‹ OEuvres de La Bruyère (volume 5)Chapitre 107 sur 875 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

Page 38, n^ 81, fin, ajoutez en note : a Cette remarque a été insérée par la Bruyère, pendant le cours de l'impression de la i^ édition, à la place de la remarque suivante, qui a été conservée pour le moins dans un exemplaire de cette édition :

a II y a des gens qui apportent en naissant, chacun de leur part, de « quoi se haïr pendant toute leur vie, et ne pouvoir se supporter. »

Voye^ l.i Notice, bihliographique^ ci-dessus, p. iSy et i38. »

Page 70, en tète de la note a, ajoutez : a Ainsi encore, di^iDescartes,... ^( qu'il soil aisé à croire que toutes les âmes que Di«^u met en nos corps ' lie sont pas également nobles et fortes,... il est néanmoins certain que «' la bonne institution sert beaucoup pour corriger les défauts de b

ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tous II.) 227

a naisiance. » {Lâs PauUms Je témt^ 3* partie, p. aaa, édition de Paris, i65o.) »

Page 84, Dote i, ligne s: a (i536-i6o4) d, lUen : a(i537-i6o4)* ».'%^

Page 85, n» ao, ligne» 9 et 10 : Kmypiie sê pique-t^ d'être M c#prit ?.., ajoutez en note :

a Le Fureteriana (1696, p. i58) attribue à la Bruyère un mot qpie M. Foumier, dans la Comédie de U Bruyère^ p. 81 et 8s, rapproclie «Tec à-propos de cette remanpie, ainsi cpie du caractère de Cydias (tome I, p. s4i, n<> 7$^ : a Ces personnes qui briguent tant le nom de bel esprit^ a M. de la Bruyère les appelle gar^ms bel esprit^ comme qui diroit « garçon tailleur, d Le Fureteriana a été publié plusieurs années après Tédition (la 6*, 1691) qui contient le caractère ô^Eurjrpile; mais Furetière était mort en 1688, c'est-à-dire depuis trois ans, quand ce caraotère parut. — Voltaire reproduit dans son Dictionnaire philosophique (au mol Esprit^ section 11) la comparaison de la Bruyère : a Ce mot homme desprit a n'annonce point de prétention, et le bel esprit est une afXiche : o^est un « art qui demande de la culture \ c'est une espèce de profession , et qui « par là expose à Tenvie et au ridicule. »

Page 88, note 9, ajoutez : a Ce n'est pas au hasard que la Bruyère £dl choix pour Ani'uthèke de la profession de vendeur de marée : on pouvait y gagner la richesse et y devenir un personnage, témoin le premier échevin de Paris en 1696, Bazin, dont le nom figure dans les chanson* el les satires du temps. 9

Page 90, no a5, fin, ajoutez en note : a Dans la rédaction primitive de la Bruyère, la remarque commençait ainsi : a Ce prélat ne se mon- « tre point à la cour d , et elle se terminait d'une manière différente ; à la place de la phrase : a Les temps sont changés, etc. », on lisait : a Com- « ment lui est venue, dit le peuple, cette dernière dignité? »

Page 104, n<» $9, lignes 3 et 4, aux mots : Con ne se rend qu^à t extrémité^ et après qtte le Prince iest diclari par les récompenses^ ajoutez en note : c Annotation d'Amelot de la Houssaye : Nec enim credi potest piriuti quse sequestratur a prssmio, Cassiodore. »

Page ii3, n« 84, fin, ajoutez en note : a Var. (édit. i, première rédaction) : a et une grande erreur d'en attendre tout et de la négliger. >

Page i3i, ligne i, fin, ajoutez en note : a Brienne. dans ses Mémûirm (édition de F. Barrière, tome I, p. asa), parle d'un nabile homme qui pour le divertissement de Louis AlV enfant, avait attelé une puce k un canon d'or. Voyez encore l'anecdote contée par Mme de Sévigné an sujet d*un homme qui, k Paris, a avoit fait pour chef-d'œuvre un petit « chariot qui étoit traîné par des puces, p (Lettre du 4 décembre 1673, tome III, p. 599.) »

Page i35, ligne dernière, a il aie cœur énanoui de joie », ajoutez en note : a A côté de cette expression, k côté ae l'alinéa tout entier, comme aussi de celui qui termine (p. i4s) cette galerie de portraits de curieux, il n'est pas sans intérêt de citer ce passage des Caractères de Cliomme sans passions^ d'Antoine le Grand : a Quel épamissement (sic) de joie ne témoi- « gnent-ils pas {il s^agii des fleuristes)^ quand leur jardin leur a fait une « fleur nouvelle, qu'une tulipe a bien marqué, qu'une animonde a doublé a à proportion, et qu'un œillet a mêlé agréablement le sang et le lait a parmi ses feuilles I Biais aussi quel déplaisir ne conçoivent-ils pas, « ouand les vers ont troué un oignon dans une planche, que le soleil a a desséché une plante dans on violier, que le vent ou le froid a fait

I. Voyez aa tajet de cette reetifieation de la date de la mtssaaee da cardinal d*Of- Mt, la Revue des Sociétés savantes ^ année 1867, p. $90 et 591.

ii8 ADDITIONS ET CORRECTIONS. (Tomb II.)

« mourir un arbrisseau contre U mnndUe? On les Toit anwi mSBîgiM de <£ leur perte que de celle d*un royaume, et je ne sait s^ib ne piéféreroient <( pas la mort du plus cher d^un de leurs amis à celle d*ane tulipe ou n d*une animonde. » (Cmi-metèru de rkommtê smu pmuiotu^ i663, n* partie, 40 discours, p. 198 *, citation faite par M. Damien dans son Etude mr U Bruyère et iioUhrauciu^ p. i5.) 1

Page 173, n* 11, fin, ajoutes : a Amelot de la Houssaye éent la note suivante en marge de cette remarque : a En 1 691, le cure de Saint-Sola pice osa dire dans son prône du dimanche de la PUsîon qœ tontes les a absolutions données par les moines aux paroissiens qui se confeaaoient a k eux en temps de Pâques étoient nulles, et que les communiant pasa châles de ces paroissiens ëtoient des sacrilèges. 1 «- Si cette date de 1691 est exacte, c*est plus de trois années après la publication de la Bruyère que le curé de Saînt-Sulpioe totmait dans les mêmes tennea que le earé des Caractères, i>

Page 101, n» 69, fin, ajoutes en note : « Bfalebranche auiai afût raillé les médecins et la crédulité des malades : royes la Rtckerek^ da U périté^ tome II, livre IV, 4* partie, chapitre zr, p. $7), et le i3* Éclaircissement (tome III, p. 179-310, de Téaition de 1678). Voyes également sur la confiance aveugle qu'inspirent souvent a des hommes que nous ne a connoissons point, qui n*ont ni la réputation et pour lesqrueb enfin « nous ne sommes prévenus d*aucun respect », tome I de Tedition de 1675, livre II, 3* partie, chapitre u, p. 299. »

Page aso, n* a, ligne 9 : a par celui auquel il est contraire », ajoutci en note : « Vah. (édit. i, première rédaction) : « par celui à qui, etc. »

Page a86, ligne dernière : « père », Usez : c frère ».

Page 187, ligne 6, a Pologne », Usez : a Hongrie ».

Page 3a I, vii, lignes 10 et 11 : « Tune ou Tautre raison, etc. », UiÊM : a L'une ou l'autre raison aurait dû sufiBre pour démontrer rinTraiaca- Uance de Tapplication. Mais les annotateurs auraient-ils eu tort d*inaorire en regard ae cette remarque le nom de le Camus, si la Bruyère ea eût conservé la première rédaction? Nous avons dit ailleurs (ci-detMM, p. i38, et p. 137, addition relative à la page 90, n* a5, fin) que, dans la première impression de ce caractère, il s'agissait d*un prélat qui m se montrait point à la cour, et que la dernière phrase était, non point celle qu'on lit dans toutes les éditions, et de même dans la ntoe, mais celle-ci : a Comment lui est venue, dit le peuple, cette dernière dignité?»

CL On Toit combien les deux textes iont différents : le premier parle du dignitaire de Téglise qui ne va pas à la cour, et auquel ses vertus, et non la faveur, ont tout récemment valu la pourpre, car il est TraisemblaUe quUl s'agit d'un cardinal. Ainsi rédigée, la remarque s'applique parfaitement à Tévêque disgracié de Grenoble, le Camus nommé cardinal en 1686, sans que Louis XIV eût été consulté.

« Si ce n'est lui que la Bruyère désigne dans cette première rédaction (et comment ne serait-ce pas lui ?) tout lecteur i^j trompera. Or ce n'est

Cs seulement a le peuple » qui s'est étonné de cette nonrelle dimûté : »uis XIV en a conçu une profonde irritation*. Ne sera-ce point le brarer que de justifier ou de paraître justifier le choix du Pape? Et de

Çlus, ne sera-ce point blesser Bossuet, sans parier des archevèqufli de aris et de Reims, auxquels aussi la cour de Rome avait préféré le Camus? Les amis qui avaient reçu de la Bruyère ses premiers exemplaire! durent lui présenter ces objections, et les lui faire goûter. Il laissa le caractère,

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