Voyez Maurepas, tome IV, p
celui d'aimer, » lui écrit-il le 26 octobre 1676 (tome III, p. 188 . Il le lui reproche en vers comme en prose :
De mille amants ayant fait le destin,
La médisance a\ec son noir venin
A ^otre lionneur n'a fait aucun dommage.
Trop, on le sait, vous n'êtes que trop sage.
L'annotateur du recueil de Maurepas , qui n'accorde pas qu'elle ait été « ni belle ni agréable, » déclare qu'il y a dans ce rondeau, cilé par lui (tome IV, p. 263), « plus de galanterie que de vérité.... Elle put aA'oir quelques amants, ajoute-t-il, mais pour mille, qui se prend toujours pour un grand nombre, cela ne peut être. » De ces mille galants, Bussy n'était pas sans doute le plus dangereux, non plus que ce A'ieil amoureux qui en 1679 lui faisait don d'un tableau de six cents louis Correspondance de Bussy y tome IV, p. 287). En lisant la réflexion de la Bruyère, elle put faire un retour sur la défense qu'elle avait opposée, selon toute apparence, à leurs entre- })rises, et se complaire à y trouver im hommage rendu à sa vertu. Elle avait alors trente-cinq ans, si toutefois elle est en 1692 l'une des femmes de quarante ans qui auraient pu se reconnaître dans le portrait de Lise (vovez ci-dessus la note II, p. 453).
Le président de Bauquemare ressemblait-il, de son côté, au mari qui nous est ici représenté? Il est bien possible. En 1678, sa femme avait quelque influence sur lui, et lui recommandait utilement les procès de ses amis ' ; mais quoi qu'en ait dit Saint-Simon^, la mésintelligence entra un jour dans le ménage : du moins, en 1693, la présidente est-elle obligée de demander judiciairement les autorisations que lui refuse son mari ^.
La fortune du méjiage, si toutefois il était riche, provenait évidemment de la famille de Mme d'Ons-en-Bray, née Catherine Voisin, car le père de Nicolas de Bauquemare, président aux requêtes du Palais (mort en 167 1), « étoit médiocrement accommodé. » (Correspondance adminîstratu'e sous le règne de Louis XlVy tome II, p. 68.)