I . Vof ex rédition de Wilckeaaer, p. 37 et tortoiit
a. Voyez rAvertiasement d*Aager, placé en tSCe de TéditioB de iSa3, cî-aprèfl, p. 16a, n* 78, et reproduit en tête de edle de 1871, rangée plus ioia, p. 171, sons le n* i4o, et aiun la Comédie de la Brmjrère, par M. Éd. Foonîer, a* partÎBt p. 495. — Walckenaer a eonitaté que, tout en prétendant reproduire le tcxta de l6o4« l'éditenr de 1 8a 3 a adopté les fiintea introduites par Coate; nous poorrions anssi moa trer aue Téditeur de 1872 a plos d'une fois aecoeilli dans ton texte les TariaaiM de la 9* édition.
3. Voyez tome I, p. 37, nota 7; p. 58, note 3; p. 8a, note 4; p. 187* note t ; p. aaa, note i ; p. aa7, note i ; p. 978, note a; p. 3ai, note 9; Umm II, p. tfa» note 4 ; p. 9a, notet 1 et a; p. ia7, notes a et 3; p. a43, note i ; p. a5o« aola 1; p. a6o, note 3; p. a64f note a. — La Bruyère corrigeait, on le eomprând, aviae ainias d'attention, les demièrea éditions : telle nnte d'impreaaion lea a traieriûus de la 0* à la Q* inclnsiTement, eomme, par exemple, le mot monotomie, à la 16* rwnanina da diapUre de la Chaire»
4. Voyez tome I, p. 76, note 1 ; p. ia8, note 5; p. i3o, note i ; p. i3a, aote 4i p. 176, note a; p. 9o8, note 4; p. a^S, note 3; p. 3i5, note i; p. 3a8, nola 3; p. 34a, note a; tome 11, p. 74, note 1; p. 139, note i; p. iSg, note a; p. aSa, note a ; p. a6i, not^s 4 et 5 ; p. a6a, note i ; p. 438, notes i et a; p. 444t nota 6s p. 45 1, note I, etc. Parmi ces Tariantes, dont nous pourrions étendre la Ûste, le plus grand nombre sont, de toute certitude, des corrections de la Bruyère, et prouveroQtf aiix yeux de tous, quUl D*est pas exact que la 9* édition ait paru « sans retoacbes. »
DES OEnvaSS de la bruyère. U9
toni sont let feniUeto 3, s33, 641 et 647 det Caraetires de la Brujkrt. Le premier et le dernier ii*ont eu d*aatre objet que de faire difpa-
U composition de ces deux cartons? La réimpression du feuillet a33 a eu pour but la légère amélioration d^une phrase que la Bruyère aTait trouTée suffisamment correcte dans la 7* édition et dans la 8*. Michallet, livré à lui-même, Taurait sans nul doute laissée reparaître dans la 9*, si la Bruyère n^avait demandé un carton lorsque la feuiUe déjà imprimée et tirée passa sous ses yeux. La réimpression du feuillet 641-^42 démontre encore plui clairement Tinterrention de Fauteur. Comme nous TaYons fait remarquer au tome II, p. a6i, notes 4 et 5, et p. aôa, note i, il avait laissé se glisser des erreurs de calcul dans les considérations astronomiques qu'il avait ajoutées à la 7* édition. La 8* les avait maintenues, et elles eussent reparu dans la 9*, si Pauteur ne les avait rectifiées dans un carton ajouté à la feuille Dd, p. 649 de cette édition.
A la suite au cahier Dd, le volume contient encore les cahiers E e, F f et G g (ce dernier de 8 feuillets) : on y trouve ça et là des retouches de Fauteur, mais elles sont antérieures au tirage et ne témoignent plus d*une révision postérieure à l'impression, comme le fait le cahier Dd, muni des deux cartons 461 et 4^7* Ainsi donc, aux premiers jours de mai 1696, Tédition était certainement imprimée, moins peut-être les trois dernières feuilles.
On raconte au sujet de cette 9* édition une anecdote que nous ne saurions accueillir avec confiance. Après la publication de la 8*, la Bruyère, dit-on, avait préparé une édition nouvelle, qui n*eût pas été une simple réimpression ; mais, à sa mort, ses héritiers, mécontents du peu de libéralité du libraire Michallct envers Fauteur des Caractères^ refusèrent de lui communiquer Fexemplaire où la Bruyère avait inscrit ses additions et ses remaniements. On trouvt dans des catalogues de bibliothèque le rappel de cette historiette, destinée à rehausser le prix de la 8* édition. Dans sa Comédie de la Bruyère (a« partie, p. 49^497)» ^o^t en ne Fexposant qu'avec réserve et sous une forme conjecturale, M. Foumier lui a prêté son autorité. Le point de départ de cette anecdote paraît être une noté du Catalogue de la bibliothèque de M, Kastner de Bàle, publié en i844
£ar VAlliance des Arts (in-8», a* partie, p. 8, n® 40), note que [. Paul Lacroix, qui en est Fauteur, me signalait obligeamment, il y a quelques années. Après avoir très-justement reproché aux éditeurs des Caractères de ne pas recourir aux impressions originales (Fédition Walckenaer n*avait pas encore paru), M. Lacroix ajoutait : a Nous avons vu chez un vieil amateur de Choisy-le-Roi un exemplaire portant des annotations et ime préface manuscrite de la Bruyère. » Qu'est devenu cet exemplaire, et comment le bibliophile qui le possédait, et qui attribuait ses annotations à la Bruyère, 1 a-t-il laissé s égarer ou tomber dans Foubli?
Nous serions heureux qu'il se retrouvât et que, contrairement à nos prévisions, Fauthenticité de ses annotations pût être démontrée ' \ mais nous rappellerons que la 9* édition s'est imprimée du vivant de la Bruyère, et qu'il ne s'en est pas désintéressé, oien que,
I. En i844« ^ l'époque o& M. Laeroiz notait on soavenir déjà lointain, on ne eonnaîssait pas encore l'écritors de la fimyèrs.
i5o NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
distrait par la composition d^un nouvel ouvrage (rojrcx tome II, p. 5^9), il nVn ait pas relu attentivement toutes les ^preuret. Pourquoi n'aurait-il pas lirrc à Michallet son exemplaire préparé pour une réimpression, comme il lui avait donné en 1694 la copie de soo Discours à fjéeaifémie et la préface de ce Discourt?
Le texte de la 9* édition a été reproduit dans celles de MM. De»tailleur, Asselineau, L. Lacour : voyez ci-après, p. 168, 170, 171.
Il a paru à Lyon, chez Thomas Amaulry, une n^impreMion de cette dernière des éditions préparées par la Bruyère : nous n'en avons rencontré aucun exemplaire, et M. Guigue, qui a bien touIu nous envoyer lu liste des éditions anciennes des Caractères que contient la Bibliothèque de Lyon, en a fait la recherche en vain ; mais Texistencp de la 9* édition ac Lyon est démontrée par Timpresaion d^une Clef qui s'y réfère : voyez ci-après, p. i53, n9 i3.
b) Discours à V Académie française.
La Bruyère [)rononça le i5 juin 1693 son discours à T Académie.
La préface qu'il a mise en tète de ce Discours dans la 8* édition desCarac/èrri, publiée en 1694, fait allusion (voyez tome II, p. 4^4) À un procès qu'engagèrent deux libraires, qui ne peuvent être que Coignard et Michallet, au sujet de l'impression de cette harangue. Nous ne aamions dire avec certitude si ce procès, bientôt abandonné, ou plutAt si la procédure par laquelle on Tentama, suivit ou préc^Sda la publication du DU" cours qui fut faite eu 1693, sous format in-4^, tant par Michallet que par Coignard, imprimeur de l'Académie. La famille Coignard obtenait, le 3 juillet 1693, un privilège a pour rim[>re8siou des discours de prose et pièces de vers qui ont déjà été imprimés d ou a que TAcadémie voudra faire imprimer à l'avenir, tant de par elle que dans les réceptions d'Académiciens. 0 Le G juillet, le privilège était enregistré à la chambre syndicale des imprimeurs *, et le discours paraissait peu de jours apW-s. « avec privilège. » La librairie Michallet, d'autre part, imprima le même discours c( avec permission. t> Ce fut sans doute à la suite <le ces deux publications que s'éleva le conflit signalé par la Bruyère : i! se termina par un accommodement. Il est vraisemblable que le privi- I>-gc du II septembre 1693*, qui autorisa Michallet à comprendre le discours dans les éditions des Caractères^ eu fut la conclusion.
Dans le n<> du 10 août 1693, le Journal des Savants rendait compte des trois discours prononcés à l'Académie, le i5 juin, par MM. Bignon, la Bruyère et Charpentier, et publiés par la librairie Coignard. Il louait les trois harangues : a Ces trois discours, disait-il, quoique différents dans leur style et dans leur caractère, peuvent être proposés comme des modèles d'éloquence.... Le discours de M. de la Bruyère est d*une juste étendue et chargé d^un grand nombre de portraits '. 9 (P. 366-368.)
1. Bibliothèque nationale, département des Manuscrits, Librairie, registres des pri- \ilrgrs.