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guev'iHe. M. de Vefidôme fut pourvu du gouvernement de Dourgogne; M. le comte d'Harcourt de celui de A'orwa/idie; le maréchal de ['Hùpital de celui de Champagne et de lirie; M. le comte de Saint-Aignan de celui de Berri. Montrond ne fut pas donné parce qu'il h y avait point de garnison. Celles de Clermont et de DamvilUers se révoltèrent., et Marsin, qui commandoit l'armée de Catalogne, fut arrêté prisonnier et perdit Tortose, dont il était gouverneur. Il n'y eut que Stenay seul qui demeura dans le parti des Princes. Presque tous leurs amis, voyant tant de malheurs, se contentèrent de les plaindre sans se mettre en devoir de les faire cesser ' . La j)iiiicesse de Conde et le duc d'Enghien étoient, par ordre du Roi, à Chantilly; la duchesse de Loiigueville et le maréchal de Turenne s'étoient retires à Stenay; le duc de Bouillon à Turenne; le duc de la Rocliefoucauld à Verteuil, en Angoumois; le duc de Saint-Simon à Blaye, et le duc de la Force à la Force. Ces 3Iessieurs-là témoignèrent d^ abord un zèle égal pour Monsieur le Prince; mais, lorsque les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld furent près de commencer la guerre, le duc de Saint-Simon manqua tout net à sa ])arole, et le duc de la Force, qui a\ oit de moindres engagements dans le parti, prit des prétextes pour ne se pas d('clarer. Le duc de la Rochefoucauld, qui n'avoit point de places dans son gouvernement ni de troupes, fut néanmoins le premier qui prit les armes. Saumur, qui avait été donné à Comminges après la mort du maréchal de Brezé, étoit une place très-importante au parti. Celui qui y commandoit sous le maréchal de Brezé différa quelque temps de la remettre entre les mains de Comminges, et manda cependant au duc de la Rochefoucauld qu'il prendrait son parti s^ il y voulait mener des troupes^. Lui cependant, qui n'en avoit point de réglées et qui ne pouvoit avoir d'autres forces que son crédit et ses amis, prit prétexte d'une cérémonie de l'enterrement de son père pour assembler, tant de la noblesse que des gens de ses terres, plus de deux mille chevaux et cinq ou six cents hommes de pied. Il marcha, avec ces troupes-là, pour secourir Saumur, qui étoit déjà investi par celles du Roi ; mais, bien quil y arriva devant le temps que le gouverneur avoit promis de tenir, il trouva néanmoins la capitulation faite, de sorte qu'il fut obligé de se retirer chez lui ; mais il fut contraint de partir bientôt après, parce que le maréchal de la Meilleraye marcha vers lui, avec toutes ses troupes, ce qui le fît retirer à Turenne, après avoir jeté dans Montrond cinq cents hommes de pied et cent chevaux. En arrivant à Turenne, le duc de Bouillon et lui eurent nouvelles que Madame la Princesse avoit suivi le conseil qu'ils lui avoicnt donné de partir secrètement de Montrond avec le petit duc d'Enghien,