‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 234 sur 373 · Dans la 4® édition : « qu'on aye · texte numérisé non relu

Dans la 4® édition : « qu'on aye

3. « Si en l'amitié de quoy ie parle, l'un pouvoit donner à l'aultre, ce seroit celuy qui recevroit le bienfaict qui obligeroit son compaignon ; car cherchant l'un et l'aultre, plus que toute aultre chose, de s'entrebienfaire, celui qui en preste la matière et l'occasion est celuy-là qui faict le libéral, donnant ce contentement à son amy d'effectuer en son endroict ce qu'il désire le plus » (Montaigne, Essais^ livre I, chapitre XXVII.)

2o6 DU COEUR.

43. Si Ton a donné à ceux que Ton aimoit, quelque chose qu'il arrive*, il n'y a plus d'occasions où l'on doive songer à ses bienfaits, (éd. 4-)

44' On a dit en latin qu'il coûte moins cher de haïr que d'aimer, ou si Ton veut, que l'amitié est plus à charge que la haine ^. 11 est vrai qu'on est dispensé de donner à ses ennemis; mais ne coùte-t-il rien de s'en venger? Ou s'il est doux et naturel de faire du mal à ce que l'on hait', Fest-il moins de faire du bien à ce qu'on aime? Ne seroit-il pas dur et pénible de ne lui en point faire * ?

45. Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l'on vient de donner.

4^' Je ne sais si un bienfait qui tombe sur un ingrat, et ainsi sur un indigne, ne change pas de nom, et s'il méritoit plus de reconnoissance ^. (éd. 5.)

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