‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 231 sur 373 · Var. (édit. 4-7) : n'a plus besoin · texte numérisé non relu

Var. (édit. 4-7) : n'a plus besoin

DU COEUR. 2o3

Il n'y a qu'un premier dépit en amour, comme la prc- 28. mière faute dans Tamitié, dont on puisse* faire un bon usage.

Il semble que s'il y a un soupçon injuste, bizarre et 29. sans fondement, qu'on ait une fois appelé jalousie, cette autre jalousie qui est un sentiment juste, naturel, fondé en raison et sur l'expérience, méritcroit un autre nom.

Le tempérament a beaucoup de part à la jalousie , et elle ne suppose pas toujours une grande passion^. C'est cependant un paradoxe qu'un violent amour sans délicatesse. (ÉD. 40

Il arrive souvent que l'on souffre tout seul de la délicatesse. L'on souffre de la jalousie, et l'on fait souffrir les autres, (éd. 4)

Celles qui ne nous ménagent sur rien , et ne nous épargnent nulles occasions de jalousie , ne mérileroient de nous aucune jalousie , si l'on se régloit plus par leurs sentiments et leur conduite que par son cœur^. (éd. 4.)

Les froideurs et les relâchements dans l'amitié ont 3o, leurs causes. En amour, il n'y a guère d'autre raison de ne s'aimer plus que de s'être trop aimés, (éd. 4-)

L'on n'est pas plus maître de toujours aimer qu'on l'a 3i, été de ne pas aimer*, (éd. 4*)

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