‹ Œuvres de La Bruyère (volume 4)Chapitre 48 sur 257 · Var. (édit. 7) : d'une dépravation de cœur · texte numérisé non relu

Var. (édit. 7) : d'une dépravation de cœur

La Bruyère, ii 7

La sottise est dans le sot, la fatuité dans le fat, et Timpertinence dans l'impertinent : il semble que le ridicule réside tantôt dans celui qui en effet est ridicule ^ , et tantôt dans l'imagination de ceux qui croient voir le ridicule où il n'est point et ne peut être^. (éd. 4«)

48. La grossièreté, la rusticité, la brutalité peuvent être les vices d'un homme d'esprit, (éd. 4«)

49. Le stupide est un sot qui ne parle point j en cela plus supportable ^ que le sot qui parle, (éd. 40

50. La même chose souvent est, dans la bouche d'un homme d'esprit , une naïveté ou un bon mot , et dans celle d'un sot*, une sottise, (éd. 8.)

5 1 . Si le fat pouvoit craindre de mal parler, il sortiroit de son caractère, (éd. 4)

^2. L'une des marques de la médiocrité de l'esprit est de toujours conter, (éd. 4-)

53, Le sot est embarrassé de sa personne; le fat a l'air libre et assuré; l'impertinent passe à l'effronterie : le mérite a de la pudeur, (éd. 4-)

54. Le suffisant est celui en qui la pratique de certains détails que l'on honore du nom d'affaires se trouve jointe à une très-grande médiocrité d'esprit, (éd. 8.]

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