Voyez le Journal de Dangeau, tome XfV, p. 289 et
4. Voyez V Histoire de V Académie ^ édition de M. Livef, tome I, p. i35 et 482.
Page 181, n." 36. — Ce n'est pas une honte..., (1690.)
Clefs du dix -huitième siècle : a Une femme avancée en âge : Mme la présidente le Barois. »
Il faut sans doute lire : « de la Barroire. »
Mme de la Barroire, qui était veuve d'un conseiller de Paris lorsqu'elle épousa le président de la Barroire, mourut au mois de septembre 1691, ainsi que nous l'apprend la notice que lui consacre le Mercure de ce mois (p, 236-238). « Monsieur le président son mari étant fort connu, y est-il dit, nous ne vous parlerons que de la défunte. Elle n'en a point eu d'enfants, et laisse de grands biens, auxquels il a beaucoup de part à cause des avantages considérables qu'elle lui a faits par leur contrat de mariage. »
Le président de la Barroire' ne survécut à sa femme que quelques semaines : le Mercure d^octobre 1691 (p. 221) enregistre la mort de « Messire Gabriel Bizet de la Barroire, seigneur de la Cour et de Senlis, bailli de Soissons, président en la cinquième chambre des enquêtes. » Nous ne savons quelle différence d'âge séparait les deux époux ; mais M. de la Barroire n'était plus jeune quand il mourut, car il était entré au Parlement comme conseiller le 19 décembre i653. Il avait été l'un des jeunes gens qui, sans « honte » ni « fiiute, » épousent par « prudence, » par « précaution, » une femme « avancée en âge, » si l'on en croit une clef manuscrite ; il avait eu « l'infamie de se jouer de sa bienfaitrice par des traitements indignes, » si l'on en croit une autre ^.
Celle qui lui fait l'application de la première phrase place en sa compagnie Scarron, en souvenir de son mariage avec Mlle d'Aubigné, la future Maintenon, et nomme, comme exemple de l'hypocrisie que censure la Bruyère dans la seconde partie de l'alinéa , Louis Saladin d'Anglure de Bourlemont, duc d'Atri, déjà cité clans le tome I, p. Soi.