Il part donc enfin. {J\Is. H^ réd
6. Condé et le duc de Lorraine quittèrent Paris le i3 octobre. Voyez, à ce sujet, la lettre de la Rochefoucauld à Lenet, portant cette date, les Mémoires de Mademoiselle, tome II, p. igo et suivantes, et la Muze de Loret, lettre du 19 octobre, p. 298.
7. N'étoit pas lors capable. {Ms. H, réd. 2.) — **N'étoit pas lors {alors, anc. éd.) en état. {Ms. H, réd. i.)
8. * Pour n'être pas témoin du triomphe de ses ennemis, aussi bien que de la joie publique. {Ms. H, réd. i.) — Il « fut se reposer de ses fâcheuses et inutiles sollicitudes en son château de Blois,
43a MÉMOIRES. [i652]
où le détrompement des vaines fantaisies de la grandeur et de l'ambition produisit en lui le désir des véritables et solides biens qui durent éternellement. » {Mme de Motteville^tomelY^ip. 34 et 35.)
Ce fut le 21 octobre au soir qu'eut lieu la rentrée solennelle du Roi et d'Anne d'Autricbe ; voyez le Journal du Parlement (p. aSo et suivantes) . Mazarin , qui , nous l'avons vu , s'était éloigné une seconde fois, pour ne pas entraver par sa présence l'œuvre de réconciliation générale, ne revint que six mois après, le 3 février i653. L'accommodement de Gaston eut lieu en i656. Le i3 novembre, fut enregistrée en lit de justice par-devant le Roi une déclaration portant que les princes de Condé et de Conty, la duchesse de Longueville, le duc de la Rochefoucauld, le prince de Tarente et leurs adhérents, ayant rejeté avec mépris et obstination les effets de la clémence royale (voyez les lettres de notre auteur à Lenet en date des i3, i6 et 23 octobre 1662), avaient définitivement encouru les peines portées contre « les rebelles, criminels de lèse-majesté, perturbateurs du repos public et traîtres à leur patrie.» (^Journal du Parlement^ p, 262-259.) Condé, devenu général des armées espagnoles, ne devait rentrer en France qu'en janvier 1660. Son frère Conty, retiré d'abord à la Grange, près de Pézenas, se réconcilia dès l'année suivante (octobre i653) avec le Cardinal, dont il épousa une des nièces, Anne-Marie Martinozzi. Mme de Longueville, persévérant avec plus d'opiniâtreté dans sa fîère attitude, finit toutefois par retourner (novembre i654) en Normandie, auprès de son mari, en attendant l'austère expiation de Port-Royal. Quant à Retz, il fut arrêté au Louvre, le 19 décembre i652, par ordre de Mazarin, et conduit au bois de Vincennes. Beaufort s'établit à Chenonceaux, Mademoiselle à Saint-Fargeau , où elle écrivit ses Mémoires. Les Parisiens, pour leur part, embrassèrent la paix avec joie, comme le prouve la seule vue des titres de Mazarînades à cette époque, et ce fut une émulation générale à qui profiterait le plus tôt de l'amnistie. Le 24 novembre, Broussel donna sa démission de prévôt des marchands, et les anciennes autorités municipales reprirent possession de l'Hôtel de Ville. La Fronde était finie. — Pour la suite de la vie de la Rochefoucauld, voyez ses Lettres^ à partir du 16 octobre i652, et la Notice biographique., au tome I.