La Bruyère a écrit : « qui est échappé, » sans accord
3. C'est sous le règne de son père Ferdinand II que Ferdinand III,
Au dos : A Son Altesse Sérènissime Monseigneur le Prince^ à Chantilly; et de la main d'un secrétaire : M, de la Bruyère^ i4 avril i685.
LA BRUYÈRE A CONDÉ
Monseigneur ,
Nous sommes tout à fait hors de l'Italie, que Monsieur le duc de Bourbon a vue^ fort en détail et sait par cœur, ainsi que j'ai eu l'honneur de le mander à Votre Altesse Sérènissime. Il verra lundi, mardi et mercredi ^ prochain, les États du duc de Savoie avec une pareille exactitude, et de là nous irons en Hongrie par les pays héréditaires, qu'il saura parfaitement comme tout ce qui est géographie : c'est dont je réponds à Votre Altesse. La vie de Louis XII peut être présentement à la moitié. Les autres études ne sont pas aussi négligées. Je lui ferai bientôt apprendre les maisons de Saxe, d'Holstein, de Lorraine, de Savoie, de Médicis, de Stuart et de Montmorency. Je ménage avec soin tout le temps qui m'est accordé sans en rien perdre, et profite le mieux que je puis de l'application de Monsieur le duc de Bourbon, dont je suis assez content. Quand je le serai moins, je ne vous le dissimulerai pas : je le lui ai déclaré nettement, et cela fait un
futur empereur d'Allemagne et déjà roi de Bohême et de Hongrie, gagna la bataille de Nordlingue. La victoire de Condé est postérieure de onze ans à celle de Ferdinand III.