Pierre Monnerot, reçu en
M. le duc de Roquelaure étant à sa suite, le Roi lui demanda qu'est-ce qu'il disoit de tout ce qui paroissoit dans ce lieu. Roquelaure, avec son accent gascon, répondit : « Parbleu, Sire, il me semble que a Monnerot se marie ! » Monnerot passoit alors pour le plus riche partisan du royaume, et celui qui avoit le plus profité des avances qu'il avoit faites dans le temps de la guerre, contre lequel il y avoit beaucoup de plaintes, et qu'on regardoit comme ayant levé des droits fort à la charge du peuple; il pouvoit bien se faire que M. de Roquelaure n'eût pas sujet d'en être content. Cette réponse fit rire toute lu compagnie et rendit le Roi un peu pensif. Je ne sais si cette raillei le fît quelque effet sur Sa Majesté ; mais dans la recherche qui fut faite quelques années après sur les partisans, Monnerot fut un des plus exactement recherchés et taxés, si bien qu'il mourut en prison, n'ayant voulu ou pu payer sa taxe. »
Deux partisans du nom de Monnerot figurent sur la liste des gens d'affaires taxés par la chambre de justice en 1662 et en i663 : L. Monnerot, condamné à restituer huit cent trois mille six cent six livres ; L. G. Monnerot, condamné à eu restituer cinq cent cinq mille trois cents. Ces deux personnages étaient sans doute les « deux vieux garçons riches, » du nom de Monnerot, qui vivaient encore en 1698 et payaient cent dix mille livres la location viagère d'une terre voisine de Paris, somme qui représentait à peu près la valeur de la propriété même de la terre (Dangeau, tome VI, p. 346). Peut-être étaient-ils frères de Nicolas Monnerot.
Page 25l, n° 19. — Sylvain de ses deniers.... (1689).
Le nom de George (ou Gorge) se trouve ici dans toutes les clefs : a George, fameux partisan, qui a acheté le marquisat d'Entragues, dont il a pris le nom, est-il dit dans celles du dix-huitième siècle. Il est natif de Nantes , a fait fortune au tabac , en Bretagne , sous M. Fouquet, a de grands biens, et enfin a épousé Mlle de Valençay, fille du marquis de ce nom. »
George fut receveur général des aides de Paris durant le bail de François Legendre, de 1668 jusqu'à 1674 (Brossette, Correspondance de Boileau avec Brussette, édition Laverdet, p. 5 14). En 1670 il s'intéressa au bail de Dufresnoy (Dangeau, tome II, p. 33 2). Pour s'anoblir, il avait acheté une charge de secrétaire du Roi. Son mariage avec Mlle de Valençay, nièce du maréchal de Luxembourg et de la duchesse de Meckelbourg, fit quelque bruit, et c'est ce mariage qu'avait principalement en vue Boileau, voisin et ami de George,
lorsqu'il écrivait les vers suivants (465-469) dans la satire sur les Femmes (1693) :
Savez-vous que l'épouse avec qui je me lie
Compte entre ses parents des princes d'Italie,
Sort d'aïeux dont les noms,..? — Je t'entends, et je voi
D'où vient que tu t'es fait secrétaire du Roi :
Il falloit de ce titre appuyer ta naissance.
« On prétend, dit Brossette, auquel nous empruntons une partie des détails qui précèdent, que George est dans les Caractères de la Bruyère sous le nom de Sylvain. »
Sa femme, devenue veuve, épousa le duc de Bétliune (Saint-Simon, dans le Journal de Dangeau, tome I, p. 48).
Page 25 1, n° 20. — Dorus passe en litière — {1689).
Clefs du dix -huitième siècle : « M de Guénégaud. » — Cette annotation ne semble pas justifiable ; nous ne connaissons pas de Guénégaud qui ait pu « triompher de la bassesse et de la pauvreté de son père. » Des clefs manuscrites portent « Dacquin le fils. » Cette annotation ne se comprend pas mieux. En 1689, Daquin le père était encore en faveur : il tirait plus de quarante-cinq mille livres de sa charge, sans compter les autres profits; il n'avait donc rien de la pauvreté de Sanga*.
Page 25i, n° 21. — On ne peut mieux user de sa fortune que fait Périandre.... (1690).
Clefs de 1698 et de 1697 : a M. de Langiée *. « Clefs du dixhuitième siècle: «M. de Langlée , qui a gagné beaucoup de bien au jeu; il est maréchal des camps et armées du Roi; — ou M. Pussort, conseiller d'État, oncle de feu M. Colbert. »
I . Voyez le Dictionnaire des Bienfaits du Roi. L'un de ses fils, d'Aquin Châteaurenard, conseiller honoraire au Parlement, secrétaire du cabinet, etc., .^vait épousé une femme fort riche, Mlle de l'Isle (voyez ci-après, p. 493, la noteXXIY).
1. Il est des clefs manuscrites qui portent ici, en place de Langlée, soit Langtois, soit Langlois d' Inihercourt . Aucun Langlois, je crois, n'a eu assez de fortune ni de crédit pour jouer le rôle de Périandre (le plus connu était maître d'hôtel du Rf)i). C'est donc de Langlée, selon toute vraisemblance, qu'on a voulu parler. Quant au nom Langlois d'Imbercourt, il y a méprise ■ c'est Laugeois qui se faisait appeler d'Imbercourt : voyez ci-après la note XVI.
CLEFS i:t commentaires. 487
Beaucoup de traits du caractère de Périandrc conviennent à Langlée. Il était riche, son hôtel somptueux, sa table délicate ; il pr<^tait «de bonne grâce, » attendait de œ meilleure grâce enrore, » dit Saint- Simon (tome II, p. 385), et tout « homme de rien » qu'il fût, s'était fait une situation particulière à la cour, où il avait le j)lus grand crédit. Mais il n'était pas marié ; son père, déjà riche lui-même, avait acheté une charge de maréchal des logis et ne pouvait le faire « rougir. » Sa mère avait été femme de chambre de la Reine mère, mais ce souvenir n'était nullement « odieux » à la cour*. — Le caractère 18 du chapitre de la Cour offrira un portrait beaucoup plus exact de Langlée, et le fera mieux connaître (voyez ci-après, p. Sai, note III).
Quant à Henri Pussort, il ressemblait beaucoup moins encore à Péiiandre. Il « avoit, dit de lui Saint-Simon '^j le premier vol au conseil et aux commissions extraordinaires, mais dur et glorieux à l'excès. » — « M. Colbcrt Tavoit fait ce qu'il étoit, écrit-il encore dans ses Mémoires (tome I, p. 4ii) ; son mérite l'avoit bien soutenu. Il étoit frère de la mère de M. Colbert, et fut toute sa vie le dictateur, et pour ainsi dire l'arbitre et le maître de toute cette famille si unie. Il n'avoit jamais été marié , étoit fort riche et fort avare , chagrin, difficile, glorieux, avec une mine de chat fâché qui annonçoit tout ce qu'il étoit, et dont l'austérité faisoit peur et souvent beaucoup de mal, avec une malignité qui lui étoit naturelle. Parmi tout cela, beaucoup de probité, une grande capacité, beaucoup de lumières, extrêmement laborieux, et toujours à la tête de toutes les grandes commissions du conseil et de toutes les affaires importantes du dedans du royaume. C'étoit un grand homme sec, d'aucune société, de dur et de difficile accès, un fagot d'épines, sans amusement et sans délassement aucun, qui vouloit être maître partout, et qui l'étoit parce qu'il se faisoit craindre, qui étoit dangereux et insolent, et qui fut fort peu regretté. »
Pussort éXdàt glorieux , ce point lui est commun avec Périandre; mais ce n'est pas à « sa fortune, » c'est-à-dire à sa richesse, qu'il devait sa situation à la cour ; c'est à ses emplois , au crédit de sa famille, a et bien autant à son mérite, » ainsi que le fait remarquer l'abbé Legendre, confirmant Saint-Simon sur ce point [Mémoires , livre III, p. i2o). Si exigeant qu'il se montrât sur les égards qui lui étaient dus, il ne semble pas qu'il se soit jamais donné pour un homme de qualité, et son avarice devait l'empêcher d'user de sa fortune comme
1. Elle étîiit la « bonne amie » de Lauzun, dit Mademoiselle dans ses Mémoires (tome IV, p. 462), et Mme de Giignan la recevait à dîner {Lettres de Mme de Sévigné^ tome VIII, p. 417).
2. Mémoires de Dangeau, tome I, p. 242. — Pussort était conseiller d'Etat et membie du conseil des finances.
le fait Périandre, Son père, il est vrai, était simplement un marchand de Reims : les contemporains ont malignement noté cette modeste origine, en la rapprochant de ses emplois; mais en 1690 il avait sans doute perdu son père depuis longtemps : il avait lui-même soixante-quinze ans. Il mourut en 1697, sans avoir été marié.
Page 252, n° 22. — Combien d'hommes.... (1687). Clefs manuscrites : « Les partisans. »
Page 253, n° 23. — Si certains morts revenaient au monde.... (1687).
Clef de 1697 et clefs du dix-huitième siècle : « M. Laugeois (fils de M. Laugeois, receveur des consignations du Châtelet), qui a acheté la seigneurie d'Imbercourt, dont il porte le nom. ))
Sur ce Laugeois , qui était fermier général , voyez ci - après , note XVIII. Il était à cette époque fermier général et secrétaire du Roi.
Page 254, n" 26. — Ce garçon si J rais, sijleuri.... (1687).
«. M. le Tellier, archevêque de Reims, » dans toutes les clefs.
Avant et après sa nomination à l'archevêché de Reims (1671), Charles-Maurice le Tellier obtint un nombre considérable d'abbayes, et c'est là ce qui fit inscrire son nom à côté de cet alinéa. Il eut les abbayes (déjà énumérées en partie ci-dessus, p. 44i) de Breteuil, de Lagny, de Saint-Bénigne de Dijon (i 661), de Saint-Etienne de Caen (1668), de Saint-Rémi de Reims (1680), de Bonnefontaine (1682).
Il avait quarante -cinq ans en 1687.
Page 254, n° 27. — Chrjrsippe , homme nouveau,... (1690).
Laugeois^ suivant toutes les clefs imprimées et presque toutes les clefs manuscrites.
«M. Laugeois, fermier général, dont le fils a épousé la fille du président Croizet, cousine de M. de Ponlchartrain , et la fille le fils de M. le maréchal de Tourville, qui est devenu fort amoureux de sa belle-sœur et fut un jour obligé de se sauver par la fenêtre. » Telle est la note de la clef Cochin, qui est répétée dans les clefs du dix-huitième siècle, moins le dernier membre de phrase, et le nom
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de Croizet, })résident de chambre au Parlement, qui est remplacé par celui de Cousin , président à la chambre des monnaies.
Nous y signalerons une inexactitude. Ce n'est point le fils du maréchal de Tourville, mais le maréchal lui-même ', Anne-Hilarion de Costentin, comte de Tourville, qui épousa le i5 janvier 1690 Louise- Françoise Laugeois, veuve de Jacques Darot, marquis de la Poplinière, et fille de Jacques Laugeois, seigneur d'Imbercourt, secrétaire du Roi, et de Françoise Gosseau.
« Elle n'étoit rien, dit Saint-Simon en parlant de Mme deTourville, veuve de la Poplinière, homme d'affaires et riche. Quoiqu'elle en eût des enfants, elle étoit assez riche pour que Tourville eût envie de l'épouser. Laugeois, homme d'affaires, fort riche, donna beaucoup à sa fille pour ce mariage et les logea. » ( Mémoires ^ tome VI, p. laS.) — «Outre ce qu'elle avoit eu à son premier mariage, î Mme de la Poplinière, dit Dangeau (tome III, p. 53), a a encore eu (à P occasion de son second mariage) deux cent mille francs de M. de Laugeois son père ; elle a outre cela cinquante mille écus qu'elle a épargnés sur ses revenus ; on assure ces trois cent cinquante mille livres-là aux enfants qui viendront de ce mariage-ci. »
La 5® édition, dans laquelle parut le caractère de Chrysippe, fut publiée quelques mois après ce mariage, qui ne fut pas heureux.
Dans quelques clefs manuscrites, le nom de Langlois^ par suite sans doute d'une mauvaise lecture , remplace celui de Laugeois, et il est accompagné du nom de « M. de Turmenies. »
Turmenies de Nointel était trésorier de l'extraordinaire des guerres. Il vendit cette charge en i6g6 à Berthelot de Pleneuf, et acheta, au prix d'un million, celle de garde du trésor royal. Son administration dans ses premières fonctions fut soupçonnée d'irrégularité (Dangeau, tome IV, p. 207, et tome V, p. 809). — Voyez sur lui le Chansonnier Maurepas (tome XXVIII, p. 100 et loi). Il était père d'un intendant qui ne portait que le nom de Nointel, et sans doute aussi de Jean de Turmenies de Nointel, qui devint en 1690 conseiller de la première chambre des requêtes au Parlement.
Page 255, n° 28. — Laissez Jaire Ergaste.... (1689).
L'imagination des chercheurs d'affaires extraordinaires qui entouraient les ministres était inépuisable. « Ces déplorables moyens , dit M. Pierre Clément en parlant des affaires extraordinaires, inventés
I. Il ne l'était pas encore en 1690. Il a été nommé maréchal de France en 1693.
pour fournir aux dépenses de la guerre, se multiplièrent surtout de 1672 à 1675. Rien malheureusement n'était plus aisé. Le contrôleur général, un traitant plus ou moins ingénieux, un intendant de province, avisait une matière imposable à laquelle on n'avait pas encore songé. L'affaire était mise aux enchères, adjugée au plus offrant et immédiatement exploitée. Le trésor n'avait plus qu'à recevoir. Abusant malgré eux de cette funeste ressource, les contrôleurs généraux de la seconde moitié du règne, Pontchartrain, Chamillart et Desmarets, épuisèrent le pays et le réduisirent à cet état de misère dont Boisguilbert et Vauban on tracé un si affligeant tableau'. »
Ergaste^ dans la pensée de la Bruyère, est sans doute un traitant. Les auteurs des clefs en font unanimement un personnage de la cour, le baron de Eeauvais, capitaine des chasses des environs de Paris*.
Il avait obtenu en 1684 un privilège pour établir des voitures de louage qui devaient suivre la cour {^Dictionnaire des Bienfaits du Roi)^
1 . Lettres^ instructions et mémoires de Colbert, tome II, i*"* partie, p. lxxxiv. — Les donneurs d'avis étaient depuis longtemps bien accueillis. Voyez le Donneur d'avis aux partisans , sortant du cabinet des idées ^ 1649, et la Misère au temps de la Fronde, par M. A. Feillet, p. 457-
2. Le baron de Beauvais, après avoir été maître d'hôtel du Roi (charge qu'il vendit cent cinq mille livres en 1684), acheta en 1 685, moyennant cinquante-cinq mille écus, la charge de caj^itaine du bois de Boulogne, et obtint du Rcn un brevet de retenue pour pareille somme. « Cette charge, est-il dit dans le Dictionnaire des BienJ'aits du Roi, vaut sept mille livres du Roi, cinq mille livres de casuel, car il vend les charges de garde six cents écus, celle de portier quatre mille livres. » Plus tard, desservi auprès de Louis XIV par un contrôleur de la bouche, et accusé de vendre le gibier qu'il aurait dû envoyer à la table du Roi, il se vit obligé de se défaire de sa capitainerie : voyez Saint-Simon, tome IX, p. 3i. Son portrait se trouve dans le premier volume des Mémoires, p. 112. a II avoit été élevé, au subalterne près, avec le Roi.... Soutenu par sa mère et par un goût personnel du Roi, il avoit tenu son coin, mêlé avec l'élite de la cour, et depuis traité du Roi toute sa vie avec une distinction qui le faisoit craindre et rechercher. Il étoit fin courtisan et gâté.... » — Voici la note que contiennent, sur le baron de Beauvais, les clefs des éditions Coste imprimées en Hollande : « Le baron de Beauvais , grand donneur d'avis. Il a épousé Mlle Berthelot, fille de Berthelot des poudres, fermier général. Sa naissance est assez équivoque. On veut qu'il y ait de la jiourpre et des lys mêlés. D'autres assurent qu'il n'y a rien que l'ordinaire. Sa mère étoit de la confidence particulière de la feue Reine mère, et le bruit est que ce fut elle qui fut la première à assurer la Reine que le Roi , qui dans sa jeunesse paroissoit fort indifférent pour les dames , étoit très-sûrement propre au mariage, liheris procreandis aptissimum. L'on veut que Mme de Richelieu soit de la même famille. Son père étoit marchand de rubans au Palais, et sa mère s'appeloit Cateau la Borgnesse ; par ses libéralités, elle a fait M. Fromenteau comte de la Vauguyon , cordon bleu. » — Voyez sur la Vauguyon et Mme de Beauvais les Mémoires de Saint-Simon, tome I, \}. m et 112.
et l'avait fait confirmer en i685, à la suite d'un procès qu'il gagna, et dont le gain lui valut une augmentation de revenu de douze mille livres (Dangeau, tome I, p. 204); mais ce ne peut être en souvenir de ce privilège qu'il mérita d'être reconnu dans le caractère à'Ergaste. Cette concession, que le baron de Beauvais avait achetée moyennant la somme annuelle de douze mille livres, ])aYables à la recette du domaine royal, n'avait rien de commun, en effet, avec les affaires extraordinaires qu'imagine Ergaste.
Une de nos clefs marginales porte cette note : « Francine , ou le baron de Beauvais, auquel le Roi a donné les ronces et les épines qui croissent sur le chemin de Versailles. » Si le baron de Beauvais a vraiment obtenu cette concession d'épines, ce que nous ignorons, il y serait fait allusion dans ce membre de phrase : « il sait convertir en or jusques aux roseaux, aux joncs et à l'ortie, j
Quant au nom de Francine, il vient ici mal à propos. Il s'agit de Pierre Francine, maître d'hôtel ordinaire du Roi, intendant des eaux et fontaines des maisons royales ', mort au mois d'avril 1686. a C'est lui qui a fait l'établissement des chaises roulantes, » est-il dit dans le Dictionnaire des Bienfaits du Roi^ et telle est la raison qui a fait inscrire son nom à côté de celui à^ Ergaste.
La même clef nomme LuUi à propos d'Orphée. Il est possible que la Bruyère pense à LuUi en disant Orphée; quoi qu'il en soit, ce n'est pas d'un opéra intitulé Orphée qu'il s'agit. J. B. Lulli n'a pas fait d'opéra qui ait ce titre, et l'opéra d'Orphée^ composé par ses fils Louis et Jean-Baptiste, n'a été représenté qu'en 1690, un an après la publication de ce caractère.
Page 255, n° 29. — Ne traitez pas avec Criton.... (1690).
Clefs du dix -huitième siècle, jusqu'à l'édition de 1740 inclusivement : « Feu Berrier*, le commis de Colbert. Il étoit Manceau, simple sergent de bois'^. Il se fit connoître à M. Colbert du temps de la réforme des forêts de Normandie, et s'en fit si bien écouter qu'il gagna sa confidence, au moyen de laquelle il lui a donné une infinité d'avis, qui lui ont fait acquérir de grands biens '*. Il a laissé plusieurs