‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 159 sur 237 · Mme de la Fayette : voyez p. 200, lettre 97, note · texte numérisé non relu

Mme de la Fayette : voyez p. 200, lettre 97, note

2. Louis Motier, fds aîné de Mme de la Fayette. Il fut pourvu de plusieurs abbayes, entre autres de celles de la Grènetière. dans le diocèse de Luçon, et de Valmont, dans le diocèse de Rouen ; son grand-oncle, François de la Fayette, cvêque de Limoges, qui avait été premier aumônier d'Anne d'Autriche, se démit, en sa faveur, de celle de Dalon, dans le diocèse de Limoges, au mois de décembre 1675.

3. Probablement la fameuse lettre écrite à Coulanges le aa juillet 11671, et dite « des foins ou de la prairie ; » elle se trouve au tome II

2o6 LETTRES.

6 .y 3 payée; mais qui nous payera le temps que nous passons ici sans vous^ ? Cette perte est si grande pour moi, que vous seule pouvez m'en récompenser ; mais vous ne payez point ces sortes de dettes-là; j'en ai bien perdu d'autres, et, pour être ancien créancier, je n'en suis que plus exposé à de telles banqueroutes.

L'affaire de M. le chevalier de Lorraine" et de M. de Rohan est heureusement terminée ; le Roi a jugé de leurs intentions, et personne n'a eu dessein de s'offenser^.

Monsieur le Duc^ est revenu ; Monsieur le Prince

des Lettres de Mme de Sévlgné (p. agi-agS). Nous voyons, par un billet de Mme de Coulangcs, qui est au tome III du même recueil (p. ig8 et 199), et qui est daté du 10 avril 1678, que, dans les premiers mois de l'année oià écrit la Rochefoucauld, on demandait des copies de cette lettre aux amis de l'illustre épistolière ; on peut supposer cju'on lui en demandait aussi à elle-même. — Philippe- Emmanuel, marquis de Coulanges, maître des requêtes, auteur d'un recueil de chansons (1698), né vers i63i, mort en 1716, était cousin germain de Mme de Sévigné. Il avait épouse Marie-Angélique du Gué, fille du sieur du Gué-Bagnols, maître des requêtes, mort en 1657. Sur les Coulanges, voyez la Notice biographique de M . P. Mesnard, au tome I des Lettres de Mme de Sévigiié. p. 9 et suivantes.

4. Mme de Sévigné était alors en Provence, auprès de sa fille, Mme de Grignan.

5. Le favori de Monsieur, Philippe, chevalier de Lorraine, second fils du célèbre comte d'Harcourt. On sait qu'il fut soupçonné d'avoir pris part à l'empoisonnement auquel on attribua la mort de Madame Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans : voyez les Mémoires de Mademoiselle, tome IV de l'édition de M. Chéruel, appendice vu (p. 55i-558). Né en i643, il mourut en 1702.

6. Il s'agit ici de ce jeune et brillant chevalier Louis de Rohan, qui eut la tête tranchée l'année suivante (27 novembre 167/4), pour avoir formé le projet de soulever la Normandie et de livrer Quillebeuf aux Hollandais et aux Espagnols. Il s'était vanté faussement d'avoir, un jour, étant à cheval, frappé de sa canne le chevalier de Lorraine ; il fut obligé de se rétracter.

7. Le duc d'Enghien : voyez ci-dessus, p. igS, lettre g4, note 2, et p. 199, lettre 9O, note 2.

arrive dans deux jours ^ : on espère la paix ; mais jg^g vous ne revenez pas, et c'est assez pour ne rien espérera

Quoi que vous me disiez de Mme de Grignan"', je pense qu'elle ne se souvient guère de moi ; je lui rends cependant mille très-humbles grâces, ou à vous, de ce que vous me dites de sa part. Ma mère" est un miroir de dévotion: elle a fait un cantique pour ses ennemis, où la reine de Provence'^ n'est pas oubliée. Embrassez Monsieur l'abbé'^ à mon intention, et dites-

8. Ces deux princes revenaient de la campagne inaugurée par le fameux passage du Rhin.

9. On n'eut pas la paix en effet ; il n'y eut que l'électeur de Brandebourg, Frédéric-Guillaume, qui, voyant les progrès des armes françaises en Westphalie, abandonna momentanément ses alliés les Hollandais, pour conclure un acte de neutralité (avril 1673). Condé, fort goutteux alors, fut envoyé en Hollande contre Guillaume d'Orange. Les événements les plus importants de la nouvelle campagne furent, en 1678, la prise de Maestricht, cl, en 167/1, la bataille de Senef.

10. Marguerite-Françoise de Sévigné, née en i648, morte en 1700. Elle s'était mariée, en 1669, au comte de Grignan, lieutenant général de Provence. La Rochefoucauld l'appelait « la troisième côte de M. de Grignan, » parce que celui-ci l'avait épousée en troisièmes noces. Voyez Mme de Sévifjné, lettre du l\ décembre 1668, tome I, p. 53o.

11. Françoise de Montallais, veuve depuis i665 de Jean de Bueil, comte de Marans. grand échansoii de France. Elle appelait la Rochefoucauld son fils (^Lettres de Mme de Sévigné, tome H, p. i/^o- 1^2, et p. 179). Mauvaise langue et criarde, elle avait mérité que Mme de Sévigné et sa fille lui appliquassent le sobriquet de méchante fée Merlusine. Elle avait été la maîtresse de Monsieur le Duc, dont elle eut, en 1668, une fille, légitimée en 1698, et qui épousa, en 1696, Armand de Madaillan de Lesparre, marquis de Lassay, auteur d'un livre de mélanges, intitulé : Recueil de différentes choses.

12. Mme de Grignan : voyez Mme de Sévigné, tome II, p. 46, note 4 ; P- i4o et 1/41, notes l^ et 5.

i3. Christophe de Coulanges, abbé de Livry, oncle de Mme de Sévigné, dont il avait aussi été le tuteur ; voyez la Notice (p. 23 et ali) en tète du tome 1 des Lettres de Mme de Sévigné.

i6,y3 lui qu'après le marquis de Villeroy", je suis mieux que personne auprès de M. de Coulanges'\

Si vous avez des nouvelles de notre pauvre Corbinelli'% je vous supplie de m'en donner: j'ai pensé etfacer répilhèle, mais j'apprends toujours, à la honte de nos amis, qu'elle ne lui convient que trop.

i^. François de Neufville, marquis et plus tard duc de Villeroy, maréchal de France en i6ç)3, puis nommé, dans le testament de Louis XIV, gouverneur de Louis XV ; on l'appelait souvent le Charmant (^Lettres de Mme de Séuigné. tome IH, p. 162, i63, etc.).

i5. Sur les rapports du marquis de Villeroy avec M. et \lme de Goulanges, voyez les Lettres de Mme de Sévigné, tome III, p. "4 et

it). Sur Corbinelli, voyez ci-dessus, p. 1^6, lettre 63, note 5. .Nous savons par Mme de Sévigné (tome III, p. 190 et p. 311) que Gor- Ijinelli était fort pauvre, et que le cardinal de Retz {ibidem, tome V, p. 5o6, 5ioet5ii, 562-564) lui fit une pension de deux cents pistoles.

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