De le Tellier. Voyez ci-dessus, p. 54, note
3. Et il cherchoit. (1826, 38.) — Les trois éditions antérieures à la notre ajoutent encore et^ un peu plus bas, devant « de la capacité », et devant <c du bon sens ».
4. Comparez avec le portrait que Retz trace du même personnage, tome II, p. 179 : « Le maréchal de la Mothe avoit beaucoup de cœur. Il étoit capitaine de la seconde classe; il n'étoit pas homme de beaucoup de sens — Il étoit très-utile dans un parti, parce qu'il y étoit très-commode. »
5. Le 3i mai 1648, après un emprisoimement qui avait duré cinq ann('es; depuis lors il s'était tenu caché dans le Vendomois. Les détails de son évasion sont dans les Mémoires de Guy Juli^ tome I,
6. Le texte de ces lettres du parlement de Paris se trouve dans le Journal (In Parlement, séance du 18 janvier au matin, p. 23 et 24.
MÉMOIRES. [i6/,9] lai
provinces ; on distribua les charges de la guerre : les ducs de Beaufort, d'Elbeuf, de Bouillon, et le maréchal de la Motte, furent généraux sous M. le prince de Conti ; le duc de Luynes*, Noirmoustier et moi, fûmes lieutenants généraux; le duc de Longueville, pour éviter l'embarras que le rang qu'il prétendoit^ lui eut pu donner*, alla en Normandie, pour maintenir cette province dans ses intérêts *. On accepta les offres considérables que l'Archiduc * fit d'hommes et d'argent : enfin on se préparoit à la guerre civile avec d'autant plus de chaleur que c'étoit une nouveauté ; mais elle n'avoit pour fondement que la haine du cardinal Mazarin, qui étoit presque également odieux aux deux partis ^.
I. Louis-Charles d'Albert, grand fauconnier de France, fils du connétable qui avait été le favori de Louis XIII. Né en 1620, il mourut en 1690. Voyez ci-dessus la note i de la page io3.
a. Son père, Léonor d'Orléans, avait obtenu de Charles IX, pour lui et j)our ses successeurs, le titre de prince du sang. — Voyez Madame de Mottcville^ tome II, p. 3o6.
3. Et peut-être aussi pour sauver ses oreilles des malsonnantes satires rimées à l'occasion des couches de sa femme.
4. Voyez, dans les OEuvres mêlées de Saint-Évremond (édition de M. Ch. Giraud, 1866, tome II, p. 3-2i), la pièce satirique, qui a pour titre la Retraite de M. de Longueville en son gouvernement de Aormaudie, etc. Ce morceau, nous l'avons dit dans la Notice^ iîgure dans les premières éditions des Mémoires comme étant l'œuvre de la Rochefoucauld.
5. Larchiduc Léopold-Guillaume , frère de l'empereur d'Allemagne, P'erdinand III ; il était gouverneur général des Pays-Bas depuis 1647- Il mourut en 1662. Ce fut le 19 février que l'envoyé de l'Archiduc reçut audience au Parlement. Voyez à ce sujet, les Mémoires de Retz^ tome II, p. 229 et suivantes; et ceux de Guy Joli (tome I, p. 67-70), où il est dit en note qu'il ne vint pas d'envoyé de l'Archiduc, qu'on affubla de ses livrées un homme de bonne volonté, que ce fut t une fable concertée à Paris. »
6. Consultez à ce sujet un intéressant chapitre de Walckenaër, Mémoires sur Mme de Sévigné, tome I, p. 209 et suivantes; il s'y trouve une appréciation du caractère et du rôle des principaux personnages engagés dans la Fronde.
Le besoin qu'on eut à Paris de faire promptement des troupes en fit lever de mauvaises ; on ne put choisir les officiers * ni les soldats, et on fut contraint de recevoir indifféremment tout ce qui se présentoit^. Cependant le Cardinal mettoit tout en usage pour former des cabales dans le Parlement, et pour diviser les généraux. La diversité de leurs sentiments et de leurs intérêts lui fournit bientôt toute la matière qu'il pouvoit désirer. Dans l'autre parti, l'armée du Roi se fortifioit tous les jours, et le prince de Condé, animé par son ressentiment particulier, faisoit sa propre cause de l'intérêt du Cardinal. Il avoit occupé les passages les plus considérables pour empêcher la communication de la campagne avec Paris, et il ne doutoit point que, manquant de secours et de vivres, cette ville ne fût bientôt réduite à la dernière extrémité '. Charenton étoit retranché, et ceux de Paris