‹ Œuvres de La BruyèreChapitre 27 sur 797 · INTRODUCTION GRAMMATICALE. XLIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION GRAMMATICALE. XLIX

La gent volatile... s’effraye du voisinage du lion...: elle se réfugie auprès de la bète qui... la prend sous sa protection, qui se termine enfin à les croquer tous l’un après l’autre. (II, 134.)

Les maisons de Saxe, d’Holstein.... sont celles à mon gré qui lui sont encore nécessaires à savoir, et auxquelles je m’appliquerai dès jeudi prochain. (II, 488.)

Son attention est toujours de manière à devoir vous écrire... que j'en suis content. (IL, 490.)

Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls. (II, 46.)

Ils parviennent en blessant toutes les règles de parvenir. (IT, 44.)

Ces hommes... relèvent l'importance de cette conquête, exagèrent la nécessité qu’il y avoit de la faire, le péril et la honte qui suivoient de s’en désister. (IX, 119.)

Il exige d’abord de petites choses... qui ne l’excluent pas d’en demander une plus grande. (1, 374.)

Il s’est étouffé de crier après les chiens qui étoient en défaut. (I, 283.)

Voyez ci-après, p. vi, XII, exemples 5 et suivants.

Je me rachèterai toujours fort volontiers d’être fourbe par étre stupide et passer pour tel. (II, 21.)

Voulez-vous être rare? Rendez service à ceux qui dépendent de vous : vous le serez davantage par cette conduite que par ne vous pas laisser voir. (I, 248.)

Quelques-uns, par une intempérance de savoir, et par ne pouvoir se résoudre à renoncer à aucune sorte de connoissance, les embrassent toutes et n’en possèdent aucune. (LI, 139.)

Au lieu de manger religieusement chez soi une partie des viandes consacrées, il les fait saler pour lui servir dans plusieurs repas. (I, 52.)

Il manque de domestiques pour servir à table et étre chargés du soin des noces. (1, 76.)

Les Talapoins..… eussent élevé des pagodes au milieu des villes, où ils eussent placé des figures de métal pour être adorées. (LI, 248).

Les hommes sont-ils... assez équitables, pour devoir y mettre toute notre confiance ? (11, 243, variante.)

Il yentre (dans cette manière de plaisanter) trop de fadeur et de grossièreté pour devoir craindre qu'elle s’étende plus loin. (I, 239.)

Bien que les magistrats lui aient permis tels transports de bois qu’il lui plairoit sans payer de tribut, pour éviter néanmoins l'envie du peuple, il n’a point voulu user de ce privilége. (I, 78.)

Il aime peu à apprendre par cœur. Il me faut pour le réduire une mutinerie qui ne se comprend pas sans l'avoir vue. (Il, 508.)

Je voudrois qu'on ne fit mention de la délicatesse, de la propreté et de la somptuosité des généraux qu'après n'avoir plus rien à dire sur leur sujet, et s'être épuisé sur les circonstances d’une bataille gagnée. (II, 195 et 196.)

Infinitif pris substantivement :

Le vol, le chant et le manger des oiseaux. (I, 82, note 2.) Le goût, le vivre, la santé et la conscience. (IT, 135.) Il doit son étre et sa conservation à une nature universelle. (Il, 253.) 2° Participes :

Participe présent.

a) Accord :

Le seul exemple que nous ayons à citer comme s'écartant de la règle actuelle est celui-ci :

Les corps tombants de fort haut. (II, 261 et note 1.) La Bruyère. nt, 2 D

Les accords suivants sont conformes à notre usage : Le phénix de la poésie chantante (Quinault) renaît deses cendres. (II, 78:) Chantante est imprimé en italique dans les éditions données par la Bruyère.

Quelque désagrément qu’on ait à se trouver chargé d’un indigent, l’on goûte à peine les nouveaux avantages qui le tirent enfin de notre sujétion... Ainsi l’on s'accorde mal avec soi-même ; car l’on veut des dépendants, et qu’il n’en coûte rien. (I, 207.)

Le moine et ses adhérants. (11, 173.)

Dans ce passage, les éditions anciennes écrivent toutes ainsi adhérants (adhérans) comme un participe présent, bien que le Dictionnaire de l'Académie de 1694 distingue déjà parune Cadhérents) l'adjectif du participe.

b) Constructions et emplois divers :

Rien... ne sera oublié de ce que je sais que Votre Altesse exige de moi, n'ayant point à cette heure de passion en la tête plus violente que cellé de vous contenter. (Il, 490.)

Étant envoyé avec quelques autres citoyens en ambassade, il laisse chez soi la somme que le public? lui a donnée pour faire les frais de son voyage, et emprunte l’argent de ses collègues. (1, 57.)

Ma traduction... doit vous paroître conforme à l'original; car étant certain que... les Dionysiaques se célébroïent au commencement du printemps..., il me semble que j'ai pu traduire, elc. (IT, 508.)

Les hommes... outrent toutes choses, les bonnes et les mauvaises, dont ne pouvant ensuite supporter l'excès, ils l’adoucissent par le changement. IT, 69.

\ DE s'aperçoit qu'il est en bonnet de nuit; et venant à mieux s’examiner, il se trouve rasé à moitié. (II, 6.)

Les hommes... goûtent aisément un projet d’ambition...; ils... n’en attendent que le succès, lorsque venant au contraire à avorter, ils décident avec confiance. qu’il étoit téméraire. (IT, 124.)

Après une grande sécheresse venant à pleuvoir,... il s’en prend au ciel de ce qu’elle (la pluie) n’a pas commencé plus tôt. (I, 67.)

Il s'ouvre et parle le premier, pour en découvrant les oppositions..., prendre ses mesures et avoir la réplique. (I, 374.)

Participe passé.

Accord :

La Bruyère suit habituellement les mêmes règles que nous ; les cas où il s’en écarte peuvent être regardés comme des exceptions, et la plupart comme des inadvertances. Nos quatre premiers exemples sont tirés de lettres autographes :

Nous sommes tout à fait hors de l'Italie, que Monsieur le duc de Bourbon a vu fort en détail et sait par cœur. (II, 486 et note r.)

La vie de Louis XI nous a mené au delà de ce que je pensois. (II, 477 et note 1.)

Son Altesse a paru entrer dans ces raisons, qu’il a toujours aimé autant ou plus même que les simples faits, (IL, 490 et note 1.)

Son Altesse.... me tient fidèlement la parole que j'ai eu d’elle à Chambord. (II, 492 et note 1.)

Dans les passages suivants, toutes les éditions du dix-septième siècle laissent lo participe sans accord :

Les services qu’on a reçu. (I, 308 et note 3.)

Ce qu'il y a eu en lui (en Corneille) de plus éminent, c’est l'esprit, qu'il avoit sublime, auquel il a été redevable de certains vers, les plus heureux qu’on ait jamais lu aïlleurs. (I, 140 et note 3.)

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