Ibidem, no 9, p
b. Toute pente, dans les éditions des Torrents.
* Ici, comme plus haut (p. 658, 6fii, 663, 667, etc.), ainsi qu'on peut le voir par les compléments de renvois que nous ajoutons, des extraits de passages différents des Torrents sont réunis sans que l'éditeur nous avertisse qu'ils ne se suivent point. 11 se contente partout d'écrire une fois pour toutes à la marge : Lii>re des Torrents, en tête des citations composées de fragments divers.
tendance, et activité. Ce ton'ent n'a plus de pente ni de mouvement : il est dans le repos et dans la fin. »
Le docteur. Vous vous laissez insensiblement aller à nous enti^etenu' du repos et de la félicité de l'autre vie, et vous en parlez même aussi affirmativement que si vous l'aviez ^"ue.
Le directeur. Je ne parle. Monsieur, que de ce que chacun de nous expérimente pendant sa ^"ie, et autant qu'il lui plaît : cela est trivial. « Cette âme, dit-il ailleurs^ ne sent pas, n'est pas en peine de chercher", ni de rien faire; elle demeure comme elle est, cela lui suffit. Mais que fait-elle ? Rien, et toujom^s rien. )) — « L àme, dit le Moyen court et facile^, ne peut être unie à Dieu, qu elle ne soit dans un repos central, et dans la pm^eté de sa création. » Et dans notre Cantique des cantiques * : « Il y a des personnes qui disent qu'une telle umon ne se peut faire en cette \-ie ; mais je tiens pour certain qu'elle se peut faire en celle-ci. » ^.esTorrents^ enseignent aussi « que c'est par une perte de volonté en Dieu » que l'umon an'ive jusques à « un état de déification, où tout est Dieu, sans savoir que cela est ainsi : 1 ame est étabUe par cet état dans son bien souverain, sans changement; elle est dans la béatitude foncière , oii rien ne peut ti^averser ce bonhem' parfait , lorsqu'il est par état permanent : Dieu donne l'état d'une manière permanente, y étabht 1 âme pom^ toujours. » Mais voulez-vous rien voù^ de plus précis, et en même temps de plus glorieux pom" cette âme du parfait abandon ? C'est dans \ Explication de notre Cantique des cantiques'-^ retenez ces parolesci : ce Lame ne doit plus faille de distinction de Dieu et d'elle : Dieu est elle, et elle est Dieu. »