‹ Œuvres de La Bruyère (volume 4)Chapitre 106 sur 257 · I. Voyez V Appendice du tome I, p. 5 9.0 et Ssi · texte numérisé non relu

I. Voyez V Appendice du tome I, p. 5 9.0 et Ssi

doit suivre, qu'il n'hésite pas de s'en faire payer d'avance, et de recevoir avant que de donner. Si le mal est incurable, tant mieux, il n'en est que plus digne de son application et de son remède. Commencez par lui livrer quelques sacs de mille francs, passez-lui un contrat de constitution % donnez-lui une de vos terres , la plus petite, et ne soyez pas ensuite plus inquiet que lui de votre guérîson. L'émulation de cet homme a peuplé le monde de noms en O et en I, noms vénérables, qui imposent aux malades et aux maladies. Vos médecins, Fagon^, et de toutes les facultés, avouez-le, ne guérissent pas toujours, ni sûrement; ceux au contraire qui ont hérité de leurs pères la médecine pratique, et à qui l'expérience est échue par succession , promettent toujours , et avec serments, qu'on guérira. Qu'il est doux aux hommes de tout espérer d'une maladie mortelle, et de se porter en-' core passablement bien à l'agonie ! La mort surprend

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