Var. (édit. 1-3) : Racine descend jusques aux nôtres
2. Le même rapprochement avait déjà été fait, en 1686, dans le Parallèle de M. Corneille et de M. Racine , composé par Longepierre à la demande d'Adrien Baillet. « Et pour les comparer aux plus grands hommes que l'antiquité ait produits en ce genre d'écrire pour la tragédie, écrivait Longepierre dans le dernier paragraphe de son Parallèle, disons que M. Corneille approche davantage de Sophocle, et que M. Racine ressemble plus à Euripide. » (Jugements des savants, par Adrien Baillet, tome V, p. 438). — Voyez, à la fin du volume, V Appendice.
DES OUVRAGES DE L'ESPRIT. i43
Le peuple appelle éloquence la facilite que quelques- 55, uns ont (le parler seuls et longtemps , jointe à Temportement du geste, à Téclat de la voix, et à la force des poumons. Les pédants ne l'admettent aussi que dans le discours oratoire, et ne la distinguent pas de Tentassement des figures , de l'usage des grands mots, et de la rondeur des périodes.
Il semble que la logique est l'art de convaincre de quelque vérité; et Téloquence un don de F âme, lequel nous rend maîtres du cœur et de l'esprit des autres; qui fait que nous leur inspirons ou que nous leur persuadons tout ce qui nous plaît *.
L'éloquence peut se trouver dans les entretiens et dans tout genre d'écrire. Elle est rarement où on la cherche, et elle est quelquefois où on ne la cherche point.
L'éloquence est au sublime ce que le tout est à sa partie, (éd. 4-)
Qu'est-ce que le sublime? Il ne paroît pas qu'on l'ait défini^. Est-ce une figure? Naît-il des figures, ou du