‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 94 sur 861 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

Page 38, n" 81, fin, ajoutez en note : « Cette remarque a été insérée par la Bruyère, pendant le cours de l'impression de la i""^ édition, à la place de la remarque suivante, qui a été conservée pour le moins dans un exemplaire de cette édition :

« Il y a des gens qui apportent en naissant, chacun de leur part, de « quoi se haïr pendant toute leur vie, et ne pouvoir se supporter. »

Voyez la Notice bibliographique, ci-dessus, p. i37 et i38. »

Page 70, en tête de la note 2, ajoutez : « Ainsi encore, dit Descartes,... « qu'il soit aisé à croire que toutes les âmes que Dieu met en nos corps « ne sont pas également nobles et fortes,... il est néanmoins certain que (' la bonne institution sert bcaucouji pour corriger les défauts de la

ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tome II.) 227

(( naissance. » {Les Passions Je Pdme, 3« partie, p. 222, édition de Paris, i65o.) »

Page 84, note i, ligne 2: « (i536-i6o4) », Usei- : «(1537-1604)* ». -.■

Page 85, n" 20, lignes 9 et 10 : Eurypile se pique-t-U d'être bel esprit ?... ajoutez en note :

« Le Furcteriana (1696, p. i58) attribue à la Bruyère un mot que M. Fournier, dans la Comédie de la Bruyère^ p. 81 et 82, rapproche avec à-propos de cette remarque, ainsi que du caractère de Cjdias (tome I p. 241, n" yS) : « Ces personnes qui briguent tant le nom de bel esprit « M. de la Bruyère les appelle garçons bel esprit^ comme qui diroit « garçon tailleur. » Le Fureteriann a été publié plusieurs années après l'édition (la 6°, 1691) qui contient le caractère cVFurjpile ; mais Furetière était mort en 1688, c'est-à-dire depuis trois ans, quand ce caractère parut. — Voltaire reproduit dans son Dictionnaire philosophique (au mot Esprit^ section 11) la comparaison de la Bruyère : « Ce mol tivmme d'esprit « n'annonce point de prétention, et le bel esprit est une affiche : c'est un « art qui demande de la culture ; c'est une espèce de profession et qui « par là expose à l'envie et au ridicule. »

Page 88, note 2, ajoutez : « Ce n'est pas au hasard que la Bruyère fait choix pour Antisthène de la profession de vendeur de marée : on pouvait y gagner la richesse et y devenir un personnage, témoin le ijremier échevin de Paris en 1696, Bazin, dont le nom figure dans les chansons et les satijes du temps. »

Page 90, n° 25, fin, ajoutez en note : « Dans la rédaction primitive de la Bruyère, la remarque commençait ainsi : « Ce prélat ne se mon- « tre point à la cour », et elle se terminait d'une manière différente- à la place de la phrase : « Les temps sont changés, etc. », on lisait : « Com- « ment lui est venue, dit le peuple, cette dernière dignité? »

Page 104, n» Sg, lignes 3 et 4, aux mots : l'on ne se rend qu'à rexlrémitd et après que le Prince s'est déclaré par les récompenses .^ ajoutez en note : « Annotation d'Amelot de la Houssaye : Nec enim credi potest virtuti qux sequestratur a preemio. Cassiodore. »

Page II 3, n» 84, fin, ajoutez en note : « Var. (édit. i, première rédaction) : « et une grande erreur d'en attendre tout et de la négliger. »

Page i3i, ligne i, fin, ajoutez en note : « Brienne, dans ses Mémoires (édition de F. Barrière, tome I, p. 222), parle d'un habile homme qui pour le divertissement de Louis XIV enfant, avait attelé une puce à un canon d'or. Voyez encore l'anecdote contée par Mme de Sévigné au sujet d'un homme qui, à Paris, « avoit fait pour chef-d'œuvre un petit « chariot qui étoit traîné par des puces, » (Lettre du 4 décembre 1673 tome III, p. 299.) » '

Page i35, ligne dernière, « il a le cœur épanoui de joie », ajoutez en note : « A côté de cette expression, à côté de l'alinéa tout entier comme aussi de celui qui termine (p. 142) cette galerie de portraits de curieux il n'est pas sans intérêt de citer ce passage des Caractères de l'homme sans passions^ d'Antoine le Grand : « Quel épamissement {sic) de joie ne témoi- « gnent-ils pas {il s'' agit des fleuristes)^ quand leur jardin leur a fait une « fleur nouvelle, qu'une tulipe a bien marqué, qu'une animonde a doublé « à proportion, et qu'un œillet a mêlé agréablement le sang et le lait « parmi ses feuilles ! Mais aussi quel déplaisir ne conçoivent-ils pas « quand les vers ont troué un oignon dans une planche, que le soleil a « desséché une plante dans un violier, que le vent ou le froid a fait

I. Voyez au sujet de cette rectifie ition de I;i date de la niissaane du cardinal d'Ossat, la Revue des Soclkés savantes, aunée 18IJ7, p. Sgo et 5oi.

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« mourir lui arbrisseau contre la muraille? On les volt aussi affligés de '.( leur perte que de celle d'un rojaume, et je ne sais s'ils ne préféreroient « pas la mort du plus cher d'un de leurs amis à celle d'une tulipe ou « d'une animonde. » {Caractères de f homme sans passions ^ ifi63, ii^ partie, 4^ discours, p. 198 ; citation faite par M. Damien dans son Etude sur la Bruyère et Malebranclie^ p. i5.) »

Page 1-3, n" 22, fin, ajoutez : « Amelot de la Houssaye écrit la note suivante eu marge de cette remarque : a En i6gi, le curé de Saint-Sul- « pice osa dire dans son prône du dimanche de la Passion que toutes les « absolutions données par les moines aux paroissiens qui se confessoient « à eux en temps de Pâques étoient nulles, et que les communions pasce châles de ces paroissiens étoient des sacrilèges. » — Si cette date de 1691 est exacte, c'est plus de trois années après la publication de la Bruyère que le curé de Saint-Sulpice tonnait dans les mêmes termes que le curé des Caractères, rt

Page 201, n" 69, fin, ajoutez en note : « Malebranche aussi avait raillé les médecins et la crédulité des malades : voyez la Recherche de la vérité., tome II, livre IV, 4^ partie, chapitre iv, p. 87), et le i3^ Eclaircissement (tome III, 25. 279-310, de l'édition de 1678). Voyez également sur la confiance aveugle qu'inspirent souvent « des hommes que nous ne « connoissons point, qui n'ont ni la réputation et pour lesquels enfin « nous ne sommes prévenus d'aucun respect », tome I de l'édition de 1675, li\Te II, 3» partie, chapitre 11, p. 299. »

Page 220, n° 2, ligne 9 : « par celui auquel il est contraire », ajoutez

en note : « Var. (édit. i, première rédaction) : « par celui à qui, etc. »

Page 286, ligne dernière : « père », lisez : « frère ».

Page 287, ligne 6, « Pologne », lisez : « Hongrie ».

Page 321, VII, lignes 10 et 11 : « l'une ou l'autre raison, etc. », lisez :

« L'une ou l'autre raison aurait dû suffire pour démontrer l'in-sTaisem-

blance de l'application. Mais les annotateurs auraient-Ils eu tort d'inscrire

en regard de cette remarque le nom de le Camus , si la Bruyère en

eût conservé la première rédaction? ^Sous avons dit ailleurs (ci-dessus,

p. i38, et p. 227, addition relative à la page 90, n» 25, fin) que, dans

la première impression de ce caractère, il s'agissait d'un prélat qui ne

se montrait point à la cour, et que la dernière phrase était, non point

celle qu'on lit dans toutes les éditions, et de même dans la nôtre,

mais celle-ci : « Comment lui est venue, dit le peuple, cette dernière

dignité? »

« On voit combien les deux textes sont différents : le premier parle du dignitaire de l'église qui ne va pas à la cour, et auquel ses vertus, et non la faveur, ont tout récemment valu la pourpre, car il est vraisemblable qu'il s'agit d'un cardinal. Ainsi rédigée, la remarque s'applique parfaitement à l'évèque disgracié de Grenoble, le Camus nommé cardinal en 1686, sans que Louis XIV eût été consulté.

« Si ce n'est lui que la Bruyère désigne dans cette première rédaction (et comment ne serait-ce pas lui ?) tout lecteur s'y trompera. Or ce n'est pas seulement a le peuple » qui s'est étonné de cette nouvelle dignité : Louis XIV en a conçu une profonde irritation'. Ne sera-ce point le braver que de justifier ou de paraître justifier le choix du Pape? Et de plus, ne sera-ce point blesser Bossuet, sans parler des archevêques de Paris et de Reims, auxquels aussi la cour de Rome avait préféré le Camus? Les amis qui avaient reçu de la Bruyère ses premiers exemjilaires durent lui présenter ces objections, et les lui faire goûter. Il laissa le caractère,

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