I. Var. (édit. i) : nous les rend haïssables
met au-dessus de tout ce qui se fait, de ce qui se dit et de ce qui s'écrit; qui vous rend sec sur les louanges , et empêche qu'on ne puisse arracher de vous la moindre approbation? Je conclus de là plus naturellement que vous avez de la faveur, du crédit et de grandes richesses. Quel moyen de vous définir, Téléphon^? on n'approche de vous que comme du feu , et dans une certaine distance , et il faudroit vous développer, vous manier, vous confronter avec vos pareils , pour porter de vous un jugement sain et raisonnable. Votre homme de confiance , qui est dans votre familiarité , dont vous prenez conseil, pour qui vous quittez Socrate eX, Jjnstide'^^ avec qui vous riez, et qui rit plus haut que vous, Dai>e enfin, m'est très-connu : seroit-ce assez pour vous bien connoître? (éd. 6.)
21. Il y en a de tels , que s'ils pouvoient connoître leurs subalternes et se connoître eux-mêmes, ils auroient honte de primer, (éd. 5.)
22. S'il y a peu d'excellents orateurs, y a-t-il bien des gens qui puissent les entendre? S'il n'y a pas assez de bons écrivains , où sont ceux qui savent lire ? De même on s'est toujours plaint du petit nombre de personnes capables de conseiller les rois, et de les aider dans l'administration de leurs afiPaires ; mais s'ils naissent enfin , ces hommes habiles et intelligents, s'ils agissent selon leurs vues et leurs lumières, sont- ils aimés , sont-ils estimés autant qu'ils le méritent? Sont-ils loués de ce qu'ils pensent et de ce qu'ils font pour la patrie ? Ils vivent , il suflSt : on les censure s'ils échouent , et on les envie