Un Quesclin, d dans la y^ édition
2. Bertrand du Guesclin (i320-i38o , connétable de France sous Charles V. — Olivier de Clisson (1332-1407), coimétable de France sous Charles VI. — Gaston de Foix, surnommé Pkœbus^ vicomte deBéarn (i33i-i39i). — Jean le Maingre de Boucicaut (1364-1421), maréchal de France.
3. Mais. (Note de la Bruyère^ édit. 8 et 9.) — HJals n'est point
ao6 DE QUELQUES USAGES.
Certes^ est beau dans sa vieillesse, et a encore de la force sur son déclin : la poésie le réclame , et notre langue doit beaucoup aux écrivains qui le disent en prose, et qui se commettent pour lui dans leurs ouvrages. M aijii est un mot qu'on ne devoit jamais abandonner, et par la facilité qu'il y avoit à le couler dans le style, et par son origine, qui est françoise ^ Moult, quoique
l'anagramme à^ains^ et la Bruyère le savait bien, puisqu'il accompagne cette singulière remarque d'une réserve : au plus. — J'ms , et beaucoup d'anciens mots avec lui, étaient depuis longtemps regrettés : voyez les Considérations sur l^ éloquence française , de la Mothe leVayer, i638; la. Défense de la Poésie^ et la dissertation intitulée: De la façon d'écrire de MM. du Perron et Bertaut , dans les Aduis ou les présents de la Demoiselle de Gournaj ^ 1641 ; la Comédie des Academistes, de Saint-Évremond (i643); le Ho le des présentations faîtes aux grands jours de l'Académie françoise sur la re formation de notre langue, attribué à Charles Sorel, sans date, réimprimé à la suite de la i^e édition de la Comédie des Academîstes, et à la fin du second volume de V Histoire de l'Académie, par Pellisson et d'Olivet, édition de M. Livet; la Requeste des dictionnaires de Ménage, réimprimée dans ses Miscellanea (i652), dans le Menagiana, tome III, p. 258, édition de 1729, et dans V Histoire de P Académie^ tome II, p. 476, édition de M. Livet; les JSouvelles Remarques de M. de Faugelas sur la langue françoise, avec des Observations de M. ****'^ ( Alemand), avocat au Parlement^ 169O) p. 284 et 285, etc.
1. « Certes est un mot usité dans les provinces. » (Marguerite Buffet, Nouvelles Observations sur la langue françoise^ 1668, p. 37.)
— a Certes,... ce mot commence à vieillir En sa place on dit : en
vérité^ assurément, à nen point mentir. » [Dictionnaire de Richelet, 1680.) — « Ce mot, écrit Bouliours, ne se dit plus dans la conversation que parles Gascons; mais il se dit encore dans les histoires, dans les cours d'éloquence, dans tous les ouvrages dogmatiques ; et il a quelque chose d'énergique qui soutient et qui anime les endroits passionnés ou raisonnes. » Malgré ces raisons, et bien que Patru et Vaugelas s'en soient servis, Bouhours préfère au mot certes le mot certainement ; voyez la Suite des Remarques nouvelles sur la langue françoise^ 1^92, p. 83-86.
2. Du moins n'est-elle pas latine. Est- elle celtique? Est-elle germanique? Les étymologistes ne sont point d'accord. Ce mot, dont Ménage, Vaugelas, Alemand et l'Académie de 1694 ne permettent
latin \ étoit clans son temps d'un même mérite, et je ne vois pas par où beaucoup l'emporte sur lui. Quelle persécution le car n'a-t-il pas essuyée! et s'il n'eût trouvé de la protection parmi les gens polis, n'étoit-il pas banni honteusement d'une langue à qui il a rendu de si longs services , sans qu'on sût quel mot lui substituer^? Cil^ a été dans ses beaux jours le plus joli mot de la langue françoise ; il est douloureux pour les poètes qu'il ait vieilli. Douloureux ne vient pas plus naturellement de douleur^ que de chaleur vient chaleureux'' ou
Remploi que dans la poésie, était alors tombé dans un tel discrédit que Richelet (1680) le donne comme un « vieux mot burlesque. »