‹ Œuvres de La Bruyère (volume 3)Chapitre 369 sur 373 · I. Nicolas Sevin a été évêque de Cahors de 1660 à · texte numérisé non relu

I. Nicolas Sevin a été évêque de Cahors de 1660 à

1. Non pas le successeur immédiat. Henri-Guillaume le Jay devint évêque de Cahors en 1680, succédant à L. Antoine de Noailles.

3. C'est au grand conseil que fut jugée cette affaire. Le Dictionnaire des Bienfaits du Roi attriljue tout naturellement au Roi, et non au pape, ce don de dix mille livres fait au comte de Marsan sur l'évêché de Cahors. Sur ce personnage, voyez ci-dessus, p. 5oi, note XXXIII.

Page 354, n" 45. — Aristarque se transporte dans la place.... (1690).

Clefs du dix-huitième siècle : « Le même de Harlay, premier président. On vint lui apporter à Beaumont pendant les vacations vinotcinq livres que le président de la Barois lui avoit léguées. Il se transporta à Fontainebleau, où la cour étoit alors; et par-devant un notaire royal il déclara cette somme au profit des pauvres, m

Quel est ce président la Barrois ? S'agit-il du président de la Barroire, bailli du Soissonnais et premier conseiller du conseil du duc d'Orléans? 11 mourut en septembre 1691, léguant quatre cent mille francs à l'un de ses amis, M. Sevin, conseiller dans sa chambre (Dangeau, tome III, p. 406). Avait-il fait un autre legs au preinier président ? Il est à noter qu'au moment où la Barroire mourut, la cour était à Fontainebleau, et qu'elle y devait séjourner plusieurs semaines encore.

Si c'est du président la Barroire que le premier président reçut le legs qu'il donna, dit-on, aux pauvres, le rapprochement des dates démontrerait que la Bruyère n'a pu faire allusion à ce trait de sa vie. Mais l'on en peut citer d'autres, qui montrent que cette réflexion s'applique fort bien à de Harlay. Il n'avait pas toujours, paraît-il, cette probité, même a extérieure,» dont parle Saint-Simon * ; mais il aimait évidemment qu'on lui fît honneur dans le monde de ses bonnes actions. Mme de Sévigné, qui admire à diverses reprises « sa belle âme , » se plaît à les raconter : « Écoutez une belle action du procureur général^, écrit-elle le i3 octobre 1676 (tome IV, p. 178). Il avoit une terre, de la maison de Bellièvre, qu'on lui avoit fort bien donnée^; il l'a remise dans la masse des biens des créanciers, disant qu'il ne sauroit aimer ce présent, quand il songe qu'il fait tort à des créanciers qui ont donné leur argent de bonne foi : cela est héroïque. » Et plus tard , quand de Harlay vient d'être nommé premier président : « Mme de Lavardin me mande des merveilles de Mme de Mouci et de son frère [Achille de Harlay), qui a défendu à son secrétaire, d'un ton à être obéi, de prendre quoi que ce soit au monde, ni directement, ni indirectement ; et pour l'y disposer plus agréablement, il lui a donné d'entrée de jeu deux mille écus comptant, et a augmenté ses appointements, qui étoient de huit

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