Var. (édit. 5-8) : fils d'Henry III
ET DE LA CONVERSATION. 2/ii
ronnoître aux maisons de France , cV Autriche et de Bavière* : « Quelles minuties! » dit-il, pendant qu'il récite de mémoire toute une liste des rois des Mèdes ou de Babylone, et que les noms d'Apronal, d'Hérigebal, de Noesnemordacl) , de Mardokempad, lui sont aussi familiers qu'à nous ceux de Valois et de Bourbon. Il demande si l'Empereur a jamais été marié ; mais personne ne lui apprendra que Ninus a eu deux femmes. On lui dit que le Roi jouit d'une santé parfaite; et il se souvient queTlietmosis, un roi d'Egypte, étoit valétudinaire, et qu'il tenoit cette complexion de son aïeul Alipharmutosis. Que ne sait-il point ? Quelle chose lui est cachée de la vénérable antiquité ? Il vous dira que Sémiramis, ou, selon quelques-uns, Sérimaris, parloit comme son fds Ninyas, qu'on ne les distinguoitpas à la parole : si c' étoit parce que la mère avoit une voix mâle comme son fils, ou le fils une voix efféminée comme sa mère, qu'il n'ose pas le décider. Il vous révélera que Nembrot étoit gaucher, et Sésostris ambidextre ; que c'est une erreur de s'imaginer qu'un Artaxerxe ait été appelé Longuemain parce que les bras lui tomboient jusqu'aux genoux , et non à cause qu'il avoit une main plus longue que l'autre; et il ajoute qu'ily a des auteurs graves qui affirment que c'étoit la droite, qu'il croit néanmoins être bien fondé à soutenir que c'est la gauche, (éd. 5.)
Ascagne est statuaire, Hégion fondeur, iEschine foulon, y5, et Cyrlias bel esprit, c'est sa profession. Il a une enseigne, un atelier, des ouvrages de commande, et des compagnons qui travaillent sous lui : il ne vous sauroit rendre de plus d'un mois les stances qu'il vous a promises, s'il ne manque de parole à Dosithée^ qui l'a engagé à faire une élégie; une idylle est sur le métier, c'est pour Crantor^ qui le presse,