‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 269 sur 373 · I. Voyez le Lexique · texte numérisé non relu

I. Voyez le Lexique

a. Var. (édit. 5; : d'assassiner et de se précipiter.

Ton expose sur une carte ou à la fortune du dé la sienne propre , celle de sa femme et de ses enfants , est-ce une chose qui soit permise ou dont Ton doive se passer? Ne faut-il pas quelquefois se faire une plus grande violence, lorsque poussé par le jeu jusques à une déroute universelle, il faut même que l'on se passe d'habits et de nourriture, et de les fournir à sa famille ? (éd. 5.)

Je ne permets à personne d'être fripon ; mais je permets à un fripon de jouer un grand jeu : je le défends à un honnête homme. C'est une trop grande puérilité que de s'exposer à une grande perte, (éd. 5.)

y6. Il n'y a qu'une affliction qui dure, qui est celle qui vient de la perte de biens * : le temps , qui adoucit toutes les autres, aigrit celle-ci^. Nous sentons à tous moments, pendant le cours de notre vie , où le bien que nous avons perdu nous manque.

77. H fait bon avec celui qui ne se sert pas de son bien à marier ses filles, à payer ses dettes, ou à faire des contrats , pourvu que l'on ne soit ni ses enfants ni sa femme.

78. Ni les troubles, Zénobie^, qui agitent votre empire, ni la guerre que vous soutenez virilement contre une nation puissante depuis la mort du roi votre époux , ne diminuent rien de votre magnificence. Vous avez préféré à

1. Var. (édit. 2 en certains exemplaires; 3 et 4) • de la perte des biens,

Page 1