XVI LEXIQUE DE LA BRUYÈRE
serre («es amis) dans leur onire^ saiit leur permettre rieu de ce qui pane ramitié>)(I, 191).
Applications aivcrsos du rerbr, de sent trèft-général, cfter. Dans le premier d«'8 cl<*iix exemples qui suivent, il siguilie supprimer (^enire) \ *lanf |c second, faire sortir {tie^ pour donner une autre place) : a Une puisaaner très-absolue.... qui ôte cette distance infinie qui est quelquefois entre les grands et les petits » (I, Sqi); a il ne lut coûte rien d être modeste.. ., dr prendre dans une assemblée une dernière place, afin que tous Vy Toion et s'em]>resscnl de Ten titer » (I, 354).
Paradoxe apjiliqué non à une opinion, à une proposition s*écartantdr Popinion commune, mais à un fait extraordinaire, non croyable : « Ceit lin paradoxe qu^un violent amour sans délicatesse (de jalousie) v (I, so3).
ParticuUfr^ ère^ « fuyant, dit Fureticre, le commerce des autres hoames i> : o Étant assez particulière sans pourtant être farouche » (II, 99).
« [Je n*ai] ])oint à cette heure de passion en la tète plus violente qac celle de vous contenter » (II, 490) ^ passion^ pour a désir d, hy|>erbole de politesse qui a été, pour un temps, d'un très-commun usage.
Emploi remarquable, dans une gradation, de persécuté de^ suivi «le rinfinitif : u Prié, sollicité, persécuté de consentir à Timpressiou de H liarangue, (il) leur résista » (II, 4^5).
Pièce^ en parlant d'une personne: « Un bon plaisant est une^/èccnie» (1, II 5). L'Académie ne cite le mot, en ce sens familier, qu*accompape des épithètes bonne^ fine, méchante,
a On voit au travers ae leur poitrine » (I, a44) '• on lit dans leur ccnir.
a Faire servir Dieu et la religion à la polilitfue^ c'est-à-dire à Tordre ci à la décoration de ce monde » (II, a38); « Palliant d*une poiitique uËàt le chagrin de ne se sentir pas à leur gré si bien loués.... » (H 448]; « Une coin]>agnie (le sénat romain) qui avoit bien d'autres dëlicatcisa fie politique sur la vertu des grands hommes que n'en sauroit avoir FAcsdemie françoise 0 (II, 44o). Dans le premier de ces exemples, la Bnijëc détermine lui-même le sens qu'il donne à politique ; dans tous le WN marque des fins intéressées, des vues spécieuses, d'adroits calculs en fv (lu but à atteindre ; c'est dans le dernier qu'il se rapproche le plus dr Tacception ordinaire : o les délicatesses de politique, » ce sont les déli-
oatesses des sentiments, des dispositions où la diversité des partis tait les séiviteurs.
«c A parioT populairement ^ on peut dire d'une seule nation qu'elle.... n'a qu'une seule religion; mais à parler exactement, il est vrai.... que chacun presque y a la sienne » (II, 24^ et 347) : populairement^ sans rigueor ni précision, comme on parle vidgairemcnt, comme parle le vulgaire.
Praticable^ qu'on peut réaliser, se procurer : « Hermippe est Tesdan de ce qu'il appelle ses petites commodités...; il ne néglige aucune dr c«;lles qui sont praticables » (II, 196).
d Cette confiance le rend moins précautionné j> (I, i65) : prenant moiss SCS précautions; les dictionnaires, même ceux du temps, ne confirmcflt pus cet emploi \ Furetièrc dit que précautionner ne se prend qu*avce k ])ronom réfléchi.
c Un concert, un beau salut, un prestige de la foire s (I, 989). Itf Bruyère définit lui-même ainsi le mot prestiges : « Choses fort extracif^ dinaires, telles qu'on en voit dans nos foires » (I, 4fi, note 3).
Prononcer^ avec régime indirect, au sens de déclarer : a Je leur nronoisfr (aux femmes) que le blanc et le rouge les rend affreuses » (I, 17a).
Propre et propreté^ marquant, non pas seulement, comme d ordinairt ^iiijourd'liui, le contraire ac sale et saleté^ mais le soin, le bon arrangeiiifiii, et au second exemple le goût, m«*me avec recherche, dans les iiuljits, les meubles, etc. : u Ce morceau de terre, ^Am^ propre et plus onir