‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 363 sur 373 · C'est son fils qui a épousé la fille de Lulli · texte numérisé non relu

C'est son fils qui a épousé la fille de Lulli

2. La clef Cocliindit par erreur : « feu M. de laFerrière. » La note dont elle accompagne ce nom ne peut convenir qu'à Berrier ie père.

3. Quelques-uns prétendaient même qu'il avait été tout d'abord marqueur de jeu de paume.

4. Louis Berrier a été nommé successivement directeur de la Compagnie des Indes orientales (i665), secrétaire du conseil (1666), commissaire pour la vi-

enfants, dont un est maître des requêtes, appelé M. de la Perrière, qui a épousé la petite-fille de M. de Novion, premier président, qui pour consentir à cette alliance reçut cent dix mille Uatcs; ce mariage a depuis été fort traversé, et la jeune dame en a bien fait accroire à son mari. [Il fut greffier de la commission pour faire le procès à M. Foucquet , auquel de concert avec M. Colbert on vouloit faire perdre la vie, dans laquelle commission il fit plusieurs faussetés, dont craignant, après l'arrêt rendu de M. Foucquet, d'être recherché, il feignit d'avoir perdu l'esprit et se retira aux Enfants- Trouvés de la porte Saint- Antoine, par laquelle ruse, à la faveur de M. Colbert, il évita la peine de ses faussetés*.] » Ce qui est placé entre crochets ne se trouve que dans le manuscrit Cochin ; les éditions françaises ont de plus supprimé le membre de phrase : et la jeune dame, etc. Berrier mourut en 1686, quatre ans avant la publication de ce caractère , et dans les dernières années de sa vie, il vécut assez loin du monde et des affaires pour que le caractère de Criton eût cessé de lui être applicable.

Page 256, n° 3o. — Brontin, dit le peuple (1689).

Clef de 1697 : « Berrier, partisan. » — Clefs des éditions de 1697 et de 1720 : « MM. Berrier, dont on fait courir les Méditations. » — Clefs des éditions Coste, jusqu'à 1740 inclusivement: « M. de Pontchartrain, à l'institution des Pères de l'Oratoire, ou Berrier, dont on a fait courir les Méditations . » Dès l'édition de 1759, le nom de Berrier disparaît de toutes les listes, et c'est Pontchartrain qui, par suite de la suppression de ce nom, est indiqué comme l'auteur présumé des Méditations.

Berrier le père, dont il s'agit évidemment, était mort depuis trois

site des ports de Normandie, commissaire pour les affaires du domaine, membre de la commission chargée de juger Foucquet (1672), secrétaire des commandements de Marie-Thérèse avec la survivance de îa charge pour son fils aîné, M. de la Perrière. En 168 1, il donna sa démission de secrétaire du conseil et fut remplacé par celui de ses fils qui avait épousé Mlle de la Rochefontaine. — « Peu de temps avant la mort de Berrier, dit Walckenaer, p. 686 , on avait parlé de lui imposer de grosses taxes, ainsi qu'à Béchameil ; et Louis XIV avait nommé des commissaires à cet effet (conférez les Mémoires du marquis de Sourches, tome II, p. 179), » — Cette affaire suivit son cours : au mois d'août 1688, MM. Berrier furent taxés à un million. Béchamel à deux cent quarante mille livres (Dangeau, tome II, p. iSg).

I . Conférez les Lettres de Guy Patin du 4 décembre i663, tome III, p. 447? édition de M. Réveillé-Parise, et les Lettres de Mme de Sévigné, tome I, p. 448-

CLEFS ET COMMENTAIRES. l^g3

ans. Pourquoi le nommer ici? quelles sont ces Méditations qu'on lui attribue*? Une clef manuscrite donne Bernier^ au lieu de Denier : faute de lecture sans doute.

Quant à Pontchartrain, il était intendant des finances au moment où parut cet alinéa. 11 avait « beaucoup de piété, » dit Saint-Simon (tome II, p. 3o5), et faisait ses retraites de dévotion à l'Oratoire; de là l'inscription de son nom à cette place.

Page 256, n° 34- — Hy a une dureté de compîexion (1G89).

Clefs du dix-buitième siècle : « M. Pelletier de Sousy. » Voyez sur ce personnage, p. 447 ^^ 448.

xxni

Page 25, n° 35. — Fuyez,... Je découvre sur la terre un homme avide (i6go).

Clef Cochin et clef de 1720 : « M. de Louvois. » — Clefs des éditions Coste : a M. de Pontchartrain. »

Il est superflu de le faire remarquer, cet alinéa, comme le précédent, comme bien d'autres, s'applique d'une manière générale aux fermiers, aux partisans, nullement à tel ou tel d'entre eux.

Page 258, n" 38. — Un homme d'un jjetit génie — (1690).

Clefs du dix-huitième siècle : « MM. Thomé, de Lisle et Tirman*. »

Un Thomé est fermier général dans les premières années du dixhuitième siècle (voyez VAlmanach royal de 1709). Le nom de Lisle se retrouve sur les listes des gens d'affaires taxés par la chambre de justice. Un secrétaire du Roi, nommé de Lisle, avait fait sa fortune étant agent des Suisses; il était, vers 1686, propriétaire de toutes les brasseries de Paris. Il avait marié sa iiUe à

1. Sa retraite à riiApital des Enfants-Trouvés a-t-ellé donné lieu à quelque libelle faussement publié sous son nom? — Quoi qu'il en soit cette retraite n'avait rien de commun avec la retraite de a huit jours » de Brontin.

2. On lit dans la plupart des clefs imprimées : « Thomé de Lisse et Tirman; » mais il s'agit de trois personnages , et non de deux ; de plus le second nom est de Lisle dans la clef imprimée de 172D et dans les meilleures clefs manuscrites.

Antoine d'Aquin, fîls du médecin. [Dictionnaire des Bienfaits du Roi^ au nom Jquin.)

Page 259. — Il y a même des stupides, et j'ose dire des imbéciles (1690).

Clef Cochin et clefs du dix-huitième siècle : « M. Nicole, sieur d'Orville , fils de Mlle Nicole (dans les clefs imprimées : M. Nicolas d'Orville, fils de Mme Nicole), qui étoit dans la confidence des amours du Roi avec Mlle de la Vallière, Il étoit trésorier de France à Orléans ; de si peu d'esprit qu'un jour étant interrogé qui étoit le premier empereur romain, il répondit que c'étoit Vespasien. Il n'a pas laissé que d'amasser du bien à deux filles qui ont été mariées : l'une à Salomon de Gueneuf {dans les clefs imprimées : Guueuf) , trésorier de France à Orléans ; l'autre au sieur de Montoron (^dans les clefs imprimées : au sieur Bailli de Montorond). Ce d'Orville étoit receveur des gabelles à Orléans. »

Clef de 1697 : « M. Boucherat, chancelier de France. » « Qui eut voulu faire exprès un chancelier de cire, dit Saint- Simon (tome II, p. 297), l'eût pris sur M. Boucherat. Jamais figure n'a été si faite exprès; la vérité est qu'il n'y falloit pas trop chercher autre chose, et il est difficile de comprendre comment M. de Turenne s'en coiffa, et comment ce magistrat soutint les emplois, quoique fort ordinaires, par lesquels il passa. » — ce M. Boucherat, écrit de son côté l'abbé Legendre (livre III, p. ii3), homme en réputation avant qu'il fût chancelier, et si peu depuis qu'il le fut qu'il ne put jamais parvenir à être ministre ; grand discoureur, pointilleux sur le cérémonial, du reste un assez bon homme, qui aimoit à faire plaisir. Il devoit son élévation au bonheur de s'être trouvé le plus fort et le plus vigoureux des vieillards du conseil. »

« Les emplois fort ordinaires » par lesquels passa Louis Boucherat sont les suivants : correcteur à la chambre des comptes, conseiller aux requêtes du Palais, maître des requêtes (1640), intendant à Paris, en Champagne, en Guyenne, en Languedoc; commissaire de la chambre de justice (1662), conseiller d'Etat ordinaire (1662), commissaire aux états de Bretagne de 1657 à 1679 (moins les années i663 et i665), commissaire pour les usurpations de titres de noblesse, président de la chambre des poisons et de celle de Saint- Lazare (1673), l'un des commissaires chargés déjuger souverainement le procès des accusés de crimes contre l'Etat, chef de la commission pour le procès des trésoriers provinciaux des guerres, conseiller au conseil royal des finances (1681), conseiller d'honneur au Parlement, chancelier de France (i685). [Dictionnaire des Bienfaits du Roi.) — Né en 16 16, il mourut en 1699.

Page 259, Q" 41. — Quel est le fruit d'une grande fortune (1690).

Clefs du dix-huitième siècle : a Boucherai, chancelier de France. »

Annotation ridicule. Les éditeurs du dix-huitième siècle ont placé

par inadvertance, à côté de cette réflexion, le nom que diverses

clefs antérieures mettaient en regard du quatrième alinéa de la

réflexion 38 : voyez la note précédente.

Page 260, n" 43- — Le marchand fait des montres — (1694)-

Clefs du dix-huitième siècle : « Boutet, A la Tête Noïre^ rue des Bourdonnois, Son père a acheté le marquisat de Franconville-sanspareil , près Paris, qui lui a attiré une infinité de procès pour les droits honorifiques, et qui s'est ruiné à les soutenir. >

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