‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 205 sur 373 · Var. (édit. 6 et 7) : Tout persuadé que je sois · texte numérisé non relu

Var. (édit. 6 et 7) : Tout persuadé que je sois

i5i DU MÉRITE PERSO^NEL.

4. Quelle horrible peine à un homme qui est sans preneurs et sans cabale, qui n'est engagé dans aucun corps, mais qui est seul, et qui n'a que beaucoup de mérite pour toute recommandation, de se faire jour à travers Tobscurité où il se trouve, et de venir* au niveau d'un fat qui est en crédit !

5. Personne presque ne s'avise de lui-même du mérite d'un autre.

Les hommes sont trop occupés d'eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres*, de là vient qu'avec un grand mérite et une plus grande modestie l'on peut être longtemps ignoré.

6. Le génie et les grands talents manquent souvent, quelquefois aussi les seules occasions: tels peuvent être loués de ce qu'ils ont fait, et tels de ce qu'ils auroient fait^.

n. Il est moins rare de trouver de l'esprit que des gens

qui se servent du leur, ou qui fassent valoir celui des autres et le mettent à quelque usage, (éd. 4-)

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