‹ OEuvres de La Bruyère (volume 5)Chapitre 126 sur 875 · XX LEXIQUE DE LA BRUTÂRE · texte numérisé non relu

XX LEXIQUE DE LA BRUTÂRE

Surtout au sens neutre, comme :

a Combien de gens tous étouffent de caresses dans le particulier,,,^ «joi sont embarrassés de vous dans le publie ! a (I, 309.)

<( 11 en bannit (àc ses romans) le prolixe et l'incroyable^ pour y substituer le vra semblable et le naturel 0 (II, ^^i).

« Il (Richelieu) a connu le beau et le sublime du ministère » (II, 4^8)-

a Certains pointes sont sujets, dans le dramatique^ ù de longues suites de vers pompeux » (I, 11 5).

« Les plus petits détails du domestique 0 (I, 4^) ; « Les détails d*iui do» mestique » (I, 187); a [Il les admet] jusque dans son domestique u (11^ 68).

« Il n'y a point de patrie dons le despotique 1» (I, 864); a Quelles grandes démarches ne fait-on pas au despotique par cette indulgence I » (tb.)

c Sa demeure est superbe : un dorique règne dans tous ses dehors • (I, i5i).

Voyez V Introduction grammaticale^ p. xxxvii; et ci-dessus, p. x, /e capt» tal\ ci-après, p. xxi, faire son capital r/e, faire son propre de.

Apres les mots simples propres ;\ c«iractériser la manière et li langue de la Bruyère , je relève quelques locutions et alliances de mots qui, pour nous, tranchent sur le tissu du discours, soit comme devenues rares et surannées, soit comme originales et personnelles par leur emploi, et qui ressortent plus encore que les mots simples, par cela même qu'elles occupent plus de |)lace. Plusieurs de ces alliances de mots sont des locutions jouant le rôle de compléments et formées de prépositions qui, avec leurs régimes, ont valeur d'adverbes, ou circonstancient, déterminent de diverses façons l'idée da verbe qu'elles accompagnent ; quelques autres sont des périphrases verbales, consistant en verbes qui, avec leurs régimes, font des sortes de compose's, comme mettre en œuvre ^ poiu* employer-^ faire son propre de^ pour 9t^ approprier^ etc.

«[Dans leurs voyages] ils voient de jour à autre un nouveau culte b (II, i38); a La distance.... s^affoiblit de jour à autre » (II, 99).

« Auguste autrefois allait de son pied arn Capitole » (I, 296 et 39^).

« Ces palais, ces meubles, ces jardins.... vous enchantent et vous font récrier d'une première vue sur une maison si délicieuse » (I, 271).

« Je voudrois de toute mon inclination avoir six grandes heures par jour à bien employer auprôs de Son Altesse » (II, 479).

A Je ne raconte rien que je ne sache d* original » (I, 218 et 219).

« Le grand jeu.... va du pair avec la crapule » fil, i44)i <^ L'homme coquet et la femme galante vont assez de pair » (I, 17$). L'Académie (1694), de même que la Bruyère, emploie concurremment du pair et de pair\ Furetière (1690) et Richelet (1679), seulement du pair.

Trois façons de construire manière : a Son attention est toujours de ««nière à devoir vous écrire.... que j'en suis content » (II, 49^); a Entrer d<ins une querelle.... d'une manière à réchauffer davantage » (I, 6i)* « Les hommes parlent de manière^ sur ce qui les regarde, qu'ils n'avouent d*euxmêmes que de petits défauts » (II, 3^).

u CVsl un homme qui est de mise un quart d'heure de suite, qui le moiTKtnt d'a])rôs baisse » (I, 167); est de mise^ c'est-à-dire, comme l'explique l'AcadOniie (i835), est fait pour la bonne compagnie; on peut le présenter partout.

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