‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 233 sur 373 · Var. (édit. 1-3) : des fonds inépuisables · texte numérisé non relu

Var. (édit. 1-3) : des fonds inépuisables

2. Var. (édit. 3 et certains exemplaires de 2) : on pleure amèrement, et on est, etc.

3. Dans les trois premières éditions cette réflexion est placée au chapitre de V Homme. La Rochefoucauld avait dit (nocccxxv) : «Nous nous consolons souvent par foiblesse des maux dont la raison n'a pas la force de nous consoler. »

DU COEUR. ao5

L'on est encore longtemps à se voir par habitude, et 37. à se dire de bouche que l'on s'aime, après que les manières disent qu'on ne s'aime plus*, (éd. 4-)

Vouloir oublier quelqu'un, c'est y penser. L'amour a 38. cela de commun avec les scrupules, qu'il s'aigrit par les réflexions et les retours que l'on fait pour s'en délivrer. Il faut, s'il se peut, ne point songer à sa passion pour l'affoiblir.

L'on veut faire tout le bonheur, ou si cela ne se peut 3g. ainsi, tout le malheur de ce qu'on aime. (éd. 4-)

Regretter ce que l'on aime est un bien, en comparaison ^o. de vivre avec ce que l'on hait.

Quelque désintéressement qu'on ait^à l'égard de ceux 4^. qu'on aime, il faut quelquefois se contraindre pour eux, et avoir la générosité de recevoir ^ (éd. 4-)

Celui-là peut prendre, qui goûte un plaisir aussi délicat à recevoir que son ami en sent à lui donner, (éd. 4-)

Donner, c'est agir : ce n'est pas souffrir de ses bien- 4^faits, ni céder à l'importunité ou à la nécessité de ceux qui nous demandent, (éd. 5.)

1. « On a bien de la peine à rompre quand on ne s'aime plus. » (£a Rochefoucauld, n° cccli.)

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