‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 566 sur 616 · Ont part. {i662-i · texte numérisé non relu

Ont part. {i662-i

12. Charles de Lorraine, dit \e Cardinal de Lorraine, (rcre de François duc de Guise, né en i524, mort eu i574. Archevêque de Reims en i538, puis

APPENDICE AUX MEMOIRES. 5i5

par la France après des services considérables qu'il a rendus' ; que le cardinal de Richelieu, qui connoissoit son intelligence, l'avoit destiné pour son successeur à son ministère *, prévoyant les avantages que l'Etat en tireroit ; que le feu Roi, qui étoit juste estimateur du mérite des hommes', après la mort du Cardinal, l'avoit fait chef du Conseil ; que la Reine, venant à la Régence, par la seule nécessite des affaires et conformément aux dernières volontés du feu Roi, l'y avoit laissé ; que ce choix avoit été approuvé par tous les gens sages du Royaume, et même des princes alliés de la couronne ; qu'ayant répondu par ses services à l'attente que Sa Majesté en avoit conçue, elle ne le pouvoit abandonner sans manquer à ^'Etat, et de reconnolssance * envers un si utile serviteur; de plus, que toutes les grâces se départent du consentement des princes, et que, bien loin de favoriser ceux qui étolent attachés aux intérêts de la cour, la plainte commune étoit que, dans la distribution, il considéroit préférablementles serviteurs de M. le duc d'Orléans et de Monsieur le Prince ; que toutes les affaires se proposent au Conseil, et que les résolutions s'y prennent ; que l'accusation de s'être opposé à la conclusion de la paix est chimérique, puisque, outre l'intérêt général, le sien particulier l'obligeoit à couronner un ministère glorieux de tant de grands événements par un traité qui l'auroit éternisé dans les affections du public; mais qu'en effet les Espagnols l'avoient toujours traversé, dont il prenoit à témoin le duc de Longueville et même Messieurs les Princes; que l'expédition d'Orbitello^ et de Portolongone ® étoit la plus avantageuse que la France pût faire, et qui auroit plutôt porté les ennemis à une prompte paix, parce que ces places tenoient en sujétion les États du roi d'Espagne qui

cardinal (1347), il eut sous François II l'administratioa des finances. — René de Birague, né en iSog à Milan, mort en i583; garde des sceaux en 1370, chanceHer de France après la mort de l'Hôpital (i573), cardinal en 1578. — Louis de Gonzague, duc de Nevers, né en i52g, fiis de Frédéric II, duc de Mantoue ; surintendant des finances en i594- — Albert de Gondi, duc de Retz, né à Florence en 022, mort en 1602, maréchal en i573, général des galères en 1379: voyez Tallemant des Réaux, tome V, p. i8g et suivantes. — A cette énumération les éditions de 1688-1754 ajoutent : « et le maréchal d'Ancre. »

1. Après avoir rendu des services considérables. (1688-1754.)

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