‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 95 sur 861 · I. Voyez tome I, p. /|.>2 et 4i · texte numérisé non relu

I. Voyez tome I, p. /|.>2 et 4i

ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tome IÎ.) 229

mais il modifia par un carton le début, qui probablement ne se rapportait qu'à un seul prélat, le Camus, et changea la dernière phrase. Le compliment prenait ime direction nouvelle, et flattait tout à la fois Louis XIV et un évêque résident auquel il promettait une plus haute dignité. Ce prélat pouvait être l'évêque de Châlons. »

Page 342, ligne 12 : « 1680 », ILez : « 1780 ».

Page 352, xxiii, fin, ajoutez:

« Félibien rappelle, en marge de la remarque, le nom de l'abbé de P'euquières, qui mourut en 1691, victime peut-être de la curiosité qui l'avait conduit au siège de Mous. Uangeau écrit, le 5 avril 1691, au camp devant Mous (tome III, p. 317): « L'abbé de Feuquières, qui avoit « soixante et dix ans passés, et qui étoit venu par curiosité pour voir le « siège, tomba malade dans la tranchée en arrivant; on le porta le len- « demain à Valenciennes, et il y est mort ce matin. » Saint-Simon ajoute: « Cet abbé de Feuquières étoit un oncle de P'euquières [le lieutenant géné- (( rai, père de la belle-fîlle de la seconde marquise de Belleforière Soyecourt) et « de Rebenac, fort à la mode autrefois, et qui s'étoit mis toute sa vie sur a le pied de suivre le Roi à l'armée, où le Roi, pour la singularité, le « traitoit bien et le voyoit rarement ailleurs. »

Page 356, lignes 20 et suivantes, commentaire sur le caractère du curieux de fruits, « clefs Coste et clefs manuscrites, etc. », Usez : « Clefs Coste et clefs manuscrites : « Le sieur Marlet, l'avocat. » Diverses clefs margijiales, celle de Félibien, entre autres, donnent le wsà nom de cet avocat. « L'avocat Merlet, dit Félibien, qui a écrit de la culture des arbres « et des plantes. » — « Jean Merlet, ajoute M. Fournier {la Comédie de « la Bruyère, 2« édition, tome I, p. xxxiii-xxxiv), avait, dès 1667, publié (( chez Sercy un petit volume : abrégé des bons fruits, acec la manière de K les connoùre et de cultiver les arbres, réimprimé en 1675, puis en 1690....

« Saugrain le republia en 1740 Le volume ne parut avec son nom

(( qu'à la 3« édition, en 1690. »

Page 357, commentaire sur le curieux de médailles (p. i37); après l'alinéa relatif à le Nostre, ajoutez le suivant :

« Longpré étoit un écuyer du Roi, et directeur d'une académie de manège au carrefour Saint-Renoît. Félibien le qualifie du titre d'écuyer, et ajoute ; « Il lui manque le Pescennius. » Voyez, sur le Pescennius !\'iger, dont l'absence fait un vide dans la suite d'empereurs de Longpré, VEssai historique sur la bibliothèque du Roi, par le Prince, édition L. Paris, j). 295 et 319-323. « De tous les empereurs romains du haut Empire, dit « le Prince, il n'en est aucun de qui les médailles soient plus rares que « celles de Pescennius. »

Page 357, ligne 2, en remontant, avant « etc. », intercalez : « une Notice de M. L. Delisle publiée dans le tome I" du Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque impériale, p. 335-356. »

Page 365, ligne 29, supprimez les mots : « l'abbé de Choisy ou ».

Page 366, v, fin, ajoutez : « Suivant la clef de Fébilien, c'est Varillas qui aurait posé pour Ihomme ridicule qui s'affiche par d'autres habits que ceux de son temps. La Rruyère serait en cela d'accord avec Ronaventure d'Argonne (Vigncul-Marville), qui parle dans ses Mémoires (tome I, . 25) de l'accoutrement suranné de Varillas : « Son chapeau, son colo let, son manteau, son pourpoint, ses chausses, ses bottines, tout faisoit « nargue à la mode, et le procès à la vanité. » (Fournier, la Comédie de la Bruyère, 2^ édition, tome II, p. 596, note i.) »

Page 368, vu, fin, ajoutez : « Clef de Félibien : a La Basinière, qui a eut le pied coupé pour avoir porté des souliers trop petits. »

« Macé Bertrand, seigneur de la Basinière, trésorier de l'Epargne, comme son père, financier célèbre et très-vaniteux, « mêlé à la cour

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« avec tout le meilleur, » et « familier avec tous, » dit Saint-Simon, mourut en novembre 1688. La cour de justice lui avait enlevé une partie de sa fortune, qui était considérable, et il avait perdu en même temps la charge de prévôt et de grand maître des cérémonies de Tordre du Saint- Esprit : Aoyez les Historiettes de Tallemant des Réaux, tome IV, p. 426 et suivantes; les mémoires de Saint-Simon, tome XII, p. 223; et le Journal de Dangeau^ tome II, p. 2o3, et tome XVI, p. 177. »

Page 879, lignes 17 et suivantes : au sujet du nom d'Imbercoiirt écrit en marge de la phrase : Plusieurs supprimant leurs noms^ ajoutez, en supprimant les mots : Aucun grand homme, que nous sachions, etc. : « Le nom d'Imbercourt avait été illustré au seizième siècle sous Louis XII et François ler, par un guerrier à qui Brantôme a consacré un article dans ses Vies des grands capitaines français (édition L. Lalanne, tome II, p. 402 et suivantes). »

Page 402, XXVII, au bas de la page, après la dernière ligue, ajoutez : « Ce n'est point le nom d'un prévôt de l'Ile que l'on pouvait s'attendre a voir inscrit à côté des premières lignes de la remarque de la Bruyère mais plutôt celui d'un prévôt de Paris (si, comme il est bien probable, il veut parler de Paris), et encore d'un prévôt de Paris de date antérieure à celle de la création de la charge de lieutenant général de police (1667). Un François Francini, sire de Grandmaison, de même prénom et de même nom que le prévôt de l'Ile mort en 16S8, fut nommé en i652, si nous nous en rapportons à une liste publiée par M. Desmaze', lieutenant criminel de robe courte -, il était ainsi, comme Lasnler, l'autre lieutenant criminel de robe courte que signalent les clefs, « l'un de ces « magistrats créés pour poursuivre et exterminer les voleurs. » A-t-on confondu les deux Francini?

« Pour Félibien, « l'homme en crédit » n'est pas Saint-Pouange, et l'officier est un lieutenant criminel qu'il ne nomme pas : « L'auteur, « dit-il, écrivoit ceci dans le temps que l'on parloit fort d'un vol à M. de « Barbezieux. On lui avoit volé luie boucle de diamants de mille pistoles, « à la sortie de l'Opéra. Il en fît grand bruit, et deux jours après le lieu- « tenant criminel la lui rapporta lui-même. »

« Pour avoir l'explication entière de la remarque, il conviendrait de savoir si un officier fut réellement poursuivi devant le Parlement, comme coupable de connivence avec les voleurs, et quel fut cet officier. Les noms que nous venons de citer ne semblent rappeler aucune aventure de ce gein-e, et nous ne connaissons d'autre procès de lieutenant criminel, à cette époque, que celui de René Choppin, qui, après avoir perdu sa charge en 1684, au moment où fut supprimé le nouveau Châtelet, se vit, deux ans plus tard, accusé d'avoir enlevé une femme, et d'avoir, en même temps, dirigé des poursuites contre le mari comme meurtrier de la femme disparue*. A ce chef d'accusation, il ne dut pas s'en joindre d'autres, car Clioppin, qui ne demeura que six mois à la Conciergerie, sut apaiser l'affaire.

« La remarque de la Bruyère, quels que soient les faits auxquels il y est fait allusion, exprime contre la police du temps un sentiment de défiance qui n'était peut-être pas sans hardiesse. »

Page 404, XXX, ligne 8 : « de ses enfants », lisez : « de ses petits-enfants ».

Ibidem, note i : « mari », lisez : « fils ».

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