 5, V, fin, ajoutez:

« Avant l'exil, le duc de Luxembourg fut longtemps à la Bastille et y « laissa de sa réputation, » dit Saint-Simon*. A vrai dire, il n'y eut qu'une passagère interruption dans l'éclatante faveur dont a joui tout le reste de sa vie, et jusqu'à sa mort, ce brillant général, qui « ne compta « ses campagnes que par des combats et souvent par des victoires, » qui « captivoit les troupes et les officiers généraux, » et tenait « la cour et la « ville éblouis du tourbillon : » ce sont les expressions presque textuelles de Saint-Simon, obligé malgré lui de l'admirer^ ; mais la disgrâce du duc de Luxembourg permet d'accepter l'interprétation des clefs, si l'on tient à appuyer d'un exemple cette réflexion, d'une banale vérité, à laquelle la Bruyère, après Montaigne, a donné un tour original. « Il est, dit-il de « l'homme de valeur que l'on vient de placer dans un nouveau poste, si « prodigieusement flatté dans toutes les peintures que l'on fait de lui, « qu'il paxoît difforme près de ses portraits. » M. Fournier a finement

I. Voyez ci-dessus, p. 212, l'addition relative à la page 275, note i, lignes 4-6. a. Voyez ses Mémoires, tome I, p. i32. 3. Voyez ibidem, tome I, p. i33.

224 ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tome I.)

rappelé (voyez la Comédie de la Bruyère ^Xome II, p. 4i4 et 4i6) 1^^ le duc de Luxembourg était bossu. Voici le portrait que Saint-Simon a fait de lui dans ses Mémoires (tome I, p. 129) : « Un esprit d'intrigue, de débau- « che et du grand monde lui lit surmonter le désagrément d'une figure « d'abord fort rebutante ; mais ce qui ne se peut comprendre de qui ne « l'a point vu, une figure à laquelle on s'accoutiimoit, et qui, malgré une « bosse médiocre par devant, mais très-grosse et fort pointue par der- « rière, avec tout le reste de l'accompagnement ordinaire des bossus, « avoit un feu, une noblesse et des grâces naturelles et qui brilloient dans « ses plus simples actions. »

Page 53o, xiv, fin, ajoutez : « Mais les annotateurs ont inscrit, bien à tort, à côté d'une remarque qui date de 1687, les noms de ces divers traitants ; à cette époque, le contrôleur général, qui était Claude le Peletier, n'admettait aucun d'eux à prendre part aux affaires; ils n'ont eu leurs entrées au Contrôle général que du temps de son successeur, alors que la guerre de 1688 obligea le Peletier à donner sa démission, et Pontchartrain à se livrer tout entier aux affaires extraordinaires et à faire appel aux Deschiens, Monnerot et autres. »

Page 53 1, xvi. M. de Boislisle conteste à bon droit la justesse de l'application que font ici les clefs : il est peu vraisemblable, en effet, qu'une remarque publiée en 1690, avec cet air de nouveauté, fasse allusion à la nomination de le Peletier, qui remontait à i683, plutôt qu'à celle de Pontchartrain, qui eut lieu en 1689.

Page 532, xviii, remplacez le second alinéa par ceux-ci :

« L'auteur de la Fie de Vabbé de C/(o«j (1742, in-8°, p. 222) dit qu'«on « ne sauroit presque douter que la Bruyère n'ait eu en vue Choisy, » lorsqu'il a écrit le caractère de Théodote.

« A l'appui du témoignage des clefs, vient encore celui de Félibien, produit par M. Fournier : voyez la Comédie de la Bruyère^ 2^ édition, tome I, p. X, et 149? note, et tome II, p. 529.

« Le souvenir des relations d'amitié qui sembloient avoir uni la Bruyère et Choisy (voyez la Notice biographique')^ et celui de l'application que l'on a toujours et unanimement faite à ce dernier de l'un des compliments du Discours de réception à l'Académie de notre auteur, nous avaient empêché d'abord de nous rendre à l'interprétation des clefs. Mais suivant une note de Félibien, citée dans la Comédie de la Bruyère (2^ édition, tome I, p. 145), la Bruyère et Choisy « furent toujoiu^s mal ensemble. » D'autre part, nous avons, dans nos annotations du Discours à P Académie^ repris à l'abbé de Choisy, auquel elle n'appartenait pas, la louange que les commentateurs lui avaient jusqu'ici attribuée. Enfin, à mieux rapprocher du caractère de Théodote les traits qui nous sont présentés çà et là de l'abbé de Choisy, on est peu à peu frappé de la ressemblance. Sa mère en avait fait « une jeune précieuse, » et un courtisan; il était dévot, et sincèrement à ses heures ; ce qu'il fait, ce qu'il désire, il le fait ou le désire avec ardeur. Ses amis parlent— ils de son esprit? c'est pour vanter sa délicatesse, son agrément (je note trois fois l'épithète d'agréable à son adresse dans deux lettres de Mme de Scudéry ') ; le ton doucereux, les « petites manières » n'étonnent point d'un homme qui a si longtemps aimé et porté des habillements et des ornements féminins. ISous ne rappellerons pas la longue liste de ses ouvrages. Le dernier trait peut se justifier : après avoir été conclaviste général des cardinaux français à Rome en 1676, après avoir vainement tenté d'être nommé ambassadeur auprès du roi de Siam, après

I. Correspondance île Bussy R^hutin, édition de M. Lalanne, tome II, p. 7, 42 et 43; conférez tome V, \). 5o, et tome VI, p. ga.

ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tome I.) 225

avoir imaginé, sollicité et obtenu en i685 la création à son profit d'une coadjutorerie d'ambassade, il dut, au retour de son voyage à Siam, ambitionner aussitôt et espérer un poste : en mars 1691 (le caractère est de 1692), le bruit court qu'il va être bientôt évêque*, et il ne le devient point. Il était encore solliciteur quand la Bruyère mourut. Dans les premiers jours de novembre 1696, le bruit se répand à Fontainebleau que Bossuet est nommé premier aumônier de la future ducbesse de Bourgogne. « Tous les prétendants aux charges inférieures font assidûment leur cour au prélat, écrit l'abbé le Dieu le 5 novembre 1696, je remarque

l'abbé de Choisy entre eux » [OEuvres de Bossuet ^édh. Lebel, tome XL,

p. 224.) Bossuet devint, en effet, l'année suivante, premier aumônier de la duchesse de Bourgogne; mais l'abbé de Choisy ne fit partie, à aucun titre, des aumôniers de la princesse, désignés en décembre 1697.

Page 534, XXV, fin, ajoutez : a Félibien enfin veut reconnaître dans Aristide un ami de Bossuet, Caton de Court : « un des ])Ius savants hom- « mes du monde , très-honnéte homme, qui étoit attaché à M. le duc « du Maine, » dit Dangcau (tome V, p. 61); « si connu par son vaste et « agréable savoir, son esprit, sa douceur, sa modestie, ses amis », ajoute en note Saint-Simon. M. de Court mourut « de maladie à l'armée », au mois d'août 1694. Parmi les noms que l'on portait dans sa famille figure celui de la Bruyère, mais il n'y avait nulle parenté entre elle et celle de l'auteur des Caractères, »

Page 537, XXVII, fin, ajoutez : « Au surplus, c'est évidemment par suite d'une transposition que l'on a fait à Claude le Peletier l'application de cette remarque. La suivante , n° 98 , avait dû rappeler à plus d'un lecteur sa démission et sa retraite, et c'est sans nul doute en marge de falinéa 98 qu'on inscrivit son nom pour la première fois. La Bruyère, néanmoins, n'avait pu penser à lui lorsqu'il publia la remarque 97, car elle a paru en 1687, alors que le Peletier était encore contrôleur général. »

Page 539, entre m et iv, ajoutez, sous m his :

« Page 341, n» 14. — Liicilc aima mieux user sa t'(V.... (1687).

« Écoutez, mon fils, disait Mme de Choisy au jeune abbé de Choisy,

<( ne soyez point glorieux, et songez que vous n'êtes qu'un bourgeois

« Or, mon fils, pour n'être point glorieux, ne voyez jamais que des gens « de qualité'. Allez passer Tajarès-dînée avec les petits de Lesdiguières « le marquis de Villeroy, le comte de Guiche, Louvigny : vous vous ac- (( coutumerez de bonne heure à la complaisance, et il vous en restera u toute votre vie un air de civilité qui vous fera aimer de tout le monde. » — « Elle me faisoit pratiquer ces leçons, ajoute Choisy, et il est arrivé, « qu'à la réserve de mes parents, qu'il faut bien voir malgré qu'on en ait « je ne vois pas un homme de robe : il faut que je passe ma vie à la cour « avec mes amis, ou dans mon cabinet avec mes livres. » [Mémoires de Pabbé de Choisy^ collection Petitot, p. i52.)

« Si l'abbé de Choisy exposa jamais devant la Bruyère les enseignements qu'il avait reçus et le profit qu'il en tira, il est sans doute le Lucile auquel s'adresse l'auteur des Caractères. »

Page 543, VI, fin, ajoutez : « C'est ainsi que nous avons fait rencontre d'un Annlhal qui était procureur (1693). — La Bruyère (tome II, p. 167, n° 9) joindra aux prénoms qu'il cite ici celui de Cjrtis : il y avait à cette

1. « Sous ombre que l'alibé de Choisy vous miinde les nouvelles mieux qu'un autre vous croyez vous passer de tout le monde, Monsieur le Comte? Il va être évéque au premier jour, et je serai vengée. » (Lettre de Mme de M. à Bussy, du 2 mars 1691, Correspondance de Bussy ^ tome VI, p. 458.)

La Bruyère, m, i i5

226 ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tomes I et II.)

époque un Cyrus de Brion, seigneur de Haute-Fontaine. (Archives nationales, Requêtes du Palais^ X^ 708.) »

Page 543, VII, ligne dernière : « 1676 », Usez : « 1696 ». Voyez les Lettres de Mme de Sévigné^ tome X, p. 364-

Page 544, ligne 9 : « M. de Carberon », lisez : « M. de Corberon ».

Page 545, lignes 3 et 4 : « Vingt-cinq li^Tes », lisez : « vingt-cinq mille li^Tes ».

Page 553, i, fin, ajoutez cet alinéa : « La clef insérée dans la traduction anglaise des Caractères, publiée en 1702 (voyez ci-dessus, p. 174, n° 3), nomme à côté de Démophile, abbé de Sainte-Hélène {wlw was dissatisf^y'd willi the ministry), le conseiller Aubray comme l'original de Dasilide. »

Page 56o, lignes 14 et i5, au sujet de ces mots : « Claude le Peletler, dont l'administration n'avait jamais été soupçonnée », M. de Boislisle nous écrit : a Sans vouloir le moins du monde incriminer la gestion de Claude le Peletier, on pourrait rappeler ici que sa première mesure financière fut de rembourser, et cela en dix-huit mois, en créant des rentes sur la ville qu'il recommandait fort à ses amis, les 35 ou 38 millions de dette flottante que la Caisse des emprunts devait à la mort de Colbert. »

Page 56o, note i. A l'encontre de l'opinion de Walckenaer, que d'ailleurs nous avions écartée, M. de Boislisle nous adresse l'objection suivante, qui est fort juste : c Le Roi ne s'enrichit nullement par les opérations monétaires de 1689 à 1691 : d'une part, il perdit moitié sur les meubles d'argent et d'or qu'il fit fondre; d'autre part, la refonte des monnaies fît fuir tout le numéraire à l'étranger. »

Page 56i, \t, fin. Note communiquée par M. de Boislisle :

« On retrouve la même idée exactement reproduite plusieurs fois, d'après Tacite, dans la Fie de M. Daguesseau, écrite par le chancelier, son fils, mais à propos de ce qui se passa en 1699, quand Pontchartrain devint chancelier pour laisser le contrôle à Chamillart. M. Walckenaer ne s'est trompé que jusqu'à un certain point, en disant que Pontchartrain était « nouvellement nommé en 1688 ». C'est à la fin de l'année 1687 que Pontchartrain avait quitté la première présidence du parlement de Bretagne pour devenir, sous un titre d'intendant des finances, le factotum, le bras droit de l'impuissant le Peletler. Et, quand la Bruyère imprimait sa phrase, le public connaissait déjà Pontchartrain comme un des principaux admmistrateurs des finances, ou même comme le successeur probable du contrôleur général. »

Page 563, supprimez VErrata,

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