Sous le prétexte. (Ms. H, réd. i et
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tilshommes qui lui piomirent de le suivre*. Avec ce nombre de cavalerie et rinfanterie qu'il avoit tirée de ses terres, il prit le chemin de Saumur, qui étoit celui que Gourville devoit prendre pour le venir joindre, ce qu'il fit le même jour. Il lui rapporta que Madame la Princesse douairière^ avoit approuvé son conseil; qu'elle se résolvoit de le suivre; mais qu'étant obligée de garder des mesures vers^ la cour, elle avoit besoin de temps et de beaucoup * de précautions pour exécuter un dessein dont les suites dévoient être si grandes; qu'elle étoit peu en état d'y contribuer de son argent, et que tout ce qu'elle pouvoit faire alors étoit de lui envoyer vingt mille francs. Le duc de la Rochefoucauld, voyant ainsi son premier dessein retardé ^, se résolut de continuer celui de Saumur; mais, bien qu'il y arrivât huit jours avant la fin du temps ^ que le gouverneur lui avoit promis de tenir, il trouva la capitulation faite, et que le marquis de Jarzay n'ayoit point exécuté ce dont il étoit convenu avec lui : de sorte qu'il fut obligé de retourner sur
1. On lit dans le manuscrit anonyme, à la date du 22 avril iGSo : « Le 17, M. d'Estissac, oncle du duc de la Rochefoucauld, arriva et apporta nouvelles que toute la noblesse que ce duc avoit ramassée en Poitou l'avoit abandonné à Mirebeau, lorsqu'elle avoit su qu'il la vouloit employer à secourir Saumur. Il dit que le sujet pour lequel il est venu, c'est afin d'excuser cette noblesse, laquelle ne s'étoit engagée à suivre ce duc que pour l'accompagner en lieu de sûreté, où il disoit qu'il alloit se réfugier, à cause qu'il avoit été averti qu'on avoit résolu à la cour de le faire arrêter prisonnier et de le perdre. Il y avoit neuf cent cinquante chevaux qui l'accompagnoient, dont quelques-uns lui déclarèrent qu'ils trouvoient fort mauvais qu'il eut eu la pensée de les engager dans une si mauvaise affaire et de les obliger à porter les armes directement contre le Roi. »