Var. (edit. 6-8) : ou de manège
3. Var. (édit. 6 et 7) : on entend plus tôt dire à Théophile : Je le souverne .
sont an-dessus Je nous, nous les fait haïr* ; mais un salut ou un sourire nous les réconcilie.
Il y a des hommes superbes, que Télévation de leurs rivaux humilie et apprivoise; ils en viennent, par cette disji^ràce, jusqu'à rendre le salut; mais le temps, qui adoucit toutes choses , les remet enfm dans leur naturel. (ÉD. 6.)
Le mépris que les grands ont pour le peuple les rend i8 indifférents sur les flatteries ou sur les louanges qu'ils en reçoivent, et tempère leur vanité. De même les princes, loués sans fin et sans relâche des grands ou des courtisans, en seroient plus vains s'ils estimoient davantage ceux qui les louent, (éd. 4-)
Les grands croient être seuls parfaits, n'admettent 19. qu'à peine dans les autres hommes la droiture d'esprit, l'habileté, la délicatesse, et s'emparent de ces riches talents comme de choses dues à leur naissance. C'est cependant en eux une erreur grossière de se nourrir de si fausses préventions : ce qu'il y a jamais eu de mieux pensé , de mieux dit , de mieux écrit , et peut-être d'une conduite plus délicate , ne nous est pas toujours venu de leur fond. Ils ont de grands domaines et une longue suite d'ancêtres : cela ne leur peut être contesté.
Avez-vous de l'esprit, de la grandeur, de l'habileté, 20. du goût, du discernement? en croirai-je la prévention et la flatterie , qui publient hardiment votre mérite ? Elles me sont suspectes, et je les récuse. Me laisserai -je éblouir par un air de capacité ou de hauteur qui vous